Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602304
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise préventive à la demande de la SA SOLEAM, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles avoisinants avant l'exécution d'un permis de démolir à Aubagne, afin de prévenir d'éventuels dommages liés aux travaux. La mission de l'expert désigné inclut un état des lieux initial et pourra se poursuivre en cours de chantier pour identifier les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient.
Avocat : SUZAN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601723
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante ivoirienne, qui demandait l’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » née le 8 décembre 2024 du silence du préfet des Bouches-du-Rhône. Le juge rappelle qu’il ne peut ordonner que des mesures provisoires et non l’annulation d’une décision administrative, rendant ces conclusions irrecevables. Il constate que les mesures sollicitées feraient obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet, née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SONGUE-BALOUKI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601728
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a constaté que, conformément aux articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé par l'administration pendant quatre-vingt-dix jours avait fait naître une décision implicite de rejet le 24 novembre 2025. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision implicite, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601883
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante burkinabè, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé. La requête est rejetée car les mesures sollicitées font obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour, née le 27 septembre 2025 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602716
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler. Le requérant avait sollicité un changement de statut d’étudiant à salarié, mais le silence gardé par le préfet pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge estime que faire droit à la demande reviendrait à faire obstacle à cette décision implicite, ce que l’article L. 521-3 ne permet pas. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503296
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F..., aide-soignante contractuelle, afin d’évaluer son aptitude professionnelle et les séquelles de deux accidents de service survenus en 2018 et 2022. La requérante, licenciée pour inaptitude, souhaitait cette mesure avant d’engager une action indemnitaire. Le tribunal a considéré que les faits justifiaient cette expertise, rejetant les arguments du centre hospitalier sur son inutilité ou l’absence de perspective contentieuse. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : RENOUARD FABRICE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504298
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D..., qui impute un retard de diagnostic et une infection nosocomiale à sa prise en charge par le centre hospitalier de Mâcon en 2021. La mesure a été accordée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, les parties ne s'y opposant pas. L'expert devra notamment déterminer si les soins prodigués étaient conformes aux données acquises de la science. La demande de frais de justice présentée par M. D... a été rejetée.
Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600694
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi par la commune de Montsauche-les-Settons sur le fondement de l’article R. 556-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise d’un immeuble présentant un danger pour la sécurité. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater les désordres, d’évaluer le danger et de proposer des mesures de nature à y remédier, dans un délai de vingt-quatre heures.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600746
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en référé par la commune de Nolay sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise concernant un immeuble appartenant à la SCI Urstran, présentant un danger pour la sécurité. L'expert désigné devra, dans les vingt-quatre heures, décrire l'état du bâtiment, examiner les bâtiments mitoyens, proposer des mesures de nature à mettre fin au danger et se prononcer sur l'existence d'un danger imminent. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504627
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B... d’un litige l’opposant à la CAF de l’Yonne concernant une dette de prime d’activité de 4 632,30 euros et une pénalité de 960 euros. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir formé un recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable de la CAF avant de saisir le tribunal. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, combiné aux articles L. 841-1 et suivants du code de la sécurité sociale qui imposent ce préalable.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504709
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement (APL) de 319,02 euros notifié par la CAF de Saône-et-Loire. Le juge a rappelé que le moyen tiré d’une erreur dans la prise en compte de la situation professionnelle est inopérant pour contester un refus de remise gracieuse, ce litige relevant d’un contentieux distinct sur le bien-fondé de l’indu. À titre surabondant, la requérante n’a fourni aucun élément établissant la précarité de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600338
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C... et M. D... contestant des indus de prime d'activité, d'aide personnelle au logement et de prestations familiales réclamés par la CAF de l'Yonne. La juridiction a constaté que les requérants avaient déjà introduit deux recours contre les mêmes décisions des 21 août et 2 septembre 2025, lesquels avaient été rejetés en octobre 2025. La nouvelle requête, enregistrée le 29 janvier 2026, était tardive car présentée plus de deux mois après les premières requêtes, en méconnaissance des délais de recours fixés par les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600084
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante centrafricaine, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Doubs de statuer sur sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, le préfet ayant délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à séjourner et à travailler jusqu'au 1er mai 2026. Il a également relevé que la requérante ne pouvait solliciter des mesures faisant obstacle à l'exécution d'une éventuelle décision implicite de rejet.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504194
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B..., infirmier hospitalier, d'une demande d'expertise judiciaire afin d'évaluer l'ensemble de ses préjudices résultant d'une maladie professionnelle et de sa rechute, reconnues imputables au service. Le juge des référés a rejeté cette demande, estimant que la mesure d'expertise sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative était dépourvue d'utilité. Il a considéré que l'état de santé non consolidé du requérant ne permettait pas une appréciation utile de ses préjudices et que les nombreuses expertises déjà réalisées, combinées aux éléments médico-administratifs disponibles, permettaient à son conseil de procéder à une évaluation sans recourir à une nouvelle expertise. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522340
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a ordonné à l'État de reloger un demandeur reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal et a assorti son injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505889
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait son relogement urgent suite à une décision de la commission de médiation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée de manière originale, et la requérante n'a pas régularisé ce vice malgré une demande du tribunal. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507273
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C..., qui contestait l'absence d'offre de logement adaptée à ses besoins suite à une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui expirait le 7 avril 2025. La notification de la décision de la commission de médiation informait la requérante de ce délai. La solution retenue est le rejet de la requête pour tardiveté, sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600365
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C... B..., qui demandait son relogement après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation des Alpes-Maritimes le 4 mars 2025. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 13 janvier 2026, soit après l'expiration du délai de quatre mois suivant le 4 septembre 2025, conformément aux articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative. La notification de la décision de la commission de médiation informait la requérante de ce délai, mais elle n'a pas saisi le tribunal avant le 5 janvier 2026.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600367
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C..., qui demandait son relogement après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation des Alpes-Maritimes le 4 juin 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite tardivement, le 13 janvier 2026, alors que le délai de recours de quatre mois expirait le 7 avril 2025, conformément aux articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission de médiation informait clairement la requérante de ce délai.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600692
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante comorienne, pour suspendre un arrêté préfectoral du 22 février 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), en raison de sa résidence continue à Mayotte depuis 2019, de sa vie maritale avec un ressortissant français et de la naissance de leur enfant français. Le juge des référés a reconnu l'urgence, la requérante étant susceptible d'être éloignée à tout moment, mais a examiné le bien-fondé de l'atteinte alléguée. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance applique les articles L. 521-2 du code de justice administrative et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN