Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-1700115
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la communauté intercommunale CIREST visant à annuler un protocole transactionnel de 2019 et à obtenir réparation pour des travaux défectueux sur un émissaire en mer. Le tribunal a jugé que la CIREST n'établissait pas l'existence des vices de consentement allégués (erreur, dol, déséquilibre manifeste) et que les sociétés Egis Eau et SBTPC SOGEA Réunion ne pouvaient être tenues pour responsables contractuellement des dommages survenus après la signature de ce protocole, qui avait mis fin au litige initial. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les dispositions du code de la commande publique relatives aux transactions.
Avocat : ROUX
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400807
**Sujet principal** : Le litige concerne une poursuite pour contravention de grande voirie liée à la construction d'un mur de soutènement sur le domaine public maritime à la Martinique. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en formation de juge unique. **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens soulevés par la défense concernant l'irrégularité des poursuites. Il constate que l'agent verbalisateur était régulièrement commissionné et assermenté, et que le préfet était compétent pour saisir la juridiction. La régularité de l'action publique est donc établie. **Textes appliqués** : Les articles L. 2132-2 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, notamment l'article L. 2132-3-2, ainsi que le code de justice administrative.
Avocat : NICOLAS AUTET AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501138
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la métropole Aix-Marseille-Provence pour constater une contravention de grande voirie. Le tribunal a retenu la responsabilité de M. A..., propriétaire du navire "Mariclo", pour occupation sans autorisation d'un poste à flot dans le port du Frioul. Cette occupation irrégulière, constitutive d'une atteinte au domaine public portuaire, a été constatée sur le fondement des articles L. 5335-4 et L. 5337-1 du code des transports et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603520
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un ancien étudiant occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public d'un logement nécessaire pour répondre à la demande étudiante. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestable, justifiant une injonction de libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603522
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait d'autres étudiants d'un logement et entravait le service public. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant l'injonction de libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603523
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un étudiant occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande d'autres étudiants. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant l'injonction de libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604234
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision de 200 euros à un demandeur pour préjudice lié à l'absence de relogement par l'État, après l'expiration du délai imparti par une commission de médiation. Le juge a retenu l'existence d'une obligation non sérieusement contestable de l'État, fondée sur une carence fautive, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Le montant de la provision a été fixé en considération de la durée de la carence et de la situation du foyer, et le demandeur a été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604674
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait des injonctions pour corriger des dysfonctionnements du téléservice ANEF. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier une mesure provisoire. Il a également relevé que la demande faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration sur sa réclamation, en application de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MEUROU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604826
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer le requérant et de lui remettre un récépissé de sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que le silence de l'administration, face à une demande complète et alors que l'intéressé justifie d'un contrat d'apprentissage, créait une situation d'urgence. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article R. 431-12, mais n'a pas fait droit à la demande de délivrance d'un document autorisant le travail, le titre sollicité n'entrant pas dans le champ de l'article R. 431-14.
Avocat : SOPENA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604879
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de Mme A... contre la commune du Puy-Sainte-Réparade. Le juge a jugé la requête irrecevable car, introduite le 20 mars 2026 suite à une mise en demeure du 11 mars, aucune décision expresse ou implicite de l'administration n'était intervenue à la date de l'ordonnance. Cette solution s'appuie sur les articles R. 541-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui conditionnent une telle demande à l'existence préalable d'une décision administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605469
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette une requête en référé-liberté (article L. 521-3 CJA) visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour un titre de séjour. La juridiction constate d'abord l'irrecevabilité de la requête, présentée par le conjoint de l'intéressée et non par un avocat (articles R. 431-2 et R. 431-5 CJA). Sur le fond, elle rappelle que la délivrance d'une telle attestation par l'administration n'empêche pas la naissance d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois (articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605489
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour la délivrance d'un document provisoire de séjour ou le règlement d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que le silence gardé par la préfecture pendant quatre mois sur la demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, contre laquelle une mesure d'urgence ne peut être ordonnée. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 431-2, R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503678
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire à la demande de la commune de L’Aigle concernant des désordres constatés sur un court de tennis suite à des travaux publics. Le juge a estimé que les désordres, non contestés et susceptibles de rendre l'ouvrage impropre à sa destination, justifiaient cette mesure d'instruction utile pour un futur litige. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : SCP EVELYNE NABA ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504135
**Sujet principal** : Demande d'expertise judiciaire concernant des désordres affectant un centre aquatique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (statuant en référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne une expertise contradictoire, estimant qu'elle est utile pour éclairer le litige principal sur l'origine et l'étendue des désordres, lesquels pourraient rendre l'ouvrage impropre à sa destination. Il rejette les conclusions des défendeurs visant à obtenir un simple acte de leurs protestations. **Textes appliqués** : L'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302246
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la société requérante, l'EURL La belle fermanvillaise. Ce désistement est la conséquence du non-respect d'un délai de procédure, l'entreprise n'ayant pas produit le mémoire récapitulatif demandé, conformément aux articles R. 611-8-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. Par conséquent, sa demande d'indemnisation de près de 400 000 euros contre le syndicat mixte Ports de Normandie pour préjudice ostréicole est éteinte, et la demande de condamnation aux frais de la partie adverse est rejetée.
Avocat : BAUDRY
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600417
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. A... de sa requête, mettant ainsi fin à l'instance. Le requérant renonçait à ses demandes, qui portaient sur la décharge d'une taxe d'aménagement et la condamnation de l'État à des frais. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement.
Avocat : GENNARI-ANCHETTI
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600458
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a ordonné au préfet du Doubs de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le tribunal a constaté l'absence de proposition de logement dans le délai légal de trois mois et la persistance de la situation d'urgence, notamment au regard de l'état de santé de la requérante et de son hébergement précaire. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402461
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société BFF Bank S. P. A. de sa requête en plein contentieux, qui visait à obtenir le paiement d'intérêts moratoires et d'indemnités forfaitaires de recouvrement de la part d'un centre hospitalier. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. L'instance est ainsi éteinte sans examen du fond.
Avocat : STUDIO LEGALE ROSSI E ASSOCIATI
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601321
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la protestation électorale déposée par M. A... concernant les élections municipales de Saint-Ambroix. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion demandant l'annulation des opérations électorales, et se bornait à signaler des irrégularités. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601431
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... contestant les opérations électorales municipales du 15 mars 2026 à Molières-sur-Cèze. La juridiction estime la protestation manifestement irrecevable car elle a été enregistrée le 24 mars 2026, soit après l'expiration du délai légal impératif fixé au 20 mars à 18 heures par l'article R. 119 du code électoral. En conséquence, le juge applique l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.