Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2304063
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par les sociétés RAL 1023 Architecture et Serue Ingénierie, maîtres d'œuvre, d'une action en responsabilité quasi-délictuelle contre les sociétés Sovec et TPMI, ainsi que leur assureur, suite à un sinistre survenu le 5 janvier 2017 sur un chantier de construction hospitalière. Les requérantes demandaient la réparation de préjudices résultant de l'allongement du chantier, incluant des heures non rémunérées et des dommages immatériels. En défense, la société Sovec a notamment contesté la recevabilité des conclusions de l'assureur, demandé le rejet du rapport d'expertise et sollicité la garantie de la société Loeber, tandis que la société TPMI a soulevé des fins de non-recevoir, dont la prescription de l'action. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes des sociétés RAL 1023 Architecture et Serue Ingénierie, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres conclusions, en application des règles de la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968 relative aux créances sur les personnes publiques.
Avocat : SELARL SCHRECKENBERG & PARNIÈRE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305504
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la société Grenke Location d’un litige l’opposant à l’EHPAD « Les Pivoles » concernant la résiliation unilatérale d’un contrat de location de luminaires. Le tribunal a rejeté l’argument de l’EHPAD fondé sur la caducité du contrat, en application de l’article 1.3 des conditions générales de location qui stipule que la disparition d’un contrat de prestation de services accessoire n’entraîne pas la caducité du contrat principal. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais il s’est prononcé sur la base des stipulations contractuelles et des principes de droit administratif applicables aux contrats.
Avocat : THIERY
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307355
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la SAS Leclerc d’un litige en plein contentieux l’opposant à la commune de Kédange-sur-Canner, relatif à la résiliation d’un marché public de travaux. La société requérante contestait la légalité de la résiliation prononcée à ses torts et demandait réparation des préjudices subis, incluant le paiement de sommes dues au titre du décompte de liquidation et l’annulation de titres exécutoires émis par la commune. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de la SAS Leclerc, en se fondant sur les dispositions du CCAG Travaux (notamment les articles 47 et 48) et du code de justice administrative, considérant que la procédure de résiliation était régulière et que les manquements de l’entreprise justifiaient la décision de la commune.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401510
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par Mme A... d’un recours contestant le rejet implicite de sa demande de prime « MaPrimeRénov » par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). En cours d’instance, l’Anah a régularisé la situation de la requérante en lui attribuant et en lui versant la prime sollicitée, d’un montant de 13 781 euros. Constatant que Mme A... avait ainsi obtenu satisfaction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet. La décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401517
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné le recours de Mme B... contre le refus du département de l'Orne de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La requérante contestait la décision du 5 avril 2024 rejetant son recours préalable, au motif qu'elle estimait remplir les conditions médicales requises. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le handicap de Mme B... n'entraînait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, ni ne lui imposait d'être accompagnée ou de recourir systématiquement à des aides techniques, conformément à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et à l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Avocat : STEPHANIE LELONG
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401768
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à condamner l’Agence nationale de l’habitat (Anah) à lui verser 2 200 euros au titre de la prime « MaPrimeRénov » attribuée en 2021. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de sa requête, désistement que le tribunal a constaté comme pur et simple. Par un jugement du 15 janvier 2026, la 3ème chambre a donné acte de ce désistement, mettant fin au litige sans examiner le fond. Aucun texte substantiel n’a été appliqué au-delà des règles de procédure du code de justice administrative.
Avocat : SCP LEBLANC DE BREK FOUCAULT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401801
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. A... d’un recours contestant le retrait de la prime « MaPrimeRénov » par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). En cours d’instance, l’Anah a régularisé le dossier de M. A... et lui a attribué la prime de 5 000 euros, qui lui a été versée. Le tribunal a constaté que la requête avait ainsi perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402338
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. B... d’un recours en plein contentieux contre le refus de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui accorder la prime « MaPrimeRénov » pour des travaux d’isolation et de remplacement de fenêtres. En cours d’instance, l’Anah a accordé à M. B... une prime supplémentaire de 500 euros, lui donnant ainsi satisfaction. Le tribunal a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions de M. B... tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509567
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 215 000 euros présentée par M. E... contre l'ONIAM. Le requérant, victime d'un syndrome de Lyell, imputait cette affection iatrogène à la prise de Lamictal. Le juge a estimé que l'imputabilité de ce syndrome au médicament n'était pas sérieusement contestable, en raison d'un test d'allergie négatif et d'une possible infection concomitante à Mycoplasma pneumoniae. Par ailleurs, même si cette imputabilité était retenue, la prescription par un praticien libéral relèverait de la compétence de la juridiction judiciaire en vertu de l'article L. 1142-20 du code de la santé publique.
Avocat : BIROT - RAVAUT ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509867
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a donné acte du désistement de Mme C... qui demandait réparation des préjudices subis suite à la pose d’un implant contraceptif au centre de planification familiale de Hauterives (Drôme). La responsabilité du département de la Drôme a été retenue comme non sérieusement contestable en raison d’un geste médical non conforme aux règles de l’art, ayant causé une atteinte nerveuse partielle. Sur la base des articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 376-1 du code de la sécurité sociale, le département a été condamné à verser à la CPAM du Puy-de-Dôme une provision de 3 043,51 euros, correspondant à 25 % des débours exposés (2 282,63 €) et à l’indemnité forfaitaire de gestion (760,88 €).
