Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306223

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné un recours en plein contentieux visant à annuler le rejet d'un recours administratif contre deux indus de RSA notifiés par la MSA. La juridiction a jugé la requête recevable, écartant la fin de non-recevoir pour tardiveté en raison d'une erreur de distribution du courrier de notification. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que les revenus pris en compte pour le calcul de l'indu étaient erronés, et a prononcé la décharge des sommes réclamées, en application des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-12 du code de l'action sociale et des familles.

27 mars 202612eme chambre
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306667

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler les décisions de la CAF de Maine-et-Loire relatives à la récupération d'indus de prime d'activité et à obtenir une remise de dette. Le juge a estimé que le calcul des indus était régulier, fondé sur les ressources du foyer de la requérante, et que sa situation financière ne justifiait pas une remise gracieuse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale, notamment les articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 846-5, régissant le droit et le calcul de la prime d'activité.

27 mars 2026Magistrat : Mme André - R.222-13
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306766

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... qui contestait des décisions de rejet de ses recours administratifs préalables contre la notification d'indu au titre du RSA, de la prime d'activité et de l'allocation de logement sociale. Le tribunal estime que les procédures de recours ont été régulièrement suivies et que les moyens soulevés, notamment le défaut de consultation des commissions de recours amiable, l'absence de justification de l'indu ou la méconnaissance des droits de la défense, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.

Avocat : MOUTOUSSAMY

27 mars 2026Président 12 : Mme GOURMELON - R. 222-13
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307603

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... qui demandait l'annulation d'une décision lui accordant seulement une remise partielle d'un indu de prime d'activité et sollicitait une remise totale. Le juge estime que la requérante, qui invoquait sa bonne foi et sa précarité financière, n'apporte pas la preuve que sa situation actuelle justifie une remise supplémentaire, notamment en ne communiquant pas les éléments sur ses ressources et charges demandés par le tribunal. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui régit la récupération et la remise gracieuse des indus de prime d'activité.

27 mars 2026Magistrat : Mme André - R.222-13
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310100

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette l'opposition formée par un bénéficiaire contre une contrainte émise par la CAF pour recouvrer un indu de prime d'activité. Le juge estime que la créance est fondée, le requérant ayant omis de déclarer des pensions alimentaires et des revenus d'activité indépendante, conformément aux articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale. Les arguments du requérant, notamment sur sa bonne foi ou l'absence de transmission d'une décision de médiation, ne remettent pas en cause le principe de la dette.

27 mars 202612eme chambre
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314267

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à contester la décision de la CAF de Maine-et-Loire lui notifiant un indu sur des prestations sociales (prime exceptionnelle de fin d'année et aide exceptionnelle de solidarité). Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, car elle n'avait pas préalablement saisi la CAF sur ce point, et a estimé que les autres moyens soulevés (méconnaissance des droits de la défense, erreur de droit sur la qualification des revenus) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 262-46 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les règles de procédure administrative.

Avocat : DESFARGES

27 mars 202612eme chambre
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602419

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de proposer un logement de transition à la requérante. Le juge a constaté que l'État, garant du droit au logement opposable, n'avait pas respecté son obligation de résultat, faute d'offre dans le délai de trois mois suivant la décision prioritaire de la commission de médiation. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.

27 mars 2026Magistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204382

**Sujet principal** : Demande de dégrèvement de la cotisation foncière des entreprises (CFE) au titre du plafonnement de la contribution économique territoriale (CET) en fonction de la valeur ajoutée pour l'année 2020. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il juge irrecevable sa demande de dégrèvement car elle a été présentée hors délai, après le 31 décembre 2021, date limite calculée à partir de la mise en recouvrement du rôle. **Textes appliqués** : L'article 1647 B sexies du code général des impôts (CGI), qui conditionne la demande de plafonnement au délai de réclamation prévu pour la CFE, et l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales (LPF), qui fixe ce délai au 31 décembre de l'année suivant celle de la mise en recouvrement. Le tribunal écarte l'application du cas prévu au b) de cet article, estimant que la connaissance de la valeur ajoutée ne constitue pas "l'événement qui motive la réclamation".

27 mars 20263ème chambre
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204567

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la décharge de l'obligation de payer suite à des saisies administratives à tiers détenteur. Le tribunal a jugé que les réclamations et demandes de sursis de paiement présentées par le requérant ne concernaient pas les impositions (TVA pour 2017-2020 et CFE pour 2018) faisant l'objet des poursuites litigieuses. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales, notamment ses articles L. 281 et L. 277, qui encadrent les contestations relatives au recouvrement et le sursis de paiement.

