Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510138
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par Mme E... sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante, qui avait subi une chirurgie digestive en 2016 et dont l'état de santé n'était pas consolidé selon un précédent rapport d'expertise de 2023, sollicitait une nouvelle mesure pour évaluer l'évolution de ses préjudices. Le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner l'évolution de son état, de déterminer la date de consolidation et d'évaluer ses préjudices définitifs, tout en rejetant la demande de l'ONIAM de désigner un sapiteur psychiatre. Les conclusions relatives aux dépens et à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : SELARL BIROT RAVAUT ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525565
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire à la demande des sociétés Le Faust et d’exploitation Quai Alexandre. Ces sociétés, exploitant un club dans la culée gauche du pont Alexandre III, subissent des inondations récurrentes depuis fin 2024. L’expert, un architecte, devra déterminer l’origine des désordres, évaluer les responsabilités et proposer des travaux réparateurs, en présence de la Ville de Paris. Cette mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, est jugée utile en vue d’un éventuel contentieux en responsabilité.
Avocat : CABINET JL AVOCAT (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525948
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C..., personnel navigant commercial, afin de déterminer si sa pathologie (mutation du gène de la coagulation) la rend définitivement inapte à ses fonctions. Le juge a estimé que la demande d'expertise était utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, sans se prononcer sur la forclusion d'un éventuel recours au fond. L'expertise, confiée à un médecin spécialiste, devra évaluer l'état de santé de la requérante, les risques liés à son traitement et son aptitude à exercer son métier d'hôtesse de l'air.
Avocat : CABINET ARCADIO ET ASSOCIES (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529171
Nuisances sonores provenant d’une ambassade (Arabie Saoudite) – Tribunal administratif de Paris – Demande d’expertise rejetée pour défaut d’utilité. Le juge des référés a estimé que la mesure d’expertise sollicitée par M. B... n’était pas utile, d’une part en raison de l’extra territorialité du siège de l’ambassade, qui empêche d’imposer la présence d’un expert, et d’autre part parce que le requérant dispose déjà d’un rapport de mesures acoustiques précis. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : SANSON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520142
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté les requêtes de M. et Mme A..., ressortissants angolais, qui demandaient qu'il soit enjoint au préfet de Maine-et-Loire de leur fixer un rendez-vous pour enregistrer leur demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'expiration prochaine de leur autorisation provisoire de séjour résultait de leur propre situation administrative précaire et non d'un refus de rendez-vous de la préfecture. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : SCHAUTEN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521377
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la rectification de son relevé de permis de conduire et la restitution de six points. Le requérant invoquait l’urgence, mais le ministre de l’intérieur a démontré que la décision d’invalidation du permis (48 SI) avait été retirée et que le permis était désormais valide avec un solde de quatre points. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, justifiant le rejet de la demande par ordonnance.
Avocat : CALDERERO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522055
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise préventive à la demande de l'Office Public de l'Habitat Sèvre Loire Habitat. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles riverains, notamment la parcelle AB 373 appartenant à la SCI Ganesha, avant le début de travaux de construction d'un immeuble en R+4 à Cholet, susceptibles de provoquer des désordres. Le tribunal a jugé la demande utile et a désigné un expert pour réaliser les constatations, mais a rejeté la demande de soumettre un pré-rapport aux parties, estimant que cette modalité relève de la seule appréciation de l'expert.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522530
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de le convoquer pour lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ne présentait pas de caractère d’utilité, car le requérant avait déjà reçu par courriel un lien lui permettant d’obtenir ce récépissé sans se déplacer, sans démontrer avoir tenté en vain de l’utiliser. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La décision se fonde sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : SELARL ORMILLIEN MONEY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522674
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de l'Office Public de l'Habitat Sèvre Loire Habitat. Cette demande vise à ordonner une expertise pour constater l'état des immeubles riverains avant le début de travaux de construction d'un immeuble à Cholet, susceptibles de causer des vibrations et des désordres. Le tribunal estime que la mesure est utile et ordonne l'expertise sollicitée.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522675
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l’Office Public de l’Habitat Sèvre Loire Habitat. Cette demande visait à ordonner une expertise préventive avant le début de travaux de construction d’un immeuble à Cholet, en raison des risques de dommages sur une propriété riveraine. Le tribunal a désigné un expert pour constater l’état des lieux avant travaux et, le cas échéant, les désordres survenus. En revanche, il a rejeté la demande visant à imposer à l’expert la rédaction d’un pré-rapport, cette modalité relevant de sa libre appréciation dans le respect du contradictoire.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522676
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'Office Public de l'Habitat Sèvre Loire Habitat. Cette demande visait à ordonner une expertise préventive pour constater l'état des immeubles riverains, situés sur la parcelle AC 138 à Cholet, avant le début de travaux de construction d'un immeuble en R+4. Le juge a estimé que la mesure présentait un caractère d'utilité, les travaux étant susceptibles de provoquer des désordres sur la propriété voisine. En revanche, la demande tendant à imposer à l'expert la rédaction d'un pré-rapport a été rejetée, cette modalité relevant de la libre appréciation de l'expert dans le respect du contradictoire.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300877
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2018 à 2020. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait à bon droit qualifié M. B... de seul maître de l'affaire de la SARL Deefi Courtage, le rendant présumé avoir appréhendé les distributions de bénéfices au sens du 1° du 1 de l'article 109 du code général des impôts. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que les prélèvements litigieux correspondaient à des rémunérations, des remboursements de frais ou à des remboursements d'avances en compte courant à une autre associée. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code général des impôts.
Avocat : CHARVET
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600133
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre des parcelles du domaine public ferroviaire de la SA SNCF Réseau situées à Calais. La juridiction a retenu que la condition d'urgence était remplie en raison des risques graves pour la sécurité publique (proximité des voies ferrées, risques d'incendie) et pour la salubrité (accumulation de déchets, absence de sanitaires). Elle a également constaté l'absence de contestation sérieuse, les occupants ne disposant d'aucun titre d'occupation, et l'absence de décision administrative faisant obstacle à la mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à la protection du domaine public.
Avocat : SELARL LEXCASE SOCIÉTÉ D'AVOCATS
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500276
Le Tribunal administratif de La Réunion annule la décision du 14 novembre 2024 par laquelle la commission de médiation pour le droit au logement opposable (DALO) a refusé de reconnaître M. B... comme prioritaire pour un relogement en urgence. Le juge, statuant seul sur le fondement de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, estime que la situation de suroccupation du logement et l’état de santé dégradé du requérant et de ses enfants justifiaient cette reconnaissance. Faute pour le préfet d’avoir contesté les faits, la décision est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal enjoint à l’administration de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500280
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la commission de médiation DALO du 14 novembre 2024. La commission avait estimé que l'intéressée, déjà relogée en décembre 2023, ne justifiait pas d'un besoin impérieux de changement de logement. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, considérant que l'absence d'inconvénients significatifs dans le logement actuel ne permettait pas de reconnaître un caractère prioritaire à la demande. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision de la commission de médiation.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516355
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme A..., ressortissante nigériane, qui sollicitait une injonction à l'encontre du préfet des Bouches-du-Rhône afin d'obtenir un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge des référés a rejeté sa requête, estimant que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 n'était pas remplie, car la requérante ne justifiait pas d'une situation particulière nécessitant une intervention rapide du juge. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-12 et R. 431-15, ainsi que sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code.
Avocat : JULES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503134
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société NHS Nestlé Health Science France. Celle-ci sollicitait le versement d’une provision de 13 523,36 euros TTC et d’une indemnité de recouvrement, au titre de factures impayées dans le cadre d’un marché public de fourniture de produits diététiques avec le centre hospitalier de la Haute Côte-d’Or. Le juge a estimé que l’obligation de paiement était sérieusement contestable, en raison de l’absence de preuve de la transmission régulière des factures via le portail Chorus Pro, conformément aux articles L. 2192-1 à L. 2192-5 du code de la commande publique et au cahier des clauses administratives particulières.
Avocat : CHATAIN & Associés
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400062
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la société civile d’attribution (SCA) Amespar, qui contestait un rappel de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 355 516 euros pour l’année 2018. La société, créée pour acquérir un terrain et y construire des immeubles destinés à être attribués à ses associés, soutenait ne pas exercer d’activité économique. Le tribunal a jugé que la SCA Amespar, en réalisant des opérations concourant à la production d’immeubles, exerçait une activité économique au sens des articles 256 et 256 A du code général des impôts, la soumettant ainsi à la TVA. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé du rappel de TVA et des pénalités appliquées.
Avocat : DURAFFOURD THIERRY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506613
Cette décision du Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande d’expertise et de provision présentée par les parents d’une enfant blessée dans une école publique de la commune de Villegailhenc. Le juge estime que la mesure d’expertise n’est pas utile, faute pour les requérants d’apporter des éléments établissant un lien entre l’accident et un défaut d’entretien de l’ouvrage public imputable à la commune. La demande de provision est également rejetée car irrecevable, n’ayant pas été présentée par une requête distincte de celle sollicitant l’expertise, en méconnaissance de l’article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : PECH DE LACLAUSE-JAULIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512128
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la société Alpes Isère Habitat, qui avait saisi le juge des référés sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative pour obtenir une provision de 1 051,36 euros en réparation d’un préjudice subi entre avril et juin 2025. La société a reconnu que sa requête constituait un doublon avec une autre procédure déjà enregistrée. Par ordonnance du 16 janvier 2026, le juge des référés a donné acte du désistement d’instance, sans qu’aucune condamnation provisionnelle ou au titre des frais de justice ne soit prononcée.
Avocat : SANTONI