Jurisprudence administrative

187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 265

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA103Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600050

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête des consorts D... qui demandait la communication de pièces du dossier médical de leur parent décédé, détenu par le centre hospitalier de la Polynésie française. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de la décision implicite de refus de l’hôpital et que l’urgence n’était pas établie, aucune nécessité de sauvegarde des droits ou de prévention d’un péril imminent n’étant démontrée. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais irrépétibles ont également été rejetées.

Avocat : NORMAND & ASSOCIES

26 février 2026
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401365

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 219 euros. La requérante soutenait ne pas avoir perçu les sommes, versées directement à l'agence de location, et avoir payé son loyer. Le tribunal a rejeté l'opposition, considérant que l'indu était fondé sur le déménagement de Mme A... avant la fin du bail, et a validé la contrainte en application des articles L. 821-1, L. 823-6 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation.

26 février 2026• Juge unique
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301907

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. C... d’une demande d’indemnisation pour les inondations de sa propriété survenues les 18 mai 2020 et 12 janvier 2021, imputées au débordement d’un fossé d’évacuation des eaux pluviales. Le requérant recherchait la responsabilité, à titre principal, de la commune de Cayenne et, à titre subsidiaire, de la communauté d’agglomération du centre littoral de Guyane. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. C..., considérant que les préjudices allégués n’étaient pas établis et que les conditions météorologiques exceptionnelles constituaient un cas de force majeure. La solution s’appuie notamment sur les principes de la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics et les dispositions du code général des collectivités territoriales.

Avocat : M'LANAO

26 février 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2302081

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme B... épouse A... d’une demande d’indemnisation de 125 000 euros pour les préjudices résultant de ses conditions d’emploi et de son licenciement par la chambre des métiers et de l’artisanat de la Guyane. La juridiction a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la défense, estimant que le litige relevait bien de sa compétence compte tenu du statut de l’agent et des motifs du licenciement, qui ne se limitaient pas à une faute personnelle. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal s’est fondé sur la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 et le statut du personnel des chambres de métiers et de l’artisanat pour statuer sur le fond.

Avocat : SCP DE CONTI.AVOCATS

26 février 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401109

Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par Mme B... D... d'un recours en plein contentieux contre une décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale et une contribution forfaitaire de 30 000 euros pour travail illégal, ainsi que contre les titres de perception subséquents. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, en raison de l'abrogation de la contribution forfaitaire et de la modification de l'article L. 8253-1 du code du travail par la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens de la requérante, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du contradictoire, et le caractère disproportionné de la sanction.

Avocat : SEMONIN CLEO

26 février 2026• 1ère Chambre
TA106Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501028

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait l'exécution de la décision de la commission de médiation DALO la reconnaissant prioritaire pour un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen ni justificatif, et la requérante n'a pas régularisé sa demande dans le délai imparti, malgré une invitation du greffe. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 772-6 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.

26 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600703

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais a considéré que le requérant n'apportait pas la preuve de sa nationalité française, ni d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale garantie par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, le préfet de Mayotte ayant agi dans le cadre du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : EKEU

26 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600712

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... D... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte. Le juge a considéré que la condition d'urgence était satisfaite, mais a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu des condamnations pénales du requérant et de l'absence de preuve suffisante de sa contribution à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension.

Avocat : BAYON

26 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601724

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur demande du préfet des Bouches-du-Rhône, ordonne l'expulsion de M. A..., ressortissant sierraléonais, du logement qu'il occupe sans droit ni titre dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile à Aubagne. La demande d'asile de l'intéressé a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile, et il s'est maintenu dans les lieux malgré une mise en demeure. Le juge fait droit à la requête sur le fondement des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, en raison de l'absence de contestation sérieuse et de l'urgence liée à la nécessité de libérer des places pour d'autres demandeurs d'asile.

26 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601730

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a fait droit à la demande du préfet des Bouches-du-Rhône. Il a enjoint à Mme A... C..., réfugiée se maintenant sans droit ni titre dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile après avoir refusé trois propositions de logement, d’évacuer les lieux. Le juge a autorisé le recours à la force publique et le débarras des meubles aux frais de l’occupante, tout en lui accordant un délai de deux mois pour quitter les lieux. La solution retenue écarte les moyens tirés de la vulnérabilité et de l’atteinte aux droits conventionnels, au regard de l’urgence et de l’intérêt général.

Avocat : TRAQUINI

26 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602412

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 16 juillet 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que faire droit à la demande du requérant reviendrait à faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

26 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602869

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait une expertise et une provision de 3 000 euros suite à une chute sur la voie publique à Aix-en-Provence. Le juge a estimé que la matérialité des faits n'était pas établie en raison d'éléments contradictoires, notamment un certificat médical antérieur à la date alléguée de la chute. En conséquence, la demande d'expertise a été jugée dépourvue d'utilité sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, et la demande de provision a été rejetée faute d'obligation non sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du même code. Les frais d'avocat ont également été refusés, la commune n'étant pas la partie perdante.

Avocat : BONAN

26 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2413127

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la SAS Les Palmiers d’un recours en plein contentieux visant à contester un arrêté du directeur général de l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte-d’Azur fixant un coefficient modulant les tarifs nationaux des honoraires médicaux pour la clinique Chanteclerc. Par un mémoire enregistré le 11 février 2026, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 26 février 2026. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige, la procédure s’étant achevée par un désistement.

Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES

26 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2413132

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société Les Oliviers d’une requête en plein contentieux visant à contester un arrêté du directeur général de l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte-d’Azur du 7 mai 2024, qui fixait sa dotation d’aide à la contractualisation à 344 432 euros pour l’année 2023. Par un mémoire enregistré le 11 février 2026, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 26 février 2026, le président de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.

Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES

26 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602514

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé de M. B..., ressortissant turc, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa demande. Le juge constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur la demande de renouvellement, déposée le 18 avril 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 18 août 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3, et rejette donc la requête comme manifestement mal fondée.

26 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602866

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour ou de la convoquer pour régulariser sa situation. La requérante avait sollicité le renouvellement de son certificat de résidence de dix ans via le téléservice ANEF, et une attestation de prolongation d’instruction lui avait été délivrée. Le tribunal a jugé que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 13 novembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que le juge des référés ne pouvait faire obstacle à cette décision. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

26 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602875

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre-vingt-dix jours avait fait naître une décision implicite de rejet le 5 novembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé qu'enjoindre au préfet de statuer ferait obstacle à cette décision implicite, ce que l'article L. 521-3 interdit. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

26 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603015

Le tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui sollicitait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 2 août 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il en déduit qu’il ne peut ordonner une mesure utile sans faire obstacle à cette décision administrative, ce qui rend la requête manifestement mal fondée. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

26 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603018

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante malgache, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 29 décembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il estime que faire droit à la demande de la requérante reviendrait à faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative. En conséquence, la requête est rejetée comme irrecevable et mal fondée.

26 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603206

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour ou de lui délivrer un titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement, déposée le 22 mai 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 22 septembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il en déduit qu’il ne peut ordonner une mesure qui ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, et rejette la requête comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

26 février 2026