27 mars 20263ème chambre
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300027

Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de contribuables contestant des rectifications fiscales. Le tribunal estime que les revenus de l'activité de conseil en gestion relèvent bien de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) et non des traitements et salaires, et que la procédure de vérification de comptabilité était donc régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la qualification des revenus et aux procédures de contrôle fiscal.

27 mars 20263ème chambre
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300791

La décision concerne la responsabilité de l'État pour refus de prêter le concours de la force publique en vue de l'expulsion de locataires. Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a condamné l'État à indemniser la SCI Lopes pour son préjudice. La juridiction a appliqué les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, qui font obligation à l'État de prêter son concours à l'exécution des jugements et ouvrent droit à réparation en cas de refus.

Avocat : COUSSEAU

27 mars 20263ème chambre
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301473

Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la demande d'un contribuable visant à être déchargé du paiement de cotisations de taxe foncière établies au titre d'un bien immobilier appartenant à la succession indivise de son père. Le tribunal rappelle qu'en vertu des articles 1400 et 1403 du code général des impôts, les héritiers sont tenus au paiement de la taxe à hauteur de leur quote-part dans l'indivision tant que la mutation cadastrale n'est pas intervenue. Considérant que le requérant n'a pas renoncé à la succession et que le partage n'est pas effectué, il est redevable de la moitié des impositions litigieuses.

27 mars 20263ème chambre
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401590

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la société GCBC qui contestait son éviction et demandait l'annulation du marché de travaux attribué à la société Révil par la communauté de communes Giennoises. Le tribunal estime que les griefs tirés d'une prétendue dénaturation de l'offre et d'une violation du principe d'égalité de traitement des candidats ne sont pas fondés. La demande d'indemnisation est par conséquent rejetée, l'éviction n'étant pas jugée illégale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique.

Avocat : SCP PACREAU COURCELLES

27 mars 20261ère chambre
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403076

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'un contribuable visant à être déchargé du paiement d'une taxe foncière et à voir nommer un mandataire successoral. Le tribunal a jugé que le requérant, héritier indivis de son père, était bien redevable de la taxe à hauteur de sa quote-part (50%) dans l'indivision successorale, conformément aux articles 1380, 1400, 1403 et 1415 du code général des impôts. Il a estimé que la mise en demeure contestée était régulière et que la demande de nomination d'un curateur n'entrait pas dans le cadre d'un recours en décharge d'une obligation de payer.

27 mars 20263ème chambre
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206427

La décision du Tribunal Administratif de Lille concerne une demande de remboursement du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) par la société Cerragel pour les années 2014 et 2015. Le tribunal a rejeté la requête de la société, considérant que sa demande de remboursement, présentée en 2022, était irrecevable car elle avait été formulée hors des délais légaux. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts (articles 244 quater C, 220 C, 199 ter C) et du livre des procédures fiscales, qui fixent les conditions et délais pour bénéficier et demander le remboursement du CICE.

Avocat : FIDAL

27 mars 20267ème chambre
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602111

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de l'association Averroès visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 22 janvier 2026 s'opposant à l'ouverture d'une école primaire. Le juge estime que l'association n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment concernant les motifs tirés des liens supposés avec la mouvance frériste et des risques d'atteinte à l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : JABLONSKI

27 mars 2026
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602335

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé d'un agent public contestant une décision implicite de rejet de sa demande de reclassement. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'agent continue de percevoir intégralement sa rémunération et ses indemnités, malgré son absence d'affectation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.

Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS

27 mars 2026
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602433

Le Tribunal Administratif de Lille donne acte du désistement du centre hospitalier de Maubeuge, qui retire sa requête en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) visant à expulser la société Vision Laser d'un local hospitalier. Ce désistement intervient après que la société a libéré les lieux, rendant la demande sans objet. En conséquence, le juge constate qu'il n'y a plus lieu à statuer sur le fond.

Avocat : CVS CORNET

27 mars 2026
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602602

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet du Nord d'expulser sans délai Mme B... d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a considéré que l'extrême vulnérabilité de l'intéressée, mère isolée d'un enfant en bas âge sans solution de relogement, caractérisait une contestation sérieuse et un risque de privation du droit à l'hébergement d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative, L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : GIRSCH

27 mars 2026
TA06DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600795

La décision concerne une demande de provision en référé liée à une expulsion locative. Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la requête de la demanderesse car l'obligation de réparation invoquée contre le département des Alpes-Maritimes est sérieusement contestable. Le juge applique l'article R. 541-1 du code de justice administrative et relève que l'autorisation du concours de la force publique n'est pas subordonnée à une enquête sociale préalable.

27 mars 2026