Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510524
Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette la requête de la société Grenke Location, qui réclamait le paiement d'une somme et la restitution d'un matériel à une communauté de communes. La juridiction constate que le contrat de location invoqué a été conclu avec une commune et non avec la communauté de communes mise en cause, rendant la demande irrecevable. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête fondée sur des moyens inopérants.
Avocat : THIERY
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504766
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la saisine de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le juge constate que la transmission des pièces, relative à une contrainte de France Travail, ne constitue pas une requête régulière, car elle ne contient pas l'exposé des faits, des moyens et des conclusions exigé. La décision s'appuie sur les articles R. 411-1 et R. 222-1 4° du code de justice administrative pour rejeter cette demande irrecevable.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2309284
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante qui contestait une contrainte pour recouvrement d'un indu d'allocation. La juridiction a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après avoir été invitée à le faire. L'affaire est donc close sans examen du fond, le litige étant considéré comme éteint.
Avocat : SELARL LE TEMPS DES DROITS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504013
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale d'indemnisation de requérants pour des dégâts causés par un mineur placé, celle-ci étant devenue sans objet après un versement de l'assureur du département. Le juge a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Il a néanmoins condamné le département du Pas-de-Calais à verser aux requérants 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : CALLON AVOCAT ET CONSEIL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412518
Le Tribunal Administratif de Lille constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur l'opposition formée par un usager contre une contrainte de recouvrement émise par France Travail. Cette décision fait suite à la régularisation de la situation par l'administration, qui a abandonné la récupération du trop-perçu après réexamen du dossier. La juridiction s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette ordonnance de non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2408123
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. C... qui contestait le refus de l'aide sociale à l'hébergement pour la période antérieure au 13 février 2024. Cette décision est motivée par le fait que le département du Nord a, postérieurement à l'introduction du recours, accordé l'aide demandée à compter du 1er septembre 2022, satisfaisant ainsi pleinement la demande du requérant. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 3° du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer lorsque la requête est devenue sans objet.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521246
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Metro FSD France de sa requête, qui visait à obtenir le paiement d'intérêts moratoires et de frais de recouvrement du centre hospitalier d’Auch. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond.
Avocat : SMOLINSKA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410998
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... visant à réformer son titre de pension. Le sujet principal est devenu sans objet car l'administration a concédé un nouveau titre de pension partielle postérieurement à l'introduction du recours, ce qui implique le retrait de la décision initialement attaquée. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorise à constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512367
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement d'instance de Mme A..., qui contestait la rupture de son contrat à durée déterminée par le centre hospitalier de Valence. La requérante demandait l'annulation de la décision de fin de contrat et des injonctions relatives à ses droits au chômage et au paiement d'heures supplémentaires. Le tribunal a constaté que le désistement était pur et simple et a rejeté la demande de condamnation de l'hôpital au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R.222-1 et L.761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCHOLAERT & IVANOVITCH AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507397
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... formant opposition à une contrainte de la CAF d’Orléans pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 1 391 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A... n’a pas produit la copie de la contrainte attaquée malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. De plus, sa demande d’échelonnement du remboursement relève de la compétence de la CAF, non du juge administratif.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504208
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’une requête en annulation d’une décision du conseil départemental de la Drôme rejetant sa demande d’aide au maintien de l’énergie dans le cadre du Fonds Unique Logement et Habitat. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, demande qu’elle n’a pas satisfaite dans le délai imparti. Par ordonnance du 23 février 2026, la magistrate désignée a constaté le désistement d’instance de Mme B..., faute de confirmation expresse, et en a donné acte.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405798
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... B... pour contester le refus de la caisse d'allocations familiales de la Savoie de lui accorder une remise de dette d'aide personnalisée au logement de 3 809 euros. Par un mémoire enregistré le 27 novembre 2025, la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la magistrate désignée a pris acte de ce désistement par ordonnance. Aucune analyse au fond n'a donc été effectuée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203430
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par une agente hospitalière contestant le refus implicite du centre hospitalier Annecy Genevois de lui accorder le bénéfice rétroactif de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er janvier 2018. En cours d'instance, l'établissement a finalement accordé cette bonification pour la période du 2 novembre 2018 au 31 octobre 2021, en exécution d'un précédent jugement. Constatant que la requérante avait ainsi obtenu satisfaction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné le centre hospitalier à verser 900 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408065
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a condamné l’État à verser 5 000 euros à M. C... pour la période du 10 mars 2023 au 24 mai 2024. La carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission de médiation du 12 septembre 2022, qui imposait une offre de logement adaptée dans un délai de six mois, a été reconnue sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Toutefois, le tribunal a limité l’indemnisation à cette période, estimant que le refus par M. C... d’un logement proposé le 8 avril 2024, sans motif légitime, avait interrompu le lien de causalité entre la carence de l’État et le préjudice allégué.
