Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504758
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... contestant sa radiation du revenu de solidarité active (RSA) par le département des Côtes-d’Armor. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B... n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507943
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... concernant le calcul de ses droits à l'aide personnelle au logement, à la prime d'activité et au revenu de solidarité active. La requérante n'a pas donné suite à une demande de régularisation du tribunal, qui l'invitait à préciser ses demandes et les décisions contestées. En application des articles R. 222-1 (7°), R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable en raison de l'absence de moyens suffisamment précis.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508524
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’absence de régularisation dans le délai imparti a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508526
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A..., invitée à régulariser son recours en justifiant de l’exercice d’un recours préalable obligatoire prévu à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles, n’a pas donné suite dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance rejette la demande sans examen au fond.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602011
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Commune de Crémieu visant à désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine situé au 13 Faubourg des Moulins. La solution retenue est la désignation d’un expert avec pour mission de constater l’état du bâtiment, d’évaluer le péril imminent et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative. L’expert devra rendre son rapport dans un délai de cinq jours et ses opérations devront se tenir dans les 24 heures suivant sa désignation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517957
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... demandant l'autorisation d'une carte mobilité inclusion. La juridiction a constaté que la requête, irrecevable car non accompagnée de la décision contestée, n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521143
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de l'auto-école Le Virage contestant des contraintes émises par la Caisse des dépôts et consignations. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle ne contient aucun exposé des moyens et n'a pas été régularisée dans le délai légal. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative relatifs au rejet des requêtes irrecevables non régularisables.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603533
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure d'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative préalable de refus révélée par le dossier. La requête a été jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, car elle était contraire aux conditions d'application du référé "mesures utiles" prévu à l'article L. 521-3 du même code.
Avocat : GOUILLON
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600593
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à suspendre l’activité d’un stand de tir extérieur pour nuisances sonores. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à une décision administrative implicite de rejet, sans qu’un péril grave ne soit caractérisé. La requête est jugée manifestement mal fondée au regard des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310400
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur un recours en plein contentieux concernant le refus d'admission à l'aide sociale à l'hébergement (ASH) d'une personne âgée en EHPAD. Le juge unique a annulé la décision implicite de rejet du département du Pas-de-Calais et a réformé la décision initiale, en enjoignant au département d'admettre la résidente au bénéfice de l'ASH à compter de son entrée. La décision s'appuie sur les articles L. 132-1 et L. 132-3 du code de l'action sociale et des familles, en tenant compte de la fixation judiciaire de la participation des obligés alimentaires pour réévaluer le reste à charge.
Avocat : SELARL DECOCQ-BERTOLOTTI-TROUILLER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310533
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en premier ressort, rejette la demande de M. A... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d'une amende administrative. Le juge constate que l'indu, dû à l'omission de déclarer une résidence à l'étranger et des activités salariées, résulte d'une fausse déclaration caractérisée. En application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, cette qualification frauduleuse exclut légalement toute remise de dette, quelles que soient les circonstances de précarité ou de bonne foi invoquées par le requérant.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310545
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur un recours en plein contentieux contre une décision de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais n'accordant qu'une remise partielle d'un indu de prime d'activité. Le juge unique a rejeté la demande des requérants, estimant que leur situation de précarité et leur bonne foi ne justifiaient pas une remise gracieuse totale du solde restant dû. La décision s'appuie sur les articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4, R. 844-1, R. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui régissent le calcul de la prime d'activité et les conditions de récupération ou de remise d'un paiement indu.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2311020
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». La juridiction a jugé que l'intéressé ne remplissait pas les critères légaux, définis par l'arrêté du 3 janvier 2017, caractérisant une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2311146
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. C... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement » et à en obtenir l'attribution. Le tribunal a jugé que l'équipe pluridisciplinaire de la MDPH avait correctement évalué que l'état de santé du requérant, bien que nécessitant l'usage d'une canne, ne remplissait pas les critères réglementaires d'une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité pédestre réduite.
Avocat : AARPI PANTONE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404155
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'administration avait légalement apprécié que son état de santé, au vu des pièces médicales, ne remplissait pas les critères légaux d'une mobilité pédestre réduite de manière importante et durable. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601358
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant ne démontre pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de la viabilité économique de son projet professionnel. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601888
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur un recours visant l'enregistrement d'une liste pour des élections municipales. Le tribunal a jugé que la requête avait perdu son objet, car un récépissé définitif avait été délivré avant l'audience, rendant inutile l'annulation de la décision implicite de rejet initialement contestée. La décision s'appuie sur les dispositions du code électoral, notamment ses articles L. 265 et R. 128, qui régissent les délais et les conditions de délivrance des récépissés de candidature.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601952
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision municipale prolongeant la suspension avec retenue de traitement d'un professeur. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence, car il conserve une partie de son revenu et qu'une décision définitive du conseil de discipline est imminente. La demande est rejetée sans examen du fond, par application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative relatifs aux conditions du référé-suspension.
Avocat : JAMAIS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601976
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... contestant des inscriptions sur la liste électorale de Thun-l’Evêque. Le tribunal estime que ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, conformément aux articles L. 18 et L. 20 du code électoral. En conséquence, il applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme étant manifestement portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601865
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet concernant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la demande d'abrogation de l'arrêté de refus de titre de séjour est sans objet, ce dernier ayant produit tous ses effets immédiatement. Concernant l'OQTF, la requête est jugée irrecevable car le requérant n'apporte pas la preuve d'un changement de circonstances de droit ou de fait postérieur à la décision, condition nécessaire pour solliciter son abrogation, appliquant ainsi les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ZAMBO MVENG