Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304082

La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). La société requérante contestait l'assiette de ces impôts locaux, en soutenant que certaines immobilisations liées à son outillage industriel devaient être exonérées en vertu de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté les demandes principales, considérant que les éléments litigieux (fondations, charpentes, équipements électriques, etc.) constituaient des constructions ou des accessoires immobiliers indissociables, et non de l'outillage exonéré. Il a toutefois prononcé un non-lieu à statuer pour les années où des dégrèvements avaient déjà été accordés par l'administration.

Avocat : FIDAL LE MANS

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400366

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de délivrance d'une carte de résident de dix ans. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait légalement fondé son refus sur l'absence de ressources suffisantes du requérant. Cette décision s'appuie sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, dont l'article 11 ne dispense pas de la condition de ressources pour un séjour de longue durée.

Avocat : MARY-INQUIMBERT

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303084

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une société industrielle contestant les bases d'imposition de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TF) et de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2020 et 2021. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Rouen (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a déclaré partiellement irrecevable la requête concernant les communes de Montivilliers et Harfleur, faute de réclamation fiscale distincte régularisée, et a rejeté le fond de la demande pour la commune de Gonfreville-l'Orcher. Il a jugé que les installations litigieuses (traitement de l'air, sécurité, stockage automatisé, etc.) ne constituaient pas des "outillages" ou "moyens matériels d'exploitation" exonérables au sens du code général des impôts. **Textes appliqués** : Articles R.* 197-2 du livre des procédures fiscales (recevabilité des réclamations) et articles 1380, 1381 et 1382 du code général des impôts (champ d'application et exonérations de la taxe foncière sur les propriétés bâties).

Avocat : M2C AVOCAT

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403027

La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour les cotisations ayant fait l'objet de dégrèvements d'office et a rejeté le surplus des requêtes, considérant que les immobilisations contestées ne relevaient pas de l'exonération pour outillage prévue par l'article 1382 du code général des impôts. Les textes appliqués sont principalement le code général des impôts et le code de justice administrative.

Avocat : FIDAL LE MANS

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403028

La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxes foncières (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). La société requérante contestait l'assiette de ces impôts, en soutenant que certaines immobilisations devaient être exonérées en tant qu'outillage au sens de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté les demandes de la société, considérant que les éléments litigieux (fondations, charpentes, équipements électriques, etc.) constituaient des constructions ou des accessoires immobiliers et non de l'outillage exonéré. Il a également prononcé un non-lieu à statuer pour les années où des dégrèvements avaient déjà été accordés par l'administration.

Avocat : FIDAL LE MANS

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404447

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme B... A... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un indu de RSA. Le juge, se substituant à l'administration, estime que l'indu résultant de l'omission de déclarer des salaires ne permet pas de caractériser la bonne foi de l'allocataire, condition exigée par l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles pour accorder une remise. En conséquence, aucune remise de la dette n'est justifiée.

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404450

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme A... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'indus d'aides sociales (APL et prime de fin d'année). Le tribunal a jugé que la remise gracieuse, subordonnée à une situation de précarité et à la bonne foi du bénéficiaire, ne pouvait être accordée car les indus résultaient d'omissions répétées de déclaration de ressources, caractérisant une fausse déclaration. La décision s'appuie sur les principes issus du code de la sécurité sociale et de la jurisprudence relative aux conditions d'octroi des remises gracieuses.

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404801

Le Tribunal Administratif de Rouen rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu d'aide personnelle au logement. La juridiction estime que le moyen soulevé, contestant le bien-fondé de la dette, est inopérant car la requérante n'a pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la caisse, comme l'exige l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la procédure d'opposition à contrainte.

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404802

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la remise totale d'un indu d'aide au logement, après qu'une remise gracieuse de 50% lui ait été accordée par la caisse. Le juge a estimé que, bien que l'indu soit imputable à un dysfonctionnement de l'administration et que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, celle-ci n'établissait pas se trouver dans une situation de précarité financière justifiant une remise totale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405216

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un surveillant principal stagiaire contre son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le ministre de la justice. Le juge a estimé que la décision, fondée sur l'appréciation de l'aptitude professionnelle de l'agent en période de stage, n'était entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'irrégularité procédurale. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives au stage et à la titularisation.

