Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408923

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2020, qui n'a pas été relogée. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 16 000 euros pour les préjudices subis. Le tribunal a rejeté ses conclusions indemnitaires, estimant que la requérante ne démontrait pas que son logement actuel était inadapté ou insalubre, ni qu'elle subissait des troubles anormaux dans ses conditions d'existence. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408965

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... épouse D..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 23 mars 2022, afin d'obtenir réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet du préfet, considérant que le recours indemnitaire relevait du plein contentieux. Sur le fond, il a engagé la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution de la décision de la commission de médiation, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est une condamnation de l'État à verser une indemnité à la requérante pour les troubles dans ses conditions d'existence, en fonction de la durée de la carence et de la composition de son foyer.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409586

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A... pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement, après que la commission de médiation l'a reconnue prioritaire le 22 mars 2023. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai de six mois a engagé sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a relevé que Mme A..., hébergée chez son fils dans un logement inadapté à son handicap et éloigné des services de santé, subissait un préjudice lié à la persistance de conditions de logement insatisfaisantes. La solution retenue est une indemnisation proportionnée à la durée de la carence et à la situation personnelle de la requérante.

Avocat : PARADE GRÉGORY

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409601

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation le 4 août 2021, qui n’a reçu aucune proposition de logement. La carence fautive de l’État à exécuter cette décision engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Toutefois, le tribunal constate que Mme A... a été relogée à compter du 6 août 2024 et qu’elle ne justifie de la composition de son foyer que pour un seul enfant. En conséquence, le tribunal rejette la requête.

Avocat : ADJACOTAN

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410338

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 5 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire et urgent à reloger par la commission de médiation le 27 janvier 2021, en raison de la carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai de six mois. Le requérant, transplanté rénal, vivait dans un logement vétuste et humide de 12 m² sans confort. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, le préjudice étant évalué en fonction des troubles dans les conditions d'existence subis depuis le 27 juillet 2021.

Avocat : MARTINEZ

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410610

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 5 000 euros à Mme C... pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 5 mai 2021, vivait avec ses enfants dans un logement inadapté (quatrième étage sans ascenseur, infestation de punaises) en raison de pathologies invalidantes. La carence fautive de l'État à exécuter la décision dans le délai de six mois a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : DODIER

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410617

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 13 avril 2022, mais qui n'avait pas reçu de proposition de logement. La requérante demandait la condamnation de l'État à lui verser 15 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de cette carence, pour elle et ses quatre enfants mineurs vivant dans un logement suroccupé. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet, celle-ci ayant simplement lié le contentieux. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410673

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... d'une demande indemnitaire de 30 000 euros contre l'État pour absence de relogement suite à sa désignation comme prioritaire par la commission de médiation en 2011. Le tribunal a reconnu la carence fautive de l'État à compter du 27 janvier 2012, engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Cependant, il a estimé que le logement de 55 m² n'était plus sur-occupé après le départ des deux enfants majeurs et que les autres désordres (humidité, moisissures) n'étaient pas établis. En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : QUIENE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410677

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l’État à indemniser M. A... pour les troubles dans ses conditions d’existence résultant de l’absence de relogement, après que la commission de médiation l’a reconnu prioritaire en janvier 2020. La carence fautive de l’État a été établie à compter du 15 juillet 2020, date d’expiration du délai de six mois pour exécuter la décision. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que la jurisprudence relative à la responsabilité de l’État pour défaut de relogement. La solution retenue est l’octroi d’une indemnité de 1 500 euros, en réparation du préjudice subi jusqu’au relogement effectif le 5 mai 2025.

Avocat : QUIENE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411038

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. G... d’une demande indemnitaire de 120 000 euros pour le préjudice subi par sa famille du fait de l’absence de relogement, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 27 juin 2018. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, mais uniquement à l’égard du demandeur, et non de son épouse et de ses enfants. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : PARTOUCHE-KOHANA

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411935

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par la commission de médiation le 13 avril 2022, qui n'avait pas reçu d'offre de logement. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour le préjudice subi du fait de cette carence, ainsi que la liquidation d'une astreinte. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives à l'astreinte, relevant qu'elles relevaient d'une procédure distincte. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : ABASSADE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412374

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis depuis le 11 février 2015, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet du préfet, celle-ci ayant seulement lié le contentieux. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600007

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 5 décembre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante de la République Démocratique du Congo. La requérante invoquait notamment une pathologie dont le traitement serait indisponible dans son pays d'origine, soulevant un moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen relatif à l'indisponibilité du traitement en RDC était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de l'arrêté attaqué a été ordonnée.