Avocat : CABINET PIERSON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507161
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Doron Isère d’une demande de provision pour le préjudice subi du fait du refus du préfet de la Savoie de prêter le concours de la force publique pour expulser un locataire commercial. La juridiction a examiné le principe de responsabilité de l’État pour refus de concours, sur le fondement des articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. Le tribunal a relevé que la réquisition du concours de la force publique ne mentionnait que la SCI Doron, et non la SCI Doron Isère, ce qui rendait contestable l’existence d’une obligation non sérieusement contestable de l’État envers cette dernière. En conséquence, la demande de provision a été rejetée.
Avocat : ZERBO
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507162
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par la SCI Doron d’une demande de provision de 295 282,77 euros en réparation du préjudice subi suite au refus de concours de la force publique par le préfet de la Savoie pour expulser un locataire. Le tribunal a jugé que le refus de l’administration, intervenu tacitement le 24 novembre 2024, engageait la responsabilité de l’État, et que l’octroi ultérieur du concours en décembre 2025 ne privait pas la requête d’objet. Il a ainsi accordé une provision de 100 000 euros à la SCI Doron, estimant que le préjudice lié à la perte de loyers était partiellement établi, et a rejeté le surplus des demandes. Cette décision s’appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution.
Avocat : ZERBO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108340
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur la demande de la SARL AB+SERVICE, en liquidation judiciaire, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2014 à 2016. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé un dégrèvement partiel de 572 euros pour l'impôt sur les sociétés et de 271 euros pour la TVA, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur ces montants. Pour le surplus des conclusions, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la société ne justifiait pas de la réalité des charges et factures omises qu'elle invoquait pour réduire ses bases imposables. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 38 pour la définition du bénéfice imposable.
Avocat : FIDAL LA ROCHE SUR YON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2109594
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... qui contestait le rehaussement de sa plus-value immobilière réalisée en 2015 lors de la vente d’un bien à Nantes. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à la rectification des revenus fonciers, faute de réclamation préalable dans les délais de l’article R. 196-1 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a estimé que le requérant ne justifiait pas du montant des travaux allégués pour majorer le prix d’acquisition en application de l’article 150 VB du code général des impôts. La demande de décharge de la taxe sur les plus-values élevées a également été rejetée.
Avocat : SELARL FISCAREA LS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2100685
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... qui contestait la remise en cause de réductions d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre des années 2014 et 2015, pour un montant total de 20 112 euros. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales et que l'administration n'avait pas méconnu l'article L. 76 B du même code. Il a également estimé que l'administration avait pu légalement se fonder sur la notion de "programme immobilier" pour apprécier le seuil d'agrément de deux millions d'euros prévu à l'article 199 undecies A du code général des impôts, et que la doctrine administrative invoquée par le requérant n'était pas applicable. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.
Avocat : CABINET COUDERC DINH ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2102812
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de la société Tracpol SP Zoo, une société polonaise, qui contestait des rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et de taxe sur la formation professionnelle continue, assortis de pénalités pour activité occulte. La société soutenait que la procédure de vérification était irrégulière, notamment pour défaut d'information du responsable de son établissement stable en France, et contestait le bien-fondé des impositions en niant l'existence d'un tel établissement. Le tribunal a jugé que l'administration avait régulièrement notifié les actes au représentant légal de la société, que l'existence d'un établissement stable en France était établie par l'exercice d'une activité professionnelle non déclarée, et que la pénalité de 80 % pour activité occulte était justifiée. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, sur le fondement des articles L. 47, L. 76, L. 174 et L. 256 du livre des procédures fiscales, ainsi que de l'article 1728 du code général des impôts.
Avocat : RICHARD
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500978
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de la SAS Bureau Veritas Exploitation. La juridiction a jugé que la créance relative à la facture n° 24499540 de 810 euros, correspondant à une prestation de vérification des installations électriques pour la commune de Mamoudzou, n'était pas sérieusement contestable. En revanche, la demande de provision pour la facture n° 23082298 a été rejetée en raison de pièces insuffisantes rendant l'obligation contestable. La commune a été condamnée à verser une provision de 810 euros, assortie des intérêts moratoires prévus par le code de la commande publique (articles L.2192-13, R.2192-31 et R.2192-32), ainsi qu'une indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement.
Avocat : GAUDIN, JUNQUA-LAMARQUE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301602
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de magistrat unique, a rejeté la requête de la SAS Atlantique Investissement. Celle-ci demandait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022 concernant un immeuble à Nice. Le tribunal a rappelé qu'en application des articles 1400 et 1415 du code général des impôts, la taxe foncière est due par le propriétaire au 1er janvier de l'année d'imposition. La société requérante, étant encore propriétaire de plusieurs lots à ces dates et n'ayant pas déposé de déclaration d'achèvement des travaux, a été maintenue au rôle.
Avocat : RIVIERE AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2200184
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A..., praticien hospitalier contractuel, qui demandait la condamnation du centre hospitalier d’Antibes Juan-Les-Pins pour des fautes liées au recours abusif à des contrats à durée déterminée successifs et au non-renouvellement de son dernier contrat. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires, estimant que M. A... n'apportait pas la preuve de préjudices directs et certains résultant des fautes alléguées. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300006
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de M. A... qui demandait la décharge de la taxe d'habitation de 1 110 € pour un logement à Mandelieu-la-Napoule au titre de 2021. Le juge retient qu'au 1er janvier 2021, date du fait générateur, M. A... était encore marié et que sa résidence principale déclarée était une autre adresse, le logement litigieux étant donc imposable comme résidence secondaire. En conséquence, l'exonération prévue à l'article 1414 du code général des impôts, réservée à l'habitation principale, ne peut s'appliquer. La solution est fondée sur les articles 1407, 1408 et 1415 du même code.
Avocat : AD LITEM JURIS