Avocat : GAYET
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500090
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL Auto Bilan d’une demande de condamnation du département de la Gironde à l’indemniser de préjudices matériel et moral. Après que le département a informé le tribunal d’un accord amiable, la société requérante s’est désistée de sa requête tout en maintenant sa demande de frais de justice. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a toutefois rejeté la demande de la SARL Auto Bilan au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant que les circonstances de l’espèce ne justifiaient pas une telle condamnation.
Avocat : SCP LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601399
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par le préfet de la Gironde sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, fait droit à la demande de désignation d'un expert. Cette demande vise à dresser d'urgence un procès-verbal de constat de l'état des lieux des parcelles situées à Ayguemorte-Les-Graves, dans le cadre de l'occupation temporaire autorisée pour les études préalables au projet de ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse/Dax (GPSO). La solution retenue est motivée par le refus de signer les procès-verbaux opposé par le maire et les propriétaires, ce qui justifie l'intervention de l'expert conformément aux dispositions de la loi de 1892.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601375
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par le préfet de la Gironde sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, fait droit à la demande de désignation d'un expert. Cette demande vise à dresser d'urgence un procès-verbal de constat de l'état des lieux des parcelles concernées par l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025, autorisant SNCF Réseau à occuper temporairement ces terrains pour les diagnostics archéologiques et géotechniques du projet de ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse. La solution retenue est motivée par le refus des propriétaires et du maire de signer les procès-verbaux, situation prévue par les dispositions de l'article 7 de la loi de 1892.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601374
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, fait droit à la demande du préfet de la Gironde. Cette demande visait à désigner un expert pour constater d'urgence l'état des parcelles concernées par l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025, autorisant SNCF Réseau à occuper temporairement ces terrains pour des diagnostics archéologiques et géotechniques préalables au projet de ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse. La désignation de l'expert est justifiée par le refus du maire de Landiras et de certains propriétaires de signer les procès-verbaux d'état des lieux. La solution retenue applique les articles 3, 5 et 7 de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés à la propriété privée par l'exécution de travaux publics.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600905
Le Tribunal Administratif de Toulouse, saisi d’une requête en plein contentieux par l’EIRL Arc Propreté, a estimé ne pas être compétent pour connaître du litige. La demande visait à obtenir la condamnation de la communauté des communes des côteaux de l’Arrats-Gimone à verser 23 637 euros en réparation des préjudices liés à la résiliation de marchés de nettoyage. En application des articles R. 312-11 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le lieu d’exécution du contrat et le siège des parties se situent dans le département du Gers, relevant de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Pau. Par ordonnance, le dossier a été transmis à cette juridiction.
Avocat : LAPUELLE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507443
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. A... et Mme D... d’un recours contestant une saisie administrative à tiers détenteur portant sur des forfaits de post-stationnement. En application des articles L. 2333-87 et L. 2333-87-2 du code général des collectivités territoriales, le juge a constaté que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal du stationnement payant. Par une ordonnance du 23 février 2026, il a donc transmis le dossier à cette juridiction spécialisée, conformément à l’article R. 351-3 du code de justice administrative.