Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409914
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la saisine de la SARL Maison CRS comme étant manifestement irrecevable. Le tribunal constate que la transmission de la société, relative à un litige fiscal (impôt sur les sociétés), ne constitue pas une requête régulière, car elle ne contient pas l'exposé des faits, des moyens et des conclusions exigé par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En conséquence, le juge applique l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter cette requête irrecevable.
Avocat : CABINET D'AVOCATS JPCD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600857
Sujet principal : Contestation d'une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer une participation aux travaux connexes de remembrement. Juridiction : Tribunal Administratif de Strasbourg (ordonnance du président de la 1re chambre). Solution retenue : La requête est rejetée. Le tribunal administratif se déclare incompétent, estimant que le contentieux relève de la juridiction judiciaire (juge de l'exécution). Textes appliqués : Articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, combinés à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2223091
**Sujet principal :** Recours en plein contentieux d'une société exploitant un bar contre des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA suite à une vérification de comptabilité. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Paris (2e Section - 2e Chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la requête de la société BRV. Il estime que la procédure de contrôle a été régulière, notamment en ce qui concerne le débat contradictoire et la motivation de la proposition de rectification, et que les méthodes de rehaussement utilisées par l'administration sont fondées. **Textes appliqués :** Le tribunal s'appuie principalement sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales (notamment l'article L. 57 relatif à la motivation des propositions de rectification) et du Code Général des Impôts.
Avocat : CABINET ZAMOUR AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601988
La décision concerne une demande d'expertise préventive formulée par la commune de Seyssel avant la construction d'une halle couverte. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné l'expertise demandée, estimant qu'elle était utile pour constater l'état des immeubles voisins, conformément aux articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a rejeté la demande de la commune concernant la prise en charge anticipée des frais d'expertise, relevant que cette décision relève de la compétence exclusive de la présidente de la juridiction.
Avocat : GUERINOT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405272
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de la SAS Allyfe Immo. Le litige portait sur le remboursement d'un crédit de TVA de 11 599 euros pour 2023. La juridiction a retenu cette solution car l'administration fiscale avait, en cours d'instance, prononcé le dégrèvement total du montant contesté, rendant la demande sans objet. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410335
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les requêtes de M. et Mme A... visant la décharge de taxes foncière et d'habitation pour 2017-2019. Cette décision fait suite au dégrèvement total de ces impositions prononcé par l'administration fiscale après l'introduction des recours, rendant leurs demandes sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l'Etat à verser aux requérants la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEX BONI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509388
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler une contrainte pour recouvrement d'un indu de prime d'activité. La juridiction estime irrecevable le moyen contestant le bien-fondé de l'indu, car la requérante n'a pas justifié avoir exercé au préalable le recours administratif obligatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513775
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'une dette de RSA. La juridiction constate que la requérante, bien qu'invitée à le faire, n'a pas produit les justificatifs nécessaires permettant d'apprécier sa situation de précarité, condition essentielle pour l'examen de sa demande en plein contentieux. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête étant jugée insuffisamment motivée et ne permettant pas au juge de statuer sur le fond.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514288
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le juge a constaté que la requête, relative à un litige concernant des prestations sociales, ne formulait aucune conclusion précise contre les décisions de la caisse d'allocations familiales ou du département, et ne développait aucun moyen juridique. Après une mise en demeure infructueuse de régulariser sa requête, celle-ci a été rejetée en application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322910
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande de décharge d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016, présentée par un contribuable résidant aux États-Unis. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration fiscale avait régulièrement notifié la proposition de rectification à l'adresse connue en France et que les revenus salariaux, versés par une société française pour un emploi exercé en France, étaient imposables sur le territoire français. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article 15 de la convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994 et les règles de procédure fiscale.
Avocat : SANCHEZ
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324891
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. et Mme C... visant à obtenir la décharge d'un rappel d'impôt sur le revenu de 367 927 euros au titre de 2018. Le litige portait sur l'éligibilité d'une prime en actions (Management Incentive Plan) au crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR). La juridiction a jugé que cette prime, versée par l'employeur Veolia, constituait un revenu exceptionnel et non un revenu non exceptionnel, et n'entrait donc pas dans le champ d'application du CIMR défini par l'article 60 de la loi de finances pour 2017.
Avocat : CABINET DEGROUX, BRUGERE & ASSOCIES - DBA (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604524
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre une saisie administrative à tiers détenteur. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevant du contentieux de l'assiette et du recouvrement de l'impôt était de la compétence du tribunal dans le ressort duquel siège le service émetteur de l'acte. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, combinés à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434054
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête de la société Ginger CEBTP. Cette requête contestait initialement des pénalités infligées par le Syndicat des eaux d’Ile-de-France. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
Avocat : CABINET HEPTA (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525168
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement d'office du requérant dans un litige relatif au recouvrement de dettes de prestations sociales. Cette décision fait application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas produit le mémoire récapitulatif qui lui avait été demandé dans le délai prescrit. En conséquence, sa requête est réputée abandonnée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529320
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. La juridiction estime que la requérante n'apporte aucun élément sur sa bonne foi ou sa situation de précarité, ce qui est une condition exigée par l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale pour une telle remise. En conséquence, le tribunal applique les articles R. 772-6 et R. 222-1 7° du code de justice administrative pour rejeter la requête, considérant que les moyens ne sont pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2600875
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du préfet de la Somme refusant l'enregistrement de la liste « Rassemblés pour Moreuil » pour les élections municipales de 2026. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en se prononçant prématurément sur l'éligibilité du requérant (M. B... A...) au regard de l'article L. 231 du code électoral, alors que son contrôle à ce stade devait se limiter aux conditions de l'article L. 228. La juridiction a enjoint au préfet de délivrer le récépissé d'enregistrement de la candidature dans un délai de 24 heures.
Avocat : QUENNEHEN-TOURBIER
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501421
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de provision de 300 000 euros présentée par la requérante contre le CHU de Poitiers, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La juridiction estime que l'obligation de l'établissement hospitalier est sérieusement contestable, notamment en raison de la complexité liée à la qualification de la faute et à l'évaluation des préjudices. La demande au titre de l'article L. 761-1 du même code est également rejetée.
Avocat : SCP MORISSET & MONTOIS-CLERGEAU
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501896
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de remise gracieuse d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge estime que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa demande, n'a pas fourni les éléments de fait suffisants pour permettre l'examen de sa situation au regard des conditions de bonne foi et de précarité exigées par l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La requête est donc rejetée comme manifestement non assortie des précisions nécessaires, en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501997
Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la requête de Mme B... visant à contester la remise partielle d'un indu de prime d'activité. La juridiction estime que la requérante, bien qu'invitée à motiver sa demande et à fournir des justificatifs, n'a pas apporté les précisions nécessaires pour permettre au juge d'apprécier la précarité de sa situation. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale relatif à la récupération et à la remise des indus.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502334
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... qui demandait un réexamen gracieux de son dossier concernant un trop-perçu d'APL. Le juge estime que la demande de remise gracieuse d'une dette relève de la seule compétence de l'administration et non du juge administratif. La requête est rejetée comme manifestement irrecevable et inopérante en application des articles R. 222-1, 4° et 7° du code de justice administrative.