Avocat : SELMI

20 janvier 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600009

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante camerounaise, pour demander la suspension de l'arrêté préfectoral du 15 décembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante s'est désistée de ses conclusions contre la mesure d'éloignement, mais a maintenu sa demande de suspension du refus de séjour, invoquant l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de la convention franco-camerounaise et de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a admis Mme A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : KEUFAK TAMEZE

20 janvier 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600052

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. La requérante invoquait notamment l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en se fondant sur les articles L. 423-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le préfet a conclu au non-lieu à statuer en raison de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 7 avril 2026. Le juge des référés a constaté que cette attestation, qui permet à Mme A... de justifier de la régularité de son séjour et de travailler, faisait disparaître l'urgence initiale, rendant ainsi la demande de suspension sans objet.

Avocat : WISSAAD

20 janvier 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501323

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2020, issus d'une plus-value de cession de parts non déclarée. Sur la régularité de la procédure, le tribunal a jugé que l'administration avait valablement adressé la proposition de rectification, les plis recommandés ayant été présentés au domicile des requérants mais non retirés, conformément à l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Concernant les pénalités pour manquement délibéré, le tribunal a estimé que l'administration apportait la preuve de l'intention délibérée de M. C... de ne pas déclarer la plus-value, justifiant ainsi l'application de la majoration de 40 % prévue à l'article 1729 du code général des impôts.

Avocat : MOREU

20 janvier 2026• 1 ère Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207285

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser des préjudices résultant d'un syndrome d'encéphalopathie postérieure réversible (PRES) survenu après des échanges transfusionnels à l'hôpital Henri-Mondor. Le tribunal a considéré que le lien de causalité direct entre les actes médicaux et le dommage n'était pas établi, suivant l'avis de la commission de conciliation et d'indemnisation. En conséquence, la responsabilité de l'ONIAM au titre de la solidarité nationale, prévue à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, n'a pas été engagée.

Avocat : UGGC AVOCATS

20 janvier 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206253

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... d'une demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021, contestant la valeur locative de son logement à Orly. Le requérant invoquait notamment l'application d'un coefficient d'entretien erroné, des nuisances sonores liées à l'aéroport d'Orly et à la délinquance, ainsi que la situation de son bien en zone franche urbaine. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les coefficients appliqués étaient justifiés et que le requérant n'apportait pas la preuve d'une surévaluation de la valeur locative. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à l'évaluation des propriétés bâties, notamment les articles 1496 et suivants.

20 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301515

Le Tribunal Administratif de MELUN rejette la requête de Mme A..., psychologue à l’unité éducative d’hébergement collectif (UEHC) de Villiers-sur-Marne, qui demandait l’annulation du refus implicite du garde des sceaux de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er septembre 2017. Le tribunal estime que l’UEHC concernée n’est pas située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville et que la requérante n’établit pas que son activité relève du ressort d’un contrat local de sécurité ni que l’établissement accueille principalement des jeunes issus de ces quartiers, conditions posées par le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 et ses arrêtés d’application. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir tirée de la prescription.

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305137

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la demande de Mme B... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier intercommunal de Créteil pour une rhinoseptoplastie réalisée le 21 septembre 2018. La requérante invoquait un échec thérapeutique et un défaut d'information. Le tribunal a rejeté la faute médicale, rappelant qu'aucune obligation de résultat ne pèse sur les établissements de santé. En revanche, il a retenu un défaut d'information sur les risques de l'intervention, en application des articles L. 1111-2 et L. 6322-2 du code de la santé publique. La solution retenue est une condamnation du centre hospitalier à indemniser la requérante pour ce manquement.

Avocat : MOHSENZADEGAN - DAHMANI AVOCATS

20 janvier 2026• 1ère chambre