Avocat : LANGUIL

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500126

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de titre de séjour et à en obtenir un. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision était compétent, que le refus était suffisamment motivé, et que le requérant, ressortissant tunisien membre de la famille d'un citoyen italien, ne remplissait pas les conditions pour bénéficier du droit au séjour dérivé de la libre circulation, notamment parce que son père, citoyen de l'Union, n'exerçait pas d'activité professionnelle en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 233-1 et L. 233-2) et la directive 2004/38/CE.

Avocat : AIT-TALEB

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601276

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté municipal de préemption urbaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie pour les acquéreurs évincés, mais qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était établi, notamment sur le respect des délais de notification et la réalité du projet d'intérêt général. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 210-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : LEGENDRE

24 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601311

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction d’un titre de séjour. Le juge a considéré que l’urgence n’était pas établie, l’administration ayant déjà délivré un récépissé autorisant le travail. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative, tout en accordant l’aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : NIAKATE

24 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601416

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, rejette la requête de Mme A... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence. Il estime que l'éloignement demeure une perspective raisonnable et que les modalités de l'assignation, définies par le préfet, ne sont pas disproportionnées. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 733-1, L. 733-2 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FOTSO POUOKAM

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601430

Le Tribunal administratif de Rouen rejette la requête d'un ressortissant sénégalais visant l'annulation de son assignation à résidence de 45 jours. Le juge estime que la mesure, prise par le préfet de la Seine-Maritime, est légalement fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, l'éloignement du requérant constituant une perspective raisonnable. Les moyens invoqués, notamment le défaut de motivation et l'atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir, sont écartés.

Avocat : SODALO

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601668

Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... D... visant à suspendre diverses décisions relatives à ses prestations sociales (RSA, APL, indus). Le juge estime que la demande concernant la pénalité pour fraude (décision du 29 janvier 2026) relève manifestement de la compétence du tribunal judiciaire en vertu des articles L. 114-17 et L. 211-16 du code de la sécurité sociale et de l'organisation judiciaire. Pour les autres conclusions, l'ordonnance indique qu'elles seront examinées par une formation de jugement, sans qu'un caractère d'urgence justifiant une suspension en référé soit établi.

24 mars 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403668

La décision concerne une demande de décharge de taxe d’habitation secondaire pour un pavillon inoccupé. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la propriétaire. Il retient que la taxe est due au titre de l’année 2023 car, au 1er janvier, le logement était meublé et à la disposition du propriétaire, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404408

**Sujet principal** : Demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de 2023, fondée sur l'exonération temporaire pour construction nouvelle. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des requérants. L'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts pour les constructions nouvelles est subordonnée au dépôt d'une déclaration (modèle H2) dans les 90 jours suivant l'achèvement des travaux. En l'espèce, la déclaration a été déposée hors délai (le 1er juin 2022 pour un achèvement le 12 janvier 2022). **Textes appliqués** : Articles 1380, 1383, 1406 et 1415 du code général des impôts.

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405117

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge et de remise gracieuse de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour un appartement neuf. Les requérants, ayant transmis leur déclaration H2 hors du délai légal de 90 jours après l'achèvement des travaux, ne peuvent bénéficier de l'exonération temporaire prévue à l'article 1383 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les difficultés invoquées avec le promoteur ne constituaient pas un cas de force majeure justifiant la dérogation aux conditions strictes posées par les articles 1383 et 1406 du même code.

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406519

Le Tribunal administratif de Melun (11ème chambre) a rejeté la requête de l'association ETAI, qui contestait le refus de versement de l'aide personnalisée au logement (APL) pour les résidents d'une maison d'accueil spécialisée (MAS). Le tribunal a jugé que le régime juridique et financier des MAS, régi par le code de l'action sociale et des familles et financé par l'assurance maladie, exclut le bénéfice de l'APL, ce qui rend la convention invoquée par l'association inopposable à la caisse d'allocations familiales. Par conséquent, la décision de refus de la CAF n'est pas entachée d'illégalité.

Avocat : CORNILLIER AVOCATS

24 mars 2026• 11ème chambre, JU