Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Conseil d'État — N° 502091
Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES
Conseil d'État — N° 499993
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Conseil d'État — N° 499974
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Conseil d'État — N° 499747
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105438
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C... d'une demande d'indemnisation pour les dommages causés à sa propriété (jardin et garage) suite à l'effondrement d'un mur de soutènement lors de travaux publics. Le requérant recherchait la responsabilité solidaire de la SNCF Réseau, de la commune de Meudon, de l'établissement Grand Paris Ouest (GPSO) et de Veolia Eau d'Ile-de-France sur le fondement de la responsabilité sans faute du maître de l'ouvrage ou du défaut d'entretien normal. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour M. C... de justifier de sa qualité de propriétaire et donc d'un intérêt à agir, sans examiner le fond du litige. La décision applique les principes de recevabilité du recours pour excès de pouvoir et de plein contentieux.
Avocat : FRECHE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2202681
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à indemniser les proches de D... C..., décédé à 16 ans d’une pneumopathie fulgurante non diagnostiquée. La responsabilité de l’AP-HP a été engagée pour défaut de prescription d’examens complémentaires et d’hospitalisation, sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a retenu une perte de chance de survie de 25 %, conformément aux conclusions de l’expertise, et a alloué des indemnités pour les préjudices d’affection, les souffrances endurées et les frais funéraires. Les montants ont été fixés en tenant compte du taux de perte de chance et des préjudices subis par chaque membre de la famille.
Avocat : COUBRIS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2210778
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme E... d’une demande d’indemnisation pour les dommages causés à sa propriété (jardin et mur) par des travaux publics, engageant la responsabilité sans faute ou pour défaut d’entretien normal de la SNCF Réseau, de la commune de Meudon, de l’établissement Grand Paris Ouest (GPSO) et de Veolia Eau d’Ile-de-France. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions indemnitaires de la requérante, estimant que les préjudices allégués n’étaient pas établis ou que les conditions de mise en jeu de la responsabilité des personnes publiques et privées n’étaient pas réunies. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics, sans qu’aucun texte spécifique ne soit mentionné, et condamne Mme E... à verser des sommes aux défendeurs au titre des frais de justice.
Avocat : TARON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2207404
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) à indemniser M. A... pour le préjudice résultant de l’illégalité de la décision du 7 novembre 2019 refusant le renouvellement de sa carte professionnelle d’agent de sécurité. Cette illégalité, déjà constatée par un jugement définitif du 22 juin 2021, constitue une faute engageant la responsabilité du CNAPS. Le tribunal a évalué le préjudice économique subi par M. A... du 21 février 2020 au 8 septembre 2021 à 9 875,58 euros, et a accordé 1 500 euros au titre du préjudice moral. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.
Avocat : ASSOCIATION BARNEL-BELOT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2217095
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Infogène visant au remboursement de créances de crédit d’impôt recherche (CIR) pour les années 2018 et 2019. La société invoquait des irrégularités procédurales lors de l’instruction de ses demandes, mais le tribunal a jugé que ces irrégularités étaient sans incidence sur le bien-fondé de la décision de refus de l’administration. Sur le fond, la société n’a pas démontré que les dépenses de personnel présentées étaient éligibles au CIR au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : PERY
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2304828
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société DHL International Express France, qui demandait la décharge de cotisations foncières et taxes annexes pour 2018, en contestant le non-application d’un coefficient de localisation prévu aux articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions après avoir constaté des dégrèvements partiels en cours d’instance, jugeant que le moyen soulevé n’était pas fondé. La décision s’appuie sur les dispositions des articles 1447, 1467, 1498 et 1518 ter du code général des impôts, relatives à la détermination de la valeur locative des biens soumis à la cotisation foncière des entreprises.
Avocat : CABINET FIDAL DIRECTION INTERNATIONALE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2305068
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SNC Hôtel Gril de Taverny, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises et taxes annexes pour 2021. La société soutenait que l’administration aurait dû utiliser la méthode comparative pour évaluer la valeur locative de son hôtel-restaurant, plutôt que la méthode d’appréciation directe. Le tribunal a jugé que la société ne contestait pas l’évaluation initiale et n’établissait pas la pertinence des termes de comparaison proposés, situés hors commune. La solution retenue s’appuie sur les articles 1498 du code général des impôts et 324 AB de son annexe III, dans leur version applicable au 31 décembre 2016.
Avocat : TZA AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312516
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018. Le litige portait sur l'éligibilité de primes de performance au crédit d'impôt modernisation du recouvrement (CIMR). Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'irrégularité du rejet de la réclamation était inopérant. Sur le fond, il a considéré que ces primes constituaient des gratifications surérogatoires au sens du 13° du C du II de l'article 60 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016, exclues du bénéfice du CIMR.
Avocat : CABINET ARTOIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315187
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de la SCI Pom-Tom, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 220 000 euros au titre de son activité de location saisonnière meublée. Le tribunal estime que la société n’établit pas que ses prestations, incluant un service de nettoyage, comportaient au moins trois des services accessoires requis (petit déjeuner, nettoyage régulier, fourniture de linge, réception) pour être imposables à la TVA. En conséquence, l’activité relève de l’exonération prévue à l’article 261 D du code général des impôts, et la TVA grevant ses achats n’est pas déductible. La solution retenue s’appuie sur les articles 271 et 261 D du code général des impôts, ainsi que sur la directive 2006/112/CE.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315272
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme A... B... qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l’année 2015. Les requérants contestaient la régularité de la procédure en soutenant que la proposition de rectification ne leur avait pas été notifiée avant la mise en recouvrement. Le tribunal a jugé, sur le fondement des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, que l’administration avait apporté la preuve de la notification régulière de la proposition de rectification du 3 décembre 2018, distribuée le 5 décembre 2018 à leur adresse. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, les conclusions aux fins de sursis de paiement étant devenues sans objet.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401567
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’une demande de décharge de la taxe sur les logements vacants (TLV) à laquelle elle était assujettie au titre de 2023 pour un appartement à Boulogne-Billancourt. La requérante soutenait que le bien était loué au 1er janvier 2023 et ne pouvait donc être imposé. En cours d’instance, Mme A... s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 13 janvier 2026, sans se prononcer sur le fond du litige.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2411858
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'association ENTRAIDE UNION d'une demande de décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022, concernant des locaux abritant un institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP). L'association soutenait que ces locaux devaient être classés dans la catégorie « écoles et institutions privées exploitées dans un but non lucratif » (ENS1) en raison des missions d'enseignement dispensées, et non dans la catégorie « centres médico-sociaux » (CLI2) retenue par l'administration. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen n'était pas fondé. La solution s'appuie sur les articles 1498 du code général des impôts et 310 Q de l'annexe III à ce code, ainsi que sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles définissant les missions des ITEP.
Avocat : LEYTON LEGAL
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203493
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A..., militaire de la Marine nationale, et sa mère, Mme C..., d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’un accident de jet-ski survenu le 24 janvier 2016 lors d’une escale du porte-avions Charles-de-Gaulle. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’accident n’était pas imputable au service au sens de l’article L. 121-1 du code des pensions civiles et militaires d’invalidité et des victimes de guerre. Il a jugé que la chute de jet-ski, survenue pendant un temps de loisir lors d’une escale, ne constituait pas un accident survenu par le fait ou à l’occasion du service, ni un accident d’entraînement ou de mission opérationnelle. Par conséquent, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée et les demandes indemnitaires des requérantes ont été rejetées.
Avocat : CABINET BIBAL
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302969
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. A... tendant au dégrèvement partiel de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le requérant invoquait ses revenus modestes et sa fille étudiante à charge pour bénéficier du plafonnement prévu à l'article 1391 B ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que son revenu fiscal de référence de 17 015 euros ne pouvait être réduit de la somme liée à un plan d'épargne retraite, faute de justifier de versements effectifs. Par conséquent, la condition de revenus n'étant pas remplie, la demande de dégrèvement a été rejetée.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303347
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires à laquelle il a été assujetti au titre de 2023 pour un logement meublé situé à Puymoyen. Le tribunal a jugé que, bien que le bien soit loué occasionnellement via une plateforme en ligne, le propriétaire en conserve la disposition personnelle une partie de l'année, ce qui le rend redevable de la taxe en application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. La solution retenue est fondée sur le fait que la location saisonnière n'exclut pas l'usage personnel du logement par le propriétaire.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400113
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Corrèze, qui demandait la condamnation solidaire du cabinet d’architecte Jean Mouly, de la société Socotec construction et de la société Corrèze levage montage (CLM) sur le fondement de la garantie décennale, en raison d’importantes infiltrations d’eau rendant un bâtiment impropre à sa destination. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes du SDIS, estimant que son action en garantie décennale était prescrite, le délai de dix ans ayant commencé à courir à compter de la réception de l’ouvrage et n’ayant pas été interrompu par la requête en référé. Il a également écarté les responsabilités contractuelles et pour manquement au devoir de conseil invoquées à titre subsidiaire, faute de lien de causalité direct entre les fautes alléguées et les préjudices. En conséquence, le tribunal a mis à la charge du SDIS les frais d’expertise et une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative au profit du cabinet
Avocat : PARTHEMA 3