Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601754
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre à la préfète du Rhône de convoquer la requérante pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la convocation avait été délivrée en cours d'instance, ce qui a fait perdre son objet à la demande principale. Par conséquent, il a été décidé de ne pas statuer sur cette demande et de rejeter la demande d'allocation pour frais d'instance présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601806
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A..., une mère isolée de quatre enfants mineurs. La juridiction a retenu que l'Office avait méconnu les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en prononçant cette mesure sans procéder à un examen réel et sérieux de la situation de vulnérabilité de la requérante. La décision est donc entachée d'une erreur de droit.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601814
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'absence de la requérante à un seul rendez-vous, sans que sa vulnérabilité ait été prise en compte, ne constituait pas un cas exceptionnel justifiant une telle mesure au regard des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.
Avocat : CHOURLIN OLIVIER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602856
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la préfète du Rhône d'expulser une ancienne demandeuse d'asile d'un CADA. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, compte tenu de la situation familiale et administrative de l'intéressée. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'hébergement des demandeurs d'asile.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603240
Sujet principal : Recours contre un arrêté préfectoral ordonnant la remise d'une demanderesse d'asile aux autorités portugaises en application du règlement Dublin III. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon. Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté. Il estime que la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'utiliser la clause discrétionnaire humanitaire pour examiner la demande en France. Textes appliqués : L'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III), qui prévoit une clause humanitaire discrétionnaire, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PENIN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603033
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la préfète du Rhône d'expulser une famille d'un hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge des référés a estimé que les conditions d'urgence et d'atteinte grave au fonctionnement du service public, requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'étaient pas caractérisées, compte tenu de la vulnérabilité de la famille avec enfants et de leurs démarches de régularisation. La décision s'appuie sur les articles L. 552-2, L. 551-12 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent strictement la fin de l'hébergement.
Avocat : DELBES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603081
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que les arrêtés préfectoraux étaient suffisamment motivés et que l'autorité administrative avait procédé à l'examen requis de sa situation personnelle et familiale. Le tribunal a jugé que les décisions ne méconnaissaient pas les exigences du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), appliquant également les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SONMEZ KERIM
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603096
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a donné acte du désistement de la requérante concernant ses demandes de suspension et d'injonction vis-à-vis du refus implicite de carte de résident. Il l'a admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 500 € à son avocate au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous condition de renonciation à l'aide si elle est accordée définitivement.
Avocat : WIEDEMANN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309052
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de M. B... visant à obtenir la décharge d'intérêts de retard et d'une pénalité de 40% sur des rehaussements d'impôt sur le revenu. Le tribunal estime que les intérêts de retard, prévus par l'article 1727 du code général des impôts, sont dus indépendamment de l'intention du contribuable. Concernant la majoration pour manquement délibéré (article 1729 du CGI), le juge considère, sur le fondement de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales, que l'administration a prouvé le caractère délibéré des omissions, notamment par la prise en charge par la société de dépenses personnelles manifestes et répétées.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324456
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait le montant de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, en arguant d'une double prise en compte de son chauffage central. La juridiction a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que cet équipement avait été comptabilisé de manière cumulative depuis 2002, l'augmentation de la taxe résultant également d'une hausse du taux communal. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 324 M et 324 T de l'annexe III du code général des impôts relatives au calcul de la valeur locative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324495
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société ITF visant à annuler le refus d'agrément fiscal pour le transfert de déficits suite à des fusions. La juridiction a jugé que les conditions légales de l'article 209 du code général des impôts n'étaient pas remplies, notamment parce que l'activité à l'origine des déficits avait subi un changement significatif ou n'était pas poursuivie. La demande d'indemnité sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405147
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. et Mme C. visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de pénalités pour les années 2020 et 2021. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les coefficients de majoration prévus par l'article 158 du code général des impôts aux bénéfices non commerciaux du requérant, et que l'abattement de l'article 102 ter n'était pas applicable à sa situation. Les demandes relatives aux montants déjà dégrevés par une décision administrative ultérieure ont été écartées.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411379
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande d'un contribuable visant à réduire son imposition sur le revenu de 2019. La juridiction estime la réclamation irrecevable car présentée hors délai, le contribuable n'ayant pas justifié d'un événement, au sens de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, susceptible de rouvrir un nouveau délai. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond de la demande, se bornant à constater la forclusion.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303190
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Aey Consulting, qui contestait le refus de bénéficier d'aides du fonds de solidarité Covid-19. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité essentielle, à savoir l'absence de dette fiscale non couverte par un plan de règlement au 31 décembre 2019. La décision s'appuie sur l'ordonnance du 25 mars 2020 et le décret du 30 mars 2020 régissant ce fonds.
Avocat : POISSON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303192
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir formé par la société Si Invest contre le rejet de ses demandes d'aides du fonds de solidarité Covid-19 pour la période de novembre 2020 à juillet 2021. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par l'administration (tardiveté et absence d'intérêt à agir) et a jugé la requête recevable. Il a ensuite annulé la décision contestée du directeur général des finances publiques en date du 16 décembre 2022, au motif qu'elle n'était pas motivée, en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : POISSON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427739
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet par le préfet de police d'une demande de carte de résident de dix ans formulée par un ressortissant afghan reconnu réfugié. Le juge a constaté que l'administration avait méconnu l'obligation légale de délivrer ce titre prévue par les articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte dans un délai de deux mois et, à titre provisoire, une autorisation de séjour autorisant le travail.
Avocat : VI VAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429501
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande d'annulation d'une décision préfectorale clôturant une demande de carte de résident. La juridiction a jugé que la requérante, reconnue réfugiée, avait droit à la délivrance de ce titre en application des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a en conséquence annulé la décision de clôture et enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524962
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante brésilienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raison de santé et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet de police, fondant sa décision sur un avis médical de l'OFII, n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH ont également été écartés.
Avocat : PY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603815
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... A... visant à obtenir une injonction pour la convocation et la délivrance de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante ayant elle-même manqué une convocation existante. De plus, une injonction à délivrer le titre a été jugée excéder la compétence du juge des référés, car elle impliquerait une appréciation définitive sur le fond du dossier.
Avocat : IL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605196
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté de transfert vers l'Allemagne pris à l'encontre d'un demandeur d'asile afghan. La juridiction a estimé que la décision du préfet de police était suffisamment motivée et conforme aux dispositions du règlement Dublin (UE n°604/2013) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment après l'accord des autorités allemandes à la reprise en charge. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : SANGUE