Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603646
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, rejette la demande de parents d'élèves visant à ordonner la nomination d'un enseignant remplaçant pour une classe de CM1. Le juge estime que la carence de l'administration dans l'organisation du remplacement, bien que susceptible d'engager sa responsabilité, ne constitue pas, au vu des mesures palliatives mises en place, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l'éducation relatifs à l'obligation scolaire et à l'organisation du service public de l'enseignement.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600394
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé précontractuel, a rejeté la demande de la société Blédina et de la société Nutricia visant à annuler la procédure d'appel d'offres pour un lot de fourniture d'alimentation infantile. Les requérantes contestaient principalement l'allotissement et la méthode de notation. Le juge a estimé que le pouvoir adjudicateur (le CHRU de Tours) n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en regroupant les préparations pour nourrissons avec les biberons et tétines, considérant qu'il existait un lien fonctionnel justifié par l'usage hospitalier. La décision s'appuie sur les principes de liberté d'accès et d'égalité de traitement des candidats (article L. 551-1 du code de justice administrative).
Avocat : AARPI CHATAIN & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601047
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... B... visant à suspendre le retrait de son permis de conduire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré les allégations du requérant concernant ses déplacements familiaux et professionnels. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012 relatif aux conditions de délivrance du permis de conduire.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601098
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de suspension. Il estime que l'urgence, bien que présumée dans ce type de contentieux, est renversée par les circonstances particulières (multiples incidents causés par le requérant nécessitant sa protection et celle de l'établissement). Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (incompétence, droits de la défense, erreur d'appréciation) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et l'article L. 213-8 du code pénitentiaire (régime du placement à l'isolement). Le requérant est admis à l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601492
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande d'un candidat aux élections législatives visant à suspendre le refus du maire de mettre à disposition une salle communale pour une réunion publique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le requérant disposant encore de temps pour organiser son meeting électoral. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LAVAL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502431
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 à 2022. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car la réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, imposée par les articles R. 190-1 et R. 196-2 du Livre des procédures fiscales, a été présentée hors délai. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502862
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui s'opposait à une contrainte de France Travail pour recouvrement d'un indu d'allocation. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. Il en résulte une fin de l'instance sans examen du fond du litige.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503364
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours en plein contentieux. Le litige portait sur le refus du président du conseil départemental du Nord d'accorder la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : DESOUTTER-TARTIER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504971
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de la société Métropole Biomass Energy, qui contestait sa cotisation foncière des entreprises pour 2019. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car la réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, prévue par les articles R. 190-1 et R. 196-2 du livre des procédures fiscales, avait été déposée hors délai. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête irrecevable sans instruction complète.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508773
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la demande d'annulation concernant le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) pour incompétence, cette matière relevant du contentieux de la sécurité sociale et donc du tribunal judiciaire (pôle social du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer). En revanche, le tribunal s'est déclaré compétent pour examiner la demande d'annulation du refus de la mention « stationnement » de la carte mobilité inclusion, qui relève de sa juridiction. La décision s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale pour la compétence judiciaire, et sur l'article L. 241-3 du même code pour la compétence administrative concernant la carte.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601949
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. A... contestant un avis de contravention pour excès de vitesse. La juridiction estime que ce litige relève manifestement de la compétence de l'ordre judiciaire, conformément aux articles du code de la route et du code de procédure pénale. Le tribunal met également en garde le requérant, dont les recours répétés et infondés sont qualifiés d'abusifs, contre le risque d'une amende en application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502925
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de Mme B... contre le refus de remise de dette d'APL. La juridiction relève que la CAF du Puy-de-Dôme a régularisé la situation de la requérante après l'introduction de son recours, rendant celui-ci sans objet. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503005
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A... contestant la décision du 25 avril 2024 (et non du 2 août 2024) par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à des infractions commises en 2020, 2021 et 2023. Le requérant soutenait ne pas avoir reçu l'information préalable obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, constatant que la décision d'invalidation du 25 avril 2024 avait été régulièrement notifiée à M. A... le 23 mai 2024 par lettre recommandée, et que le recours, enregistré le 9 avril 2025, était hors du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Avocat : IOSCA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503533
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme D..., qui contestait le refus du préfet de Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire iranien contre un titre français. La décision attaquée a été jugée légalement prise par une autorité compétente, la directrice du centre d'expertise et de ressources en titres bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, le tribunal a appliqué l'article R. 222-3 du code de la route et l'arrêté du 12 janvier 2012, constatant que la demande d'échange, déposée le 21 mars 2023, était tardive car présentée après le délai d'un an suivant l'acquisition de la résidence normale en France (10 décembre 2021). Les moyens d'incompétence et d'erreur de droit ont été écartés, et les conclusions accessoires (injonction, frais de justice) ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : HAMM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503534
Refus d'échange de permis de conduire iranien. Tribunal Administratif de Strasbourg. Rejet de la requête de M. D... pour tardiveté de sa demande, déposée après le délai d'un an suivant l'acquisition de sa résidence normale en France. Application de l'article R. 222-3 du code de la route et de l'arrêté du 12 janvier 2012.
Avocat : HAMM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503535
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... tendant à l’annulation des retraits de points consécutifs à une infraction du 25 février 2021. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’absence de notification des retraits, cette notification ne conditionnant pas la légalité de la sanction mais seulement son opposabilité. Il a également estimé que l’administration apportait la preuve de la délivrance de l’information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, formalité substantielle, via l’envoi d’un avis de contravention à l’adresse du requérant. La solution retenue confirme la légalité des retraits de points opérés par le ministre de l’intérieur.
Avocat : SELARL SAMSON & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504203
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, était saisi par Mme B... d’une contestation d’une décision de la CAF du Bas-Rhin mettant à sa charge un indu de prime d’activité de 5 657,07 euros. Le tribunal a requalifié la requête comme portant sur le refus de remise gracieuse de cette dette. Il a jugé que les moyens soulevés par la requérante, tirés de vices de procédure ou de la méconnaissance des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 842-1 du code de la sécurité sociale, étaient inopérants. En application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le juge a substitué son appréciation à celle de l’administration pour examiner la demande de remise gracieuse.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505326
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... d’un recours contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 000 euros mis à sa charge par la caisse d’allocations familiales du Bas-Rhin, ainsi que le refus de remise gracieuse de cette dette. Le juge unique a requalifié la requête comme portant uniquement sur le refus de remise gracieuse, faute de recours administratif préalable contre l’indu lui-même. Statuant au fond, le tribunal a rejeté la demande, estimant que la requérante ne justifiait pas de sa bonne foi, condition nécessaire pour obtenir une remise de dette en application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. La décision s’appuie sur les articles L. 262-2, R. 262-6, R. 262-37 et L. 262-46 du même code.
Avocat : LAUMIN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505555
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une remise gracieuse totale de sa dette de prime d'activité de 2 581,35 euros. La CAF du Bas-Rhin lui avait déjà accordé une remise partielle, laissant à sa charge 645,34 euros. Le tribunal a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, celle-ci n’a apporté aucun document prouvant sa situation de précarité, condition nécessaire pour obtenir une remise supplémentaire. La décision est fondée sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505635
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, rejette la requête de M. A... qui demandait l’annulation de la décision de la Caisse d'allocations familiales de la Moselle lui accordant une remise gracieuse partielle de sa dette de prime d’activité, laissant à sa charge 1013,41 euros. Le juge, substituant son appréciation à celle de l’administration, constate que la bonne foi du requérant n’est pas contestée, mais que ce dernier n’apporte aucun élément prouvant sa situation de précarité. En application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, la remise gracieuse supplémentaire est refusée. La requête est donc rejetée.