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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

361 865

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2411858

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'association ENTRAIDE UNION d'une demande de décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022, concernant des locaux abritant un institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP). L'association soutenait que ces locaux devaient être classés dans la catégorie « écoles et institutions privées exploitées dans un but non lucratif » (ENS1) en raison des missions d'enseignement dispensées, et non dans la catégorie « centres médico-sociaux » (CLI2) retenue par l'administration. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen n'était pas fondé. La solution s'appuie sur les articles 1498 du code général des impôts et 310 Q de l'annexe III à ce code, ainsi que sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles définissant les missions des ITEP.

Avocat : LEYTON LEGAL

13 janvier 2026• 2ème Chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203493

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A..., militaire de la Marine nationale, et sa mère, Mme C..., d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’un accident de jet-ski survenu le 24 janvier 2016 lors d’une escale du porte-avions Charles-de-Gaulle. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’accident n’était pas imputable au service au sens de l’article L. 121-1 du code des pensions civiles et militaires d’invalidité et des victimes de guerre. Il a jugé que la chute de jet-ski, survenue pendant un temps de loisir lors d’une escale, ne constituait pas un accident survenu par le fait ou à l’occasion du service, ni un accident d’entraînement ou de mission opérationnelle. Par conséquent, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée et les demandes indemnitaires des requérantes ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET BIBAL

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302969

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. A... tendant au dégrèvement partiel de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le requérant invoquait ses revenus modestes et sa fille étudiante à charge pour bénéficier du plafonnement prévu à l'article 1391 B ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que son revenu fiscal de référence de 17 015 euros ne pouvait être réduit de la somme liée à un plan d'épargne retraite, faute de justifier de versements effectifs. Par conséquent, la condition de revenus n'étant pas remplie, la demande de dégrèvement a été rejetée.

13 janvier 2026• 1ère chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303347

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires à laquelle il a été assujetti au titre de 2023 pour un logement meublé situé à Puymoyen. Le tribunal a jugé que, bien que le bien soit loué occasionnellement via une plateforme en ligne, le propriétaire en conserve la disposition personnelle une partie de l'année, ce qui le rend redevable de la taxe en application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. La solution retenue est fondée sur le fait que la location saisonnière n'exclut pas l'usage personnel du logement par le propriétaire.

13 janvier 2026• 1ère chambre - JU
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400113

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Corrèze, qui demandait la condamnation solidaire du cabinet d’architecte Jean Mouly, de la société Socotec construction et de la société Corrèze levage montage (CLM) sur le fondement de la garantie décennale, en raison d’importantes infiltrations d’eau rendant un bâtiment impropre à sa destination. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes du SDIS, estimant que son action en garantie décennale était prescrite, le délai de dix ans ayant commencé à courir à compter de la réception de l’ouvrage et n’ayant pas été interrompu par la requête en référé. Il a également écarté les responsabilités contractuelles et pour manquement au devoir de conseil invoquées à titre subsidiaire, faute de lien de causalité direct entre les fautes alléguées et les préjudices. En conséquence, le tribunal a mis à la charge du SDIS les frais d’expertise et une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative au profit du cabinet

Avocat : PARTHEMA 3

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400131

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Autoelec, qui demandait la condamnation de l’Agence de services et de paiement (ASP) à lui verser 161 840 euros au titre du remboursement d’avances accordées dans le cadre du bonus écologique (article D. 251-11 du code de l’énergie). La juridiction a jugé la requête irrecevable, la société ayant été placée en liquidation judiciaire le 26 mars 2025 sans que son liquidateur n’intervienne à l’instance. Sur le fond, le tribunal a également estimé que l’ASP était fondée à suspendre les paiements en raison de doutes sérieux sur la réalité de l’activité et des risques de fraude, sans méconnaître les stipulations de la convention ni les règles de la comptabilité publique.

Avocat : KOY ERIC

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400223

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A..., médecin libéral, qui contestait la décision du directeur de la CPAM de la Haute-Vienne du 8 décembre 2023 soumettant ses prescriptions d'arrêts de travail à un accord préalable pour trois mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du vice de procédure, de l'incompétence, de la méconnaissance du règlement général sur la protection des données (RGPD) et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de la mesure prise sur le fondement des articles L. 162-1-15 et R. 148-8 et suivants du code de la sécurité sociale.

Avocat : AARPI CHOLEY & VIDAL AVOCATS

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400667

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... qui demandait la décharge d'une cotisation d'impôt sur le revenu de 6 331 euros. Le requérant soutenait que le bénéfice agricole réalisé lors de la vente de son cheptel, consécutive à la cessation de son activité d'élevage, constituait un revenu exceptionnel éligible au système du quotient prévu à l'article 163-0 A du code général des impôts. Le tribunal a jugé que ce bénéfice provenait de l'exercice normal de son activité professionnelle, laquelle est susceptible d'être recueillie annuellement, et ne pouvait donc être qualifié de revenu exceptionnel. La doctrine administrative invoquée par le requérant n'a pas été retenue comme fondement pour faire droit à sa demande.

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401005

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. E... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015, issues de la taxation de sommes provenant du remboursement de bons anonymes détournés. Le tribunal a constaté que l'administration avait accordé un dégrèvement partiel de 14 532 euros suite à l'abandon de la majoration de 25 % prévue à l'article 158-7-1° du code général des impôts, jugée contraire à la Convention européenne des droits de l'homme (arrêt Waldner c/ France). Pour le surplus, le tribunal a rejeté les moyens du requérant, notamment ceux relatifs à la taxation en bénéfices non commerciaux et à l'année d'imposition. En conséquence, la requête a été partiellement admise pour la partie devenue sans objet, et rejetée pour le reste.

