Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204609
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête d'un ancien surveillant pénitentiaire demandant réparation d'un préjudice financier. Le requérant sollicitait le paiement d'une somme correspondant à un demi-traitement et la régularisation de ses bulletins de paie, suite à l'annulation d'un arrêté de mise en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que l'annulation de cet arrêté, intervenue pour vice de procédure (absence de proposition de poste de reclassement), n'impliquait pas automatiquement le versement des sommes réclamées mais seulement un réexamen de sa situation, et qu'aucune faute de l'administration n'était établie. La décision s'appuie sur le Code de justice administrative.
Avocat : CHICAUD & PREVOST - OCEAN INDIEN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2205430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un militaire de la Légion étrangère visant à faire reconnaître l'imputabilité au service de ses pathologies discales et à obtenir le versement de soldes. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que ses douleurs lombaires étaient directement liées aux accidents survenus en service, et que la décision de la commission de recours militaire ne présentait pas d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la défense relatives au congé de longue maladie et à la notion d'accident de service.
Avocat : COHEN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2206077
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par la commune de Vars. Le requérant invoquait de multiples irrégularités, notamment concernant la consultation des services, la conformité au PLU et la sécurité des accès. Le tribunal a jugé, après examen, que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment car les consultations réglementaires avaient bien été effectuées et que le dossier était régulier au regard des dispositions du code de l'urbanisme (articles R. 423-50 et R. 431-10 notamment).
Avocat : XOUAL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2206936
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'une ingénieure des travaux publics de l'État contestant la fixation de son régime indemnitaire (RIFSEEP) pour 2020-2021, notamment son coefficient de modulation individuel et son complément indemnitaire annuel. La juridiction a jugé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit, ni erreur manifeste d'appréciation, et que les principes d'égalité et de sécurité juridique n'étaient pas méconnus. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du décret n°2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207725
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... B... visant à annuler un titre de perception émis par la DGFIP pour un trop-perçu de rémunération et à obtenir la décharge de la dette. Le tribunal estime que le titre de perception, qui indique les bases de liquidation et a été précédé d'un courrier d'information, est régulier en la forme. Sur le fond, il considère que la requérante ne démontre pas que la créance est infondée, notamment en ne contestant pas la perception des sommes litigieuses durant ses congés de maladie.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208218
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., agent de l'AP-HM, qui demandait l'annulation du refus de reprise en télétravail. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés contre la décision de rejet de recours gracieux étaient inopérants dès lors que l'annulation de l'acte initial était également demandée. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°2016-151 du 11 février 2016 relatif au télétravail dans la fonction publique.
Avocat : SELARL CALLON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208709
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par une fonctionnaire d'Aix-Marseille Université contestant plusieurs décisions relatives à la gestion de son état de santé (fixation d'une date de consolidation, d'un taux d'IPP, et placement en congés de longue durée). Le tribunal a rejeté la plupart des moyens soulevés, considérant notamment que la composition du comité médical et la motivation des décisions attaquées étaient régulières. Il a toutefois fait application d'office de la jurisprudence *K...* du Conseil d'État pour examiner une éventuelle indemnisation au titre de la responsabilité sans faute de l'administration, renvoyant cette question à une expertise.
Avocat : JOURNAULT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208944
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice lié à la délivrance de certificats d'urbanisme illégaux par une commune. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal retient la responsabilité de la commune de La-Roche-des-Arnauds pour faute, en raison de l'illégalité d'un premier certificat d'urbanisme (annulé par jugement) et d'une mention erronée dans un second certificat. Il juge donc les requérants fondés à en demander réparation. **Textes appliqués** : Les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute, ainsi que les règles spécifiques relatives à la délivrance des certificats d'urbanisme (Code de l'urbanisme).
Avocat : SELARL APA & C
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209449
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'une fonctionnaire contestant la fin de son congé pour invalidité temporaire imputable au service et son placement en congé de maladie ordinaire, puis en disponibilité d'office. La juridiction a jugé que l'administration avait régulièrement exercé son pouvoir d'appréciation pour constater la guérison ou la consolidation de l'agent, et que la procédure suivie, y compris la saisine postérieure du conseil médical, n'était pas entachée d'illégalité. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986 relatif aux congés de maladie des fonctionnaires.
Avocat : SELARL BLANC TARDIVEL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209967
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus d'abroger le classement d'une parcelle dans le Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) de Marseille Métropole. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (10ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le zonage contesté (partage entre zones UP1 et Ns) n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, relevant de la compétence discrétionnaire de la métropole en matière d'urbanisme, et que la requérante ne démontre pas l'illégalité de la délibération. **Textes appliqués** : Articles L. 151-9, R. 151-18 et R. 151-24 du code de l'urbanisme définissant les zones urbaines (U) et naturelles (N), ainsi que les principes généraux du contrôle du juge de l'excès de pouvoir sur les documents d'urbanisme.
