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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

358 375

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410601

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... épouse A... d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 1er mars 2023. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de rejet du préfet, considérant que le litige relevait du plein contentieux. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour troubles dans les conditions d’existence, mais a estimé que, la requérante ayant été reconnue prioritaire uniquement pour défaut de réponse à sa demande de logement social, son maintien dans son logement actuel ne constituait pas un trouble ouvrant droit à réparation, faute de preuve d’inadaptation de ce logement. La demande indemnitaire a donc été rejetée, sur le fondement des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410972

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 2 100 euros à M. C... pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement. La commission de médiation avait reconnu M. C... comme prioritaire et devant être logé d'urgence le 18 janvier 2023, mais l'État n'a pas exécuté cette décision dans le délai de six mois, engageant sa responsabilité pour carence fautive. Le préjudice a été indemnisé pour la période du 18 juillet 2023 au 27 novembre 2024, date du relogement effectif, en tenant compte de la composition du foyer (deux adultes et quatre enfants). La décision se fonde sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : QUIENE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412359

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... épouse A... D... d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement de sa famille, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 25 mai 2022. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de rejet du préfet, estimant que la requête relevait du plein contentieux. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est une condamnation de l’État à verser à la requérante une somme de 3 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 6 mai 2024, en réparation des préjudices subis.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600035

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 2 décembre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour pour soins de M. A..., l'a obligé à quitter le territoire français et a prononcé une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que l'exécution de la décision porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation, d'autant que l'effet suspensif du recours au fond sur la mesure d'éloignement était déjà acquis. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BENIFLA

20 janvier 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402407

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête indemnitaire de Mme C..., qui demandait réparation des préjudices moral et financier subis par elle et ses enfants en raison de l'absence de relogement. La requérante soutenait que la responsabilité de l'État était engagée, car la commission de médiation n'avait pas reconnu son caractère prioritaire, malgré une injonction du tribunal en ce sens. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires, considérant que la responsabilité de l'État ne peut être engagée que si la personne a été reconnue prioritaire par la commission de médiation, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : PONS

20 janvier 2026• Magistrat Mme SORIN
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600135

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que, faute de réponse dans un délai de quatre-vingt-dix jours à compter de sa demande de carte « recherche d’emploi ou création d’entreprise », une décision implicite de rejet est née le 19 janvier 2026 en application des articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 422-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui n’est pas permis par l’article L. 521-3.

20 janvier 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303636

Le Tribunal Administratif de Dijon rejette la demande indemnitaire de M. A..., détenu, qui contestait son placement en régime contrôlé de détention. Le tribunal écarte les moyens de légalité externe (vice de forme et incompétence) en se fondant sur les pièces produites par l'administration. Il juge également que le placement est légal au regard des articles L. 211-4, R. 112-23 et D. 211-36 du code pénitentiaire, qui permettent au chef d'établissement de prévoir des régimes différenciés. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'est retenue.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

20 janvier 2026• CH 2 JU
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600385

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur demande de la commune de Capendu, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requête visait à faire constater l'état de désordres affectant deux immeubles menaçant la sécurité des occupants et du public. Le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner les lieux, de déterminer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures conservatoires. La solution retenue est l'organisation d'une mesure d'instruction préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.

20 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600601

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune des Sables d'Olonne. La commune sollicitait une expertise préventive afin de constater l'état d'un immeuble riverain, propriété de M. B..., avant le début de travaux de rénovation du cœur de ville, susceptibles de provoquer des désordres. Le juge a estimé la mesure utile et a désigné un expert pour réaliser un état des lieux et, le cas échéant, analyser les causes et l'étendue des dommages futurs. En revanche, la demande de la commune visant à imposer à l'expert la rédaction d'un pré-rapport a été rejetée, cette modalité relevant de la libre appréciation de l'expert dans le respect du contradictoire.

Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS

20 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301943

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de l'association Soliha Métropole Nord, qui sollicitait la condamnation de Partenord Habitat à lui verser 207 109,33 euros pour la résiliation d'un contrat de mandat de gestion et le solde de prestations. Le tribunal a considéré que le contrat, conclu de gré à gré, était irrégulier car il aurait dû être précédé d'une procédure de publicité et de mise en concurrence, en application du code de la commande publique. Partenord Habitat pouvait donc légalement résilier unilatéralement le contrat. L'association n'a pas démontré de préjudice indemnisable, et la responsabilité a été partagée, limitant l'indemnité à 15 280,40 euros.

Avocat : CABINET MONTESQUIEU AVOCATS

20 janvier 2026• 2ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305595

Le Tribunal Administratif de Lille était saisi par la société GSP Sécurité, représentée par son liquidateur, d’une demande indemnitaire dirigée contre la CPAM de Roubaix-Tourcoing suite à la résiliation d’un marché de gardiennage. Le tribunal a soulevé d’office son incompétence, estimant que le contrat litigieux, conclu entre deux personnes morales de droit privé, est un contrat de droit privé. Il a jugé que les dispositions de l’article L. 124-4 du code de la sécurité sociale n’ont pas pour effet de rendre applicable le code de la commande publique ni de conférer un caractère administratif à ce contrat. Par conséquent, le litige relatif à son exécution relève de la compétence de la juridiction judiciaire.

