Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601724
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande de référé-liberté (article L. 521-1 du CJA) concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant ayant obtenu une attestation de prolongation d'instruction régularisant sa situation, il a conclu au non-lieu à statuer sur ses demandes de suspension et d'injonction, ce qui a été enregistré comme un désistement partiel. Le juge a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle (loi du 10 juillet 1991) et a renvoyé l'examen des frais de procédure à la décision sur le fond.
Avocat : KADOCH
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601720
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant algérien, n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant une mesure de suspension, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur l'appréciation concrète des circonstances, sans que le moyen tiré d'un doute sérieux sur la légalité du refus n'ait à être examiné.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601517
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de renouvellement de titre de séjour pour un ressortissant taïwanais souhaitant changer de statut d'étudiant à salarié. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant la mesure, notamment en l'absence de démonstration d'une menace grave et immédiate pour ses intérêts depuis la notification de la décision contestée. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et du doute sérieux pour la suspension) et l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (conditions de délivrance d'une carte de séjour "salarié").
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601496
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'injonction de réexamen d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, un ressortissant marocain, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision préfectorale du 13 avril 2024, notamment au regard des conditions de son séjour et de son insertion. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601482
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la requête est irrecevable car le contentieux spécifique des OQTF, régi par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dispose de sa propre procédure à effet suspensif, excluant ainsi le recours à la procédure de suspension d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS IOSCA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601453
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un refus de titre de séjour et d'injonction de délivrer un récépissé. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant congolais, n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant la suspension, malgré la présence de sa famille en France et son activité professionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'existence d'une urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte contesté.
Avocat : PEKETI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507700
Le Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre) a rejeté la requête de l'association ETAI, qui contestait le refus de versement de l'aide personnalisée au logement (APL) pour les résidents d'une maison d'accueil spécialisée (MAS). Le tribunal a jugé que le régime de financement des MAS, régi par le code de l'action sociale et des familles et pris en charge par l'assurance maladie, exclut le bénéfice de l'APL, et que la convention invoquée par l'association ne pouvait créer un droit contraire à la loi. Les textes appliqués incluent notamment les articles L. 344-1 et R. 344-1 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : CAP CODE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411735
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours contre plusieurs décisions relatives au retrait de points et à l'invalidation du permis de conduire du requérant. Le tribunal constate que le solde de points du requérant est redevenu positif, rendant sans objet les conclusions visant l'annulation de la décision d'invalidation et du refus de créditer des points après un stage. Par conséquent, le tribunal se prononcera uniquement sur la légalité des trois retraits de points contestés, consécutifs aux infractions de 2021, 2022 et 2023, en application des dispositions du code de la route.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411038
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision d'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points associés. Le juge a constaté que plusieurs infractions contestées avaient déjà été supprimées du dossier ou n'avaient pas donné lieu à retrait de points, rendant partiellement la demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route relatives au permis à points et sur le code de justice administrative.
Avocat : CABINET DE CAUMONT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408692
Le Tribunal administratif de Melun (11ème chambre) a rejeté la requête de l'association ETAI, qui contestait le refus de versement de l'aide personnalisée au logement (APL) pour les résidents d'une maison d'accueil spécialisée. Le tribunal a jugé que le droit à l'APL ne pouvait être fondé sur une convention à laquelle la caisse d'allocations familiales n'était pas partie, et que le financement de ce type d'établissement relève du régime de l'assurance maladie, non des aides au logement. Il a ainsi confirmé la légalité de la décision de la caisse, en s'appuyant notamment sur les articles L. 344-1 du code de l'action sociale et des familles et L. 174-4 du code de la sécurité sociale.
Avocat : CORNILLIER AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407599
Le Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre) a statué sur un recours en excès de pouvoir visant le refus initial d'une remise de dette d'aide personnalisée au logement (APL). Le tribunal a constaté que la décision de refus contestée avait été retirée par l'organisme payeur, qui avait ultérieurement accordé une remise partielle de 50%. Par conséquent, il s'est déclaré incompétent pour statuer sur le montant de cette remise partielle, relevant que l'appréciation de la situation de précarité du débiteur et du caractère non frauduleux de l'erreur (articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation) relève du pouvoir discrétionnaire de l'administration et non du contrôle du juge de l'excès de pouvoir.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406564
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler les refus d'aide individuelle à la formation (AIF) pour une formation de conseiller en insertion professionnelle. La juridiