Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603220
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet le 27 octobre 2025. Il a estimé que faire droit à la demande de la requérante reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600271
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur la demande du CROUS Normandie, a ordonné l'expulsion d'un étudiant occupant sans droit ni titre un logement universitaire. La juridiction a retenu sa compétence, considérant que le litige relève du droit administratif car il affecte la continuité du service public du logement étudiant. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, l'occupation irrégulière empêchant l'attribution du logement à un autre étudiant dans un contexte de forte demande. Le juge a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 822-1, R. 822-1 et R. 822-9 du code de l'éducation.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600273
Le tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expulsion présentée par le CROUS Normandie à l'encontre de M. C..., occupant sans droit ni titre d'un logement universitaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en l'absence de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à la continuité du service public, et que la mesure se heurtait à une contestation sérieuse compte tenu de la situation personnelle et académique de l'étudiant boursier. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 et suivants du code de l'éducation relatifs aux missions des CROUS.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600275
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A... d'un logement universitaire occupé sans droit ni titre depuis la fin de son contrat, le 31 août 2025. Le juge a retenu la compétence de la juridiction administrative, considérant que le litige relève du service public de logement étudiant confié au CROUS Normandie. Il a estimé que l'occupation irrégulière, en empêchant l'attribution du logement à un autre étudiant dans un contexte de forte pression sur l'offre, caractérisait une situation d'urgence et d'utilité justifiant la mesure. En application des articles L. 822-1, R. 822-1 et R. 822-9 du code de l'éducation, l'ordonnance enjoint à l'occupante de libérer les lieux sous quinze jours, avec possibilité de recours à la force publique.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600276
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur la demande du CROUS Normandie, a ordonné l’expulsion d’un étudiant occupant sans droit ni titre un logement universitaire depuis la fin de son contrat. Le juge a retenu sa compétence en raison de la mission de service public du CROUS et a considéré que l’occupation irrégulière, en empêchant l’attribution du logement à un autre étudiant, caractérisait une situation d’urgence et d’utilité au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. L’étudiant a été enjoint de quitter les lieux sous quinze jours, avec possibilité de recours à la force publique. La décision s’appuie sur le code de l’éducation et le code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501546
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Nièvre. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, mais le tribunal a jugé le moyen inopérant, s’appuyant sur la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de restitution de 640 092 euros. Les textes appliqués incluent la directive 2018/1972 et le code général des impôts.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400098
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la SAS Façades Bisontines d’un litige l’opposant à la communauté de communes Altitude 800, relatif au refus d’indemnisation pour imprévision concernant le lot n°1 du marché de travaux de la gendarmerie de Levier. La société requérante sollicitait le versement d’une indemnité de 40 909,41 euros TTC, estimant que la hausse des coûts de construction, consécutive à la crise du Covid-19 et à la guerre en Ukraine, avait bouleversé l’économie du contrat. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’apportait pas la preuve d’un bouleversement de l’économie du contrat, faute de démontrer l’ampleur de la perte de marge nette subie, et que les surcoûts allégués n’étaient pas suffisamment établis. La décision s’appuie sur les principes de la théorie de l’imprévision en droit administratif et les dispositions du code de la commande publique.
Avocat : GERMAIN PERREY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600140
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant des trop-perçus de revenu de solidarité active et d'aide personnalisée au logement. La requérante n'a pas produit les décisions attaquées ni justifié avoir exercé les recours administratifs préalables obligatoires, malgré une demande de régularisation. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et les dispositions du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303315
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SAS Wallaby pour contester la résiliation pour faute de son lot n°2 d'un marché de transport d'enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une violation du contradictoire et le caractère disproportionné de la résiliation. En défense, le département de la Haute-Garonne a fait valoir que la décision de résiliation avait été retirée le 19 juin 2023, avant l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté que le contrat était arrivé à son terme, rendant sans objet les conclusions en annulation et en reprise des relations contractuelles. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : VIMINI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202858
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par l’office public Toulouse Métropole Habitat d’une requête en plein contentieux visant à faire fixer une créance de 1 928 970,91 euros à l’encontre de la société Athena Projets (en liquidation judiciaire) et à obtenir la condamnation de la société BMO, maître d’œuvre, sur le fondement de sa responsabilité contractuelle pour manquements dans le suivi des travaux. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, estimant que les conclusions indemnitaires dirigées contre la société BMO excédaient la saisine, qui se limitait à la fixation de la créance contestée par le juge-commissaire du tribunal de commerce. La solution retenue est donc fondée sur les règles de compétence et de procédure, notamment les articles R. 811-1 du code de justice administrative et 49 du code de procédure civile.
Avocat : SCP D'AVOCATS SALESSE ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205763
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme Barbé, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser des indemnités pour préjudice financier et moral. La requérante soutenait que l’administration avait commis des fautes en refusant de lui octroyer l’indemnité de départ volontaire et en acceptant sa démission sous condition. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires, car les décisions de refus de l’indemnité, devenues définitives faute de recours dans les délais, ne pouvaient être contestées via une action en responsabilité. La solution retenue s’appuie sur les principes de sécurité juridique et les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration.
Avocat : RABASSA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504044
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté les demandes d'expertise présentées par M. et Mme L... concernant trois logements situés à Saint-Nicolas-de-la-Grave. Les requérants contestaient les constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne, qui avaient entraîné la suspension des aides au logement. Le juge a retenu l'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relatif à la décence d'un logement relève de la compétence du tribunal judiciaire, conformément à la décision du Tribunal des conflits du 4 novembre 2024. Les requêtes ont donc été rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent.
Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504045
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette les demandes d'expertise de M. et Mme L... concernant trois logements à Saint-Nicolas-de-la-Grave. Les requérants contestaient les constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne, qui ont conduit à la suspension des aides au logement. Le juge retient que le litige relatif à la décence d'un logement relève de la compétence du tribunal judiciaire, et non de l'ordre administratif. En conséquence, il décline la compétence de la juridiction administrative pour statuer sur ces demandes.
Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504046
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. et Mme L... de trois demandes de référé expertise visant à contester des constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne pour trois logements leur appartenant, ainsi que la suspension consécutive du versement des aides au logement. La CAF a soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, arguant que le litige relève du tribunal judiciaire. Le juge des référés a joint les trois requêtes. Se fondant sur le code de la construction et de l'habitation et sur une décision du Tribunal des conflits, le tribunal a rejeté les demandes d'expertise, jugeant que le contentieux de la décence d'un logement relève de la compétence de l'ordre judiciaire.
Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505380
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A... d'une demande de nouvelle expertise médicale et de versement d'une provision, suite à une biopsie cardiaque réalisée au CHU de Toulouse en mai 2021. Le requérant contestait notamment le défaut d'information préalable et les conclusions d'un précédent rapport d'expertise. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que la nouvelle expertise n'était pas utile car le précédent rapport était suffisant et que la contestation relevait du juge du fond. Il a également jugé que les demandes de provision et d'indemnisation ne remplissaient pas les conditions des articles R. 541-1 et R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : BIROT - RAVAUT ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400248
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu de 71 757 euros pour 2017. Le litige portait sur la déductibilité d'une indemnité compensatrice de préavis de 165 291 euros, versée à son employeur suite à une condamnation prud'homale. Le tribunal a jugé que cette indemnité, destinée à réparer le préjudice de l'employeur pour rupture fautive du contrat, ne constituait pas une dépense effectuée en vue de l'acquisition ou de la conservation d'un revenu au sens des articles 13 et 83 du code général des impôts. Par conséquent, sa réintégration dans les revenus imposables par l'administration fiscale était justifiée.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508784
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’une requête contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a jugé que le litige, relatif au recouvrement d’une amende pénale, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. Cette solution est fondée sur les articles 521, 529-2, 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale, ainsi que sur l’article L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600246
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant russe, qui demandait d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour « visiteur » ou, à défaut, une attestation provisoire de séjour. Le juge estime que la demande de délivrance d’un titre de séjour ne relève pas des mesures provisoires ou conservatoires que le juge des référés peut ordonner. Par ailleurs, M. B... bénéficiant déjà d’une attestation de décision favorable valant autorisation provisoire de séjour jusqu’au 5 mars 2026, la demande d’attestation provisoire est dépourvue d’utilité. La requête est donc rejetée.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601421
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant béninois, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour l'application de cette procédure d'exception, n'est pas remplie, la seule précarité de la situation du requérant étant insuffisante. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400025
Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par Mme B... D... d'un recours en plein contentieux contre une décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale et une contribution forfaitaire de 30 000 euros pour travail illégal, fondée sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, en raison de l'abrogation de la contribution forfaitaire par la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné les moyens de la requérante, notamment l'insuffisance de motivation et le caractère disproportionné de la sanction.
Avocat : SEMONIN CLEO