Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302791
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de la société Viamedis contestant six titres de recettes émis par le centre hospitalier de Bédarieux, recouvrés via une saisie administrative à tiers détenteur (SATD). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la contestation portait sur le recouvrement et non sur le bien-fondé des titres, relevant ainsi de la compétence du juge de l’exécution et non du juge administratif. En conséquence, la demande d’annulation des titres et de remboursement des sommes a été déclarée irrecevable, faute pour la société d’avoir formé une réclamation préalable auprès du comptable public conformément à l’article R. 281-1 du livre des procédures fiscales. Les conclusions accessoires ont également été rejetées.
Avocat : ARCAMES AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503858
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 50 000 euros présentée par M. A... sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Le juge a d'abord écarté comme manifestement irrecevables les conclusions en annulation de la décision du 16 juillet 2024 et de mémoires en défense, ces actes ne relevant pas de la compétence du juge des référés. Ensuite, la demande de provision a été jugée irrecevable faute pour le requérant d'avoir produit une décision préalable de l'administration sur une demande indemnitaire, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, et ce malgré une invitation à régulariser.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306593
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., infirmier cadre de santé, qui contestait sa révocation par le centre hospitalier Drôme Vivarais. Le requérant invoquait des vices de procédure (absence de communication des procès-verbaux d’enquête, défaut d’impartialité, méconnaissance du contradictoire) et contestait la matérialité des faits ainsi que la proportionnalité de la sanction. Le tribunal a jugé que M. B... avait pu consulter son dossier et n’avait pas demandé les procès-verbaux, écartant ainsi le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 65 de la loi du 22 avril 1905. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris indemnitaires, sans qu’il soit statué sur les autres moyens.
Avocat : RENOUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600842
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 24 avril 2019 à l’encontre de l’État, pour défaut de logement de M. B..., reconnu prioritaire. La préfète soutenait que l’intéressé avait été radié de la liste des demandeurs de logement social le 18 novembre 2024. Le tribunal rappelle que la radiation d’un demandeur du fichier n’a pas pour effet de délier l’État de son obligation de résultat, sauf si elle résulte de l’exécution de la décision ou d’une renonciation du bénéficiaire. En l’espèce, la préfète n’apporte pas la preuve d’un tel comportement, et le tribunal doit donc procéder à la liquidation de l’astreinte en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Avocat : GAYET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600843
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 8 juin 2022 enjoignant le logement de Mme B..., rappelle que la radiation d’un demandeur de logement social du fichier national n’a pas pour effet de délier l’administration de son obligation de résultat, sauf si elle résulte de l’exécution de la décision de la commission de médiation ou révèle une renonciation ou un comportement obstructif de l’intéressé. En l’espèce, la préfète se borne à invoquer la radiation de Mme B... le 12 mars 2023 sans établir que celle-ci procède de l’une de ces causes. Par conséquent, le tribunal rejette la requête de la préfète et ne procède pas à la liquidation de l’astreinte, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 778-8 du code de la construction et de l’habitation.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600846
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 19 septembre 2022, qui enjoignait au préfet d’assurer le logement de M. B... sous astreinte de 500 euros par mois. La préfète soutenait que M. B... avait été radié de la liste des demandeurs de logement social le 11 mai 2024. Le tribunal a rappelé que la radiation d’un demandeur de logement social n’a pas pour effet de délier l’administration de son obligation d’exécuter la décision de la commission de médiation, sauf si cette radiation résulte de l’exécution de la décision ou révèle une renonciation de l’intéressé. La solution retenue n’est pas explicitement formulée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3-1, L. 441-2-1, R. 441-2-7 et R. 441-2-8 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que l’article R. 778-8 du code de justice administrative.
Avocat : VIGNERON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600847
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 3 novembre 2022, a jugé que la radiation de M. A... de la liste des demandeurs de logement social, intervenue le 20 février 2023, n’est pas, par elle-même, de nature à délier l’administration de son obligation de résultat. Il a rappelé que seule une renonciation ou un comportement obstructif du bénéficiaire pourrait justifier une telle décharge, ce qui n’est pas établi en l’espèce. En conséquence, le tribunal a procédé à la liquidation de l’astreinte au profit du fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Avocat : VILLARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304092
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D..., un ancien sous-officier, qui demandait la révision de sa pension militaire d’invalidité pour prendre en compte cinq nouvelles infirmités (épaule gauche, chevilles et genoux). Le tribunal a jugé que les pathologies invoquées, notamment celles liées à l’épaule et à la cheville droite, n’étaient pas imputables au service au sens des articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des pensions militaires d’invalidité, faute de preuve d’un lien direct avec un fait de service. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la décision de la commission de recours de l’invalidité du 14 septembre 2022, confirmant le refus de révision de la pension.
Avocat : Cabinet CDG - GOUTAIL AVOCAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306226
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. H..., médecin militaire retraité, contestant la suspension de sa pension pour les années 2017 à 2020 et le titre de perception de 138 855 euros émis pour récupérer les sommes indûment versées. La juridiction a jugé que le cumul de sa pension avec ses revenus de médecin-conseil à la sécurité sociale, activité exercée sous un contrat de droit privé, relevait des règles restrictives du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal a estimé que les dérogations invoquées par le requérant, notamment celles liées à l’exercice en zone sous-dotée ou à la crise sanitaire, n’étaient pas applicables en l’espèce, et que la procédure de suspension et le titre de perception étaient réguliers.
Avocat : ARVIS & BOURGEOIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209380
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office des requérants. Le litige principal concernait la contestation d'un titre de recette pour un indu de RSA et d'une décision rejetant un recours contre des indus d'APL. Les requérants, invités à confirmer le maintien de leurs conclusions par l'application "Télérecours citoyens" conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'ayant pas répondu dans le délai imparti, sont réputés s'être désistés.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502779
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du groupe SOS jeunesse de sa requête, qui visait à contester un refus de financement des mesures Ségur. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond du litige.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503743
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la fondation « la vie au grand air » de ses trois requêtes. Ces dernières visaient à contester le refus implicite du département de Meurthe-et-Moselle de financer, dans les prix de journée 2025 de trois établissements sociaux, les dépenses liées à la revalorisation salariale « Ségur ». La juridiction fonde sa décision sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l’habilite à constater un désistement. En conséquence, il n’est pas statué sur le fond des litiges.
Avocat : CORNILLIER AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601936
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de suspension d'une décision de suspension du RSA. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment car la preuve de la régularisation de sa situation auprès du département n'est pas établie. La requête est donc jugée mal fondée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601852
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension d'une décision de suspension du RSA. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la critique portant sur le choix de l'organisme d'accompagnement social étant jugée insuffisante. La requête est donc rejetée comme mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503483
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne le rejet d'une demande d'annulation d'une décision de la CDAPH refusant la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). La juridiction a retenu cette solution car la requérante n'a pas justifié, malgré une mise en demeure, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire exigé par l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles, appliquant ainsi les articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503201
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B... contestant un indu d'allocation d'aide au logement notifié par la caisse d'allocations familiales des Landes. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'exercice du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation, malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, l'ordonnance rejette la requête pour défaut de régularisation dans le délai imparti.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2405476
Cette décision du Tribunal Administratif de Strasbourg concerne une demande indemnitaire de Mme A... contre le Groupe Hospitalier de la région Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) pour des préjudices moral et financier liés à son congé de changement de spécialité. Le tribunal rejette l'ensemble des conclusions indemnitaires, estimant que la requérante ne pouvait se prévaloir des dispositions des articles R. 6152-49-9 et R. 6152-368-5 du code de la santé publique, n'étant ni praticien hospitalier ni contractuel à la date de son placement en congé. Il écarte également le moyen tiré d'une faute du GHRMSA concernant le retard de rémunération et d'établissement du contrat, jugeant que ce retard ne trouve pas son origine exclusive dans le comportement de l'établissement. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509163
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé-provision de M. Del Popolo, agent de l'administration pénitentiaire. Ce dernier demandait le remboursement d'une retenue sur salaire pour la complémentaire santé obligatoire et le versement de la participation employeur, ainsi que des dommages et intérêts. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, car l'administration avait mis en place un régime collectif obligatoire de protection sociale. En conséquence, toutes les demandes de provision et les conclusions accessoires ont été rejetées, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402497
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à obtenir la décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des pénalités au titre de 2019. Le litige portait sur la remise en cause par l'administration fiscale d'une réduction d'impôt (article 199 undecies C du CGI) dont ils avaient bénéficié pour un investissement en Outre-mer via une SCI. Le tribunal a jugé que la SCI n'ayant pas investi les fonds dans l'acquisition d'un logement dans le délai légal de dix-huit mois, les conditions du dispositif n'étaient pas respectées et la reprise de l'avantage fiscal était justifiée.
Avocat : DS AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403716
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants formulée par la société Prestig'Immo pour l'année 2023. La juridiction a estimé que la société ne démontrait pas que la vacance de son logement était indépendante de sa volonté, notamment en ne prouvant pas avoir tenté de le vendre ou de le louer au prix du marché en l'état. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 232 du code général des impôts et sur les réserves d'interprétation émises par le Conseil constitutionnel concernant cette taxe.