Avocat : BLANCO

20 janvier 2026• 2ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406047

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B... qui demandait la liquidation d'une astreinte de 100 euros par jour pour inexécution du jugement n°2102169 du 23 janvier 2024. Cette demande est rejetée car la Cour Administrative d'Appel de Douai a annulé ce jugement par un arrêt du 28 novembre 2024, privant ainsi la décision initiale de tout fondement juridique. En conséquence, les conclusions relatives aux frais d'instance sont également rejetées, l'État n'étant pas la partie perdante. La solution s'appuie sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

Avocat : DEWAELE

20 janvier 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305889

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B..., détenu, qui demandait la condamnation du Groupe hospitalier de la Région de Mulhouse Sud Alsace (GHRMSA) pour une prise en charge médicale insuffisante lors de sa détention. Le tribunal estime que les soins prodigués, notamment des séances de kinésithérapie et un suivi médical régulier, étaient conformes aux prescriptions médicales et que les soins d’ergothérapie et de balnéothérapie relevaient du confort. Aucune faute de nature à engager la responsabilité du GHRMSA n’est retenue, sur le fondement des articles L. 115-2 du code pénitentiaire et L. 6111-1-2 du code de la santé publique. Les conclusions indemnitaires et les demandes de frais d’instance sont rejetées.

Avocat : CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI

20 janvier 2026• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306471

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., détenu au centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 200 000 euros pour des conditions de détention dégradantes liées à la privation de son fauteuil roulant électrique. Le tribunal a estimé que les éléments fournis par le requérant ne permettaient pas de caractériser une atteinte à la dignité humaine constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration pénitentiaire. La décision s'appuie notamment sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 2, L. 6, L. 7 et L. 322-1 du code pénitentiaire.

Avocat : SALKAZANOV

20 janvier 2026• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509427

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A..., ressortissante russe, afin d’enjoindre au préfet du Bas-Rhin de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a fait droit à la demande de l’intéressée en lui délivrant une carte de résident valable dix ans. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

20 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400405

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme A... tendant à la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) à laquelle elle a été assujettie au titre de 2023 pour son activité de « concept artist ». La requérante invoquait l’exonération prévue au 2° de l’article 1460 du code général des impôts, réservée aux artistes (peintres, sculpteurs, etc.) ne vendant que le produit de leur art. Le tribunal a jugé que son activité, principalement réalisée sur commande et soumise aux contraintes des clients, ne présentait pas le caractère d’une création personnelle suffisante pour entrer dans le champ de cette exonération, laquelle est d’interprétation stricte. Il a également écarté l’argument tiré de son affiliation au régime de sécurité sociale des artistes auteurs, cette circonstance étant sans incidence sur l’application de la législation fiscale autonome.

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600706

Le Tribunal Administratif de Lyon est saisi par la commune de Sury-le-Comtal d'une demande de désignation d'un expert pour constater l'état de péril persistant d'un immeuble, propriété de Mme B... et M. C..., malgré des arrêtés de mise en sécurité et des expertises antérieures. La commune sollicite cette mesure sur le fondement des articles L.511-4 à L.511-18 du code de la construction et de l'habitation, afin de définir des mesures durables pour conjurer le danger. Le juge des référés fait droit à la demande et désigne un expert, en application de l'article L.511-9 du même code, pour examiner l'immeuble, dresser un constat actualisé des désordres et proposer des mesures de nature à mettre fin au péril.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

20 janvier 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303690

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Odyssée chaussures, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de TVA pour les années 2016 à 2018. La juridiction a estimé que la comptabilité de la société, présentant des anomalies (omissions de factures et d’avoirs, justificatifs incomplets), n’était pas probante, justifiant son rejet par l’administration. En conséquence, la charge de la preuve incombait à la société, qui n’a pas démontré le bien-fondé de ses demandes de décharge. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment l’article L. 192.

Avocat : KRIEF

20 janvier 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405253

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de l'EURL Trans Groupage Services, qui contestait des rappels de TVA (juillet 2016 à juin 2020) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2017 à 2020). La société invoquait l'irrégularité de la procédure pour non-respect du délai de réponse aux observations prévu à l'article L. 57 A du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que la réponse de l'administration, bien que tardive, n'était pas nécessaire car les observations de la société ne contestaient pas le bien-fondé des rectifications. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et pénalités.

Avocat : YONAN-MERCADIER

20 janvier 2026• 1 ère Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206252

Le Tribunal Administratif de MELUN était saisi par la SAS Le Carrefour des Nations d’un litige relatif au calcul de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2021, concernant des locaux situés à Chennevières-sur-Marne. La société contestait le refus de l’administration fiscale d’appliquer les dispositifs de planchonnement et de lissage prévus aux articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts, en l’absence de tout changement substantiel de consistance, d’affectation ou d’utilisation de ses locaux depuis 2017. L’administration a partiellement fait droit à sa demande en cours d’instance par deux dégrèvements successifs, mais la société a maintenu ses conclusions pour obtenir un dégrèvement supplémentaire. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, considérant que la société n’avait pas correctement appliqué le coefficient d’actualisation départemental dans le calcul de la valeur locative, et que le montant de la taxe foncière après application des dispositifs de lissage et de planchonnement s’élevait à 67 878 euros, montant déjà inférieur à celui réclamé après les dégrèvements accordés.

Avocat : QUENTIN

20 janvier 2026• 11ème chambre, JU