Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406076
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de Mme B... A... visant à annuler la décision de perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul et les décisions de retrait de points afférentes. Concernant cinq des infractions, les conclusions sont jugées irrecevables car les points avaient déjà été restitués avant l'introduction du recours. Pour les autres infractions, le tribunal estime que la requérante n'apporte pas d'éléments suffisants pour établir la méconnaissance des articles R. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route relatifs à la contestation de l'infraction et à l'information préalable.
Avocat : TRITSCHLER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406115
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales refusant un certificat de résidence, imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour à Mme A..., ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant notamment que l'avis de la commission départementale de réexamen (Codrese) ne pouvait légalement fonder le refus de titre de séjour et que l'OQTF était entachée d'une erreur de droit. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GOMMEAUX
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406138
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 avril 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois pour usage de stupéfiants au volant. La juridiction estime que l'arrêté, pris par une autorité compétente en vertu d'une délégation, est suffisamment motivé conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'il est légalement fondé sur les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route. Les autres moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à un vice de procédure ou à une erreur de droit, sont également écartés.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406483
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que la situation de la requérante ne justifiait pas la délivrance d'un titre au titre de sa vie privée et familiale, au regard des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres décisions d'éloignement, fondées sur ce refus légal, ont été jugées régulières.
Avocat : CALONNE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406554
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté préfectoral du 9 février 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant tunisien, conjoint d'une Française, et lui imposant une obligation de quitter le territoire. Le juge a retenu que le préfet n'avait pas procédé à un examen suffisant et individualisé de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard du droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été annulée pour excès de pouvoir, et l'administration est tenue de réexaminer la demande de titre de séjour.
Avocat : RIVIERE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2407250
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2024 qui refusait un titre de séjour et ordonnait son éloignement. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et a écarté les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur les articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE. La décision confirme ainsi la légalité des mesures d'éloignement prises par le préfet du Nord.
Avocat : PERINAUD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2408296
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et confirme la décision du département du Nord. Il estime que l'état de santé de la requérante, bien qu'entraînant des difficultés, ne démontre pas une réduction *importante et durable* de sa capacité et de son autonomie de déplacement à pied au sens des textes applicables. **Textes appliqués** : L'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, l'article R. 241-12-1 du même code, et l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'attribution.
Avocat : OPOVIN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2408468
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté le recours de M. B... contestant le refus d'une remise gracieuse totale d'un indu de prime d'activité. Le juge a appliqué l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne une telle remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. Bien que la bonne foi du requérant ne soit pas contestée, le tribunal a estimé que les éléments produits ne démontraient pas une situation de précarité justifiant une remise supplémentaire à celle déjà accordée partiellement par la caisse.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602323
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'arrêté du maire de Leforest s'opposant à l'implantation d'une antenne relais. Le juge a retenu la présomption d'urgence prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité des motifs de refus, notamment concernant le risque d'inondation. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : HAMRI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602408
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande en référé concernant le refus implicite de délivrer un titre de séjour « parent d’enfant réfugié ». Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction, au vu de la production d’une attestation de prolongation d’instruction par la préfecture. Cependant, il a mis à la charge de l’État une somme au titre des frais exposés par le requérant, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LAPORTE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500537
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante albanaise, qui contestait le refus de titre de séjour pour raison médicale et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'avis du collège médical, lequel estimait que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Albanie, malgré la gravité de son état de santé. La décision applique principalement les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200863
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la SAS « Formation Riom Combrailles » visant à annuler deux décisions de refus de paiement de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). La juridiction a jugé que la procédure de discussion amiable prévue par l'article 13 des conditions générales de Moncompteformation avait été respectée, la CDC ayant adressé des lettres d'observations. Elle a également estimé que le refus de paiement était justifié, l'organisme de formation n'ayant pas fourni les pièces justificatives requises pour vérifier le service fait, conformément aux obligations du code du travail.
Avocat : PONCHET
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300563
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande d'indemnisation de parents dont les enfants avaient été exclus des services périscolaires et de restauration scolaire par la commune d'Entraigues. La juridiction a jugé que les décisions d'exclusion, prises en raison du comportement perturbateur des enfants, n'étaient pas entachées d'illégalité et ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à la motivation des actes.
Avocat : CANIS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300692
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté les requêtes visant à annuler une délibération municipale approuvant l'adhésion à un regroupement pédagogique intercommunal. Le tribunal a jugé que les requérantes, agissant en qualité de contribuables, n'avaient pas d'intérêt à agir, car la délibération litigieuse n'avait pas d'incidence directe sur le budget communal. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'intérêt à agir.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301252
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté municipal autorisant des animations musicales. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu soulevée par la commune, estimant que l'arrêté, bien que caduc, n'avait pas été retiré et avait été exécuté. Sur le fond, il a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que ces autorisations, limitées dans le temps, porteraient une atteinte excessive à la tranquillité du voisinage au sens des articles R.1336-5 et suivants du code de la santé publique et de l'article L.2212-1 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302587
Sujet principal : Demande d'indemnité de fin de contrat par un agent contractuel hospitalier. Juridiction : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand. Solution retenue : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital (car une demande préalable avait bien été formulée), mais devra statuer au fond sur le bien-fondé de la demande d'indemnité. Textes appliqués : Article R. 421-1 du code de justice administrative (recevabilité), article L. 554-3 du code général de la fonction publique et décret du 6 février 1991 (régime de l'indemnité de fin de contrat).
Avocat : ERB JEAN-PHILIPPE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302728
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la commune visant à annuler l'arrêté ministériel du 22 juillet 2023 refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Le tribunal a jugé que les signataires de l'arrêté, en l'occurrence des hauts fonctionnaires, étaient compétents pour prendre cette décision en vertu de délégations de signature prévues par le décret n°2005-850 du 27 juillet 2005 et les arrêtés d'organisation des ministères concernés. Les autres moyens soulevés par la commune, notamment ceux relatifs à la composition de la commission et à l'erreur d'appréciation, n'ont pas été retenus.
Avocat : DMMJB AVOCATS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402867
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, de nationalité algérienne, invoquait notamment l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté ses demandes, considérant que le préfet du Puy-de-Dôme n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'examen de sa situation personnelle et familiale au regard des textes applicables, principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BADJI OUALI CHREIFA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500229
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et le délai de départ volontaire de trente jours qui lui était accordé. Le tribunal a jugé que le préfet du Cantal avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B... s'étant vu refuser un titre de séjour. Il a estimé que l'OQTF, malgré son impact sur la scolarité du requérant en CAP, ne portait pas atteinte à sa situation personnelle de manière exceptionnellement grave, compte tenu notamment de sa famille en Tunisie et de la durée récente de son séjour en France.
Avocat : CHAVINIER
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600600
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) par un demandeur sollicitant l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. Le juge a enjoint au préfet des Pyrénées-Atlantiques de convoquer le requérant pour procéder à l'enregistrement de sa demande dans un délai raisonnable, considérant que l'administration, en ne le convoquant pas malgré ses relances, méconnaissait son obligation d'examiner sa situation. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des étrangers et l'obligation pour l'administration d'agir dans un délai raisonnable.
Avocat : DUMAZ ZAMORA