Avocat : SELARL BAUDUCCO - ROTA - LHOTELLIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210033
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de la suspension conservatoire et de la mutation d'office d'un professeur agrégé de philosophie. Le juge a estimé que le recteur de l'académie d'Aix-Marseille était compétent pour prendre ces mesures, que la suspension respectait la procédure prévue par les articles L. 531-1 et suivants du code général de la fonction publique, et que la mutation ne constituait pas une sanction déguisée. Les textes appliqués sont principalement le code général de la fonction publique et le décret n°72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut des professeurs agrégés.
Avocat : ABDOULAYE YOUNSA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210220
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête d'une enseignante visant à annuler un titre de perception émis pour recouvrer un trop-perçu de rémunération lié à sa mise à la retraite pour invalidité. La juridiction déclare irrecevables ses conclusions indemnitaires, faute d'avoir préalablement saisi l'administration d'une demande de réparation, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal n'examine pas le fond des conclusions en annulation, la requête étant jugée irrecevable sur la demande de dommages et intérêts.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes d'une fonctionnaire visant à annuler des décisions du Centre des monuments nationaux (CMN) mettant fin à son congé pour invalidité temporaire imputable au service et la plaçant en congé de maladie ordinaire, puis en disponibilité d'office. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que les procédures, notamment la saisine du conseil médical, étaient régulières. Les décisions s'appuient sur les dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986 relatif aux congés de maladie des fonctionnaires.
Avocat : SELARL BLANC TARDIVEL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307566
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'un professeur agrégé visant à annuler sa suspension conservatoire de quatre mois et sa mutation d'office. La juridiction a jugé que le recteur de l'académie d'Aix-Marseille, agissant dans le cadre de ses pouvoirs de délégation, avait légalement prononcé ces mesures dans l'intérêt du service, sans qu'elles ne constituent des sanctions déguisées. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général de la fonction publique, notamment ses articles L. 531-1 et suivants relatifs à la suspension, et sur le statut particulier des professeurs agrégés.
Avocat : MBENGUE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309600
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par une agente d'Aix-Marseille Université contestant plusieurs décisions relatives à la gestion de son état de santé (fixation d'une date de consolidation, d'un taux d'IPP, et placement en congés de longue durée). Le tribunal a rejeté la plupart des moyens soulevés, considérant notamment que la composition du comité médical et la motivation des décisions attaquées étaient régulières. Il a toutefois fait application d'office de la jurisprudence *K...* du Conseil d'État pour examiner une éventuelle indemnisation au titre de la responsabilité sans faute de l'administration, renvoyant cette question à une expertise.
Avocat : JOURNAULT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309861
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours d'un ancien légionnaire contestant le refus de lui attribuer un certificat de bonne conduite. Le tribunal a jugé que l'autorité militaire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte de sanctions disciplinaires et d'une notation défavorable pour refuser ce certificat. La décision s'appuie sur les articles D. 4137-6 du code de la défense et l'arrêté du 19 avril 2019 fixant les modalités d'attribution.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401940
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante. Le tribunal a estimé que le centre hospitalier de Briançon n'avait pas commis de faute dans la prise en charge de l'enfant, car il n'était pas établi que la dent avait été rapportée aux urgences ou qu'un refus de réimplantation avait été opposé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, notamment l'article L. 1142-1, qui régissent la responsabilité médicale sans faute.
Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402234
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral autorisant un groupement pastoral à exploiter des parcelles. Le juge estime que l'autorisation, relevant du contrôle des structures agricoles (articles L. 331-1 et suivants du code rural), ne méconnaît pas les règles applicables, notamment le schéma directeur régional. La demande de communication d'un procès-verbal est jugée irrecevable, le requérant n'ayant pas saisi au préalable la Commission d'accès aux documents administratifs comme l'exige l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET BALIQUE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402235
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral autorisant un groupement pastoral à exploiter certains alpages. Le juge estime que le contrôle des structures s'applique bien à ces terrains, conformément aux articles L. 331-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime, et que le seuil de déclenchement de 85 hectares est respecté. La demande de communication d'un procès-verbal est jugée irrecevable, le requérant n'ayant pas préalablement saisi la Commission d'accès aux documents administratifs comme l'exige l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET BALIQUE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402236
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête du groupement pastoral de l'Oulette, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant son autorisation d'exploiter des alpages à Vars. Le juge a jugé irrecevable la demande de communication du procès-verbal d'une commission départementale, faute de saisine préalable de la CADA, et a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en choisissant une autre candidature. La décision s'appuie sur les articles L. 331-2 et R. 431-5 du code rural et de la pêche maritime, ainsi que sur l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : TERRITOIRES AVOCATS