Avocat : JAMES

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401171

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme A... d’une requête en annulation d’une délibération du conseil municipal de La Nouaille leur réclamant 3 565,16 euros pour la remise en état d’un logement communal qu’ils occupaient en tant que locataires. Le tribunal a relevé d’office que le litige, né de l’exécution d’un bail d’habitation relevant du domaine privé de la commune et régi par la loi du 6 juillet 1989, ne comportait aucune clause exorbitante du droit commun. En conséquence, il a jugé que ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire et a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : MARET

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2307531

Le Tribunal administratif de Montreuil était saisi par M. A... d’un recours contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lever un arrêté de 1992 interdisant l’habitation de son logement. En cours d’instance, le préfet a abrogé cet arrêté. Le tribunal a constaté que la requête n’était pas devenue sans objet, car la décision implicite avait produit des effets, et a donné acte du désistement des conclusions à fin d’annulation présenté par le requérant. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : LEX PUBLICA

13 janvier 2026• 9ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501145

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, fait droit à la demande de Mme C... visant à obtenir une expertise médicale. La requérante, qui a été hospitalisée à l'établissement public de santé Ville-Evrard en 2012, impute à l'administration du médicament Loxapac une rétinite pigmentaire ayant entraîné une quasi-cécité. Le tribunal, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a jugé la mesure utile et a désigné un expert pour déterminer les conditions de sa prise en charge et évaluer ses préjudices. L'établissement de santé ne s'est pas opposé à cette mesure, sous réserve de sa responsabilité.

Avocat : GUYONVARCH

13 janvier 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2309062

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de la commission de recours de l’invalidité du 18 janvier 2023. Le requérant demandait l’annulation de cette décision et sollicitait des expertises médicales pour faire reconnaître l’imputabilité de nouvelles infirmités et l’aggravation de ses troubles psychiques et acouphènes, déjà pensionnés. Le tribunal a opposé l’irrecevabilité des conclusions relatives à l’infirmité « spondylolisthésis », la décision attaquée étant purement confirmative d’une décision du 25 novembre 2016 devenue définitive. Sur le fond, les autres moyens soulevés par M. A... ont été écartés, la requête étant jugée tardive et non fondée au regard du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre.

Avocat : GRASCOEUR

13 janvier 2026• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400272

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., ouvrier de l'État, qui contestait le refus du ministre des armées de lui accorder un départ anticipé à la retraite pour carrière longue. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas de la durée d'assurance totale requise de 168 trimestres cotisés, nécessaire pour bénéficier de l'abaissement de l'âge de départ à soixante ans. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 25 bis et D. 16-1 du code des pensions civiles et militaires de retraite, ainsi que sur le décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004.

13 janvier 2026• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2401092

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. et Mme C..., propriétaires d’un logement à Bischheim, d’une demande d’indemnisation de 5 600 euros pour le préjudice subi du fait du refus du concours de la force publique pour l’expulsion de leurs locataires, sur le fondement de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préjudice allégué, lié à l’impossibilité de vendre le bien et au remboursement d’un prêt immobilier, n’était pas établi, d’autant que le concours de la force publique avait finalement été accordé et que les occupants avaient quitté les lieux. La solution retenue est donc le rejet des conclusions indemnitaires, faute de lien de causalité direct et de préjudice certain.

Avocat : SELARL BERTANI AVOCAT & CONSEIL

13 janvier 2026• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402873

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. C... contre les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) pour une faute médicale lors de sa prise en charge le 6 mai 2019, où un scanner préconisé n'a pas été réalisé, ce qui a contribué à une nécrose cutanée. La juridiction a retenu une responsabilité partielle des HUS, limitée à 40 %, estimant que la nécrose était déjà inévitable en raison d'une compression antérieure par un autre établissement. En conséquence, le tribunal a condamné les HUS à verser à M. C... une indemnité réduite pour ses préjudices (notamment souffrances endurées et préjudice esthétique permanent) et à la CPAM du Bas-Rhin la somme de 1 361,44 euros au titre des débours, avec intérêts. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Avocat : SELARL CDA JOLY & OSTER

13 janvier 2026• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509045

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A..., ressortissant ivoirien, d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à contraindre le préfet de la Moselle à enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressé un récépissé de demande de carte de séjour, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l'État à verser à M. A... une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BOUKARA

13 janvier 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509255

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé de M. A..., ressortissant turc, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet du Bas-Rhin de statuer sur sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a pris un arrêté de refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le juge a considéré que la mesure sollicitée ferait désormais obstacle à l’exécution de cette décision administrative, rendant la requête irrecevable.

Avocat : YAHI

13 janvier 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510156

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur la demande du préfet de la Moselle, a ordonné l'expulsion de M. A... du logement qu'il occupait sans titre dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, le juge ayant constaté l'urgence et l'utilité de la mesure face au nombre important de demandeurs d'asile en attente d'hébergement. Le tribunal a relevé que la mise en demeure de quitter les lieux était restée infructueuse et que l'occupant ne justifiait d'aucune circonstance exceptionnelle pour se maintenir dans les lieux.

13 janvier 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510413

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur la demande du préfet de la Moselle, a ordonné l'expulsion de M. et Mme A... du logement géré par l'association ADOMA dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que le maintien des occupants sans titre, dont les demandes d'asile ont été rejetées, faisait obstacle à l'accueil de nouveaux arrivants, caractérisant ainsi l'urgence et l'utilité de la mesure. Aucune contestation sérieuse n'ayant été soulevée, l'expulsion a été autorisée avec le concours de la force publique.

13 janvier 2026