Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513769
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. B... visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son certificat de résidence algérien. La préfète de la Haute-Savoie ayant convoqué l’intéressé à un rendez-vous le 2 février 2026, les conclusions à fin d’injonction sont devenues sans objet. Le tribunal a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BRACCINI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503701
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 24 février 2026, fait droit à la demande de l’expert judiciaire d’étendre une expertise en cours, initialement ordonnée pour des désordres affectant la piscine communale de Thonon-les-Bains. L’expertise est étendue au contradictoire de la société Allianz Iard, en sa qualité d’assureur de l’entreprise CBG CONSULTING, maître d’œuvre de la conception. Cette extension est jugée utile à la bonne réalisation de l’expertise, en application de l’article R. 532-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL HEINRICH AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316670
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., agent pénitentiaire, qui contestait un titre de perception de 121 458 euros émis pour le recouvrement d’un indu de pension de retraite versée entre 2012 et 2022. Le tribunal a jugé que le titre de perception était régulier, car il mentionnait les bases de la liquidation et faisait référence au certificat d’annulation de la pension, conformément à l’article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. Il a également écarté les moyens tirés de l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 et de l’article L. 93 du code des pensions civiles et militaires de retraite, sans les détailler dans l’extrait fourni. La solution retenue est le rejet des conclusions d’annulation et de décharge, ainsi que des frais de justice.
Avocat : MARCAGGI-MATTEI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603615
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Pornic en désignant un expert. Cette décision, prise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état de plusieurs propriétés présentant un risque pour la sécurité publique suite à un effondrement de falaise. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, est d'examiner les bâtiments, d'évaluer les dangers et de proposer les mesures nécessaires pour y mettre fin.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506460
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Métro FSD France de son recours en plein contentieux contre le centre hospitalier Alès-Cévennes. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président d'une formation de jugement à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande initiale de condamnation du centre hospitalier au paiement d'intérêts et de frais.
Avocat : GEDIN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506595
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Métro FSD France de son recours en plein contentieux contre le CHU de Montpellier. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande initiale relative au paiement d'intérêts moratoires et de frais.
Avocat : GEDIN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602081
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de M. A..., ressortissant jordanien, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 16 septembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a considéré qu’enjoindre la délivrance d’un récépissé ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : ZANAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602694
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 158 506,20 euros en réparation des préjudices subis suite à la suspension de ses fonctions sans traitement pour non-respect de l'obligation vaccinale contre le Covid-19. La requête a été introduite le 17 février 2026, soit un jour après l'envoi de sa demande indemnitaire préalable au Premier ministre, avant que l'administration n'ait pu se prononcer. En application des articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, le tribunal a jugé que cette saisine prématurée constituait une irrecevabilité manifeste, ne pouvant être régularisée sur invitation du juge, et l'a rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600289
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 8 décembre 2025 par lequel le maire de Châtillon-le-Duc s’est opposé à la déclaration préalable de M. B... pour la réhabilitation d’une maison et la création d’un logement. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et l’erreur de droit, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence, pourtant présumée en matière d’opposition à déclaration préalable (art. L. 600-3-1 du code de l’urbanisme), n’a pas été examinée en raison de l’absence de moyen sérieux. En conséquence, M. B... a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600312
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur la demande de M. A..., inspecteur des finances publiques, a examiné la légalité de son affectation à la disposition d’un directeur local et de la décision de suspendre sa rémunération pour absence de service fait. Le requérant invoquait une méconnaissance de son droit à réintégration sur un poste vacant, en application de l'article 49 du décret n°85-986 du 16 septembre 1985 et de l'article L. 514-8 du code général de la fonction publique. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502339
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme B... d'une opposition à trois contraintes émises par France Travail pour le remboursement de trop-perçus d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), de prime exceptionnelle de fin d'année et d'allocation de solidarité spécifique (ASS). Le tribunal a rejeté les conclusions relatives à l'ARE comme portées devant une juridiction incompétente, jugeant que ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Concernant les deux autres contraintes, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement infondée, au motif que l'argumentation de Mme B., fondée sur son impécuniosité, était sans incidence sur le bien-fondé des indus, en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506485
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Métro FSD France de son recours en plein contentieux contre le centre hospitalier de Sault. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande initiale, qui portait sur le paiement d'intérêts moratoires et de frais de recouvrement.
Avocat : GEDIN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506622
**Sujet principal** : Désistement d'instance d'une société demandant le paiement de pénalités pour retard de règlement de factures par un hôpital. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requête, mettant fin à la procédure. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir du président de donner acte des désistements).
Avocat : GEDIN
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600618
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a déclaré irrecevable la requête de Mme B... A... contestant le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a estimé que le litige, portant sur une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) relative à l'attribution de l'AAH, relevait de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 32 du décret n° 2015-233, le tribunal a donc rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au tribunal judiciaire.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503744
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la fondation « la vie au grand air » de ses trois requêtes. Ces dernières visaient à contester le refus implicite du département de Meurthe-et-Moselle de financer, dans les prix de journée 2025 de trois établissements sociaux, les dépenses liées à la revalorisation salariale « Ségur de la santé ». La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, mettant ainsi un terme aux instances sans examen du fond.
Avocat : CORNILLIER AVOCATS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503745
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la fondation « la vie au grand air » dans trois requêtes distinctes. Ces recours, initialement dirigés contre le conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, contestaient le refus implicite d'intégrer le financement de la revalorisation salariale « Ségur pour tous » dans les prix de journée de trois établissements sociaux pour 2025. La juridiction a joint les procédures et a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour acter ce désistement, mettant ainsi fin aux instances sans examen du fond.
Avocat : CORNILLIER AVOCATS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2504135
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de Mme C... qui demandait la décharge de sa taxe d'habitation 2025 sur une résidence secondaire. La juridiction estime que la requérante, en se bornant à produire un contrat de conciergerie pour location saisonnière, n'apporte aucun moyen opérant pour contester son assujettissement en tant que propriétaire disposant du logement. La décision s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts et applique la procédure de rejet par ordonnance prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2102965
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande d'Allianz Iard, agissant en tant qu'assureur subrogé, visant à engager la responsabilité du département du Puy-de-Dôme (assuré par la SMACL) pour un incendie causé par un mineur. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable, principalement en raison de la prescription de l'action en responsabilité. Les textes appliqués sont l'article L. 114-1 du code des assurances et l'article R. 411-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP MEUNIER & DAMON
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503651
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise de dette de la CAF. La juridiction a constaté que la requête, dépourvue de tout moyen argumenté, n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure, la rendant ainsi manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503858
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concernait le rejet d'un recours contre des décisions de remise partielle de dette de prestations sociales (prime d'activité et APL). La juridiction a constaté que la requête, dépourvue de tout moyen juridique, n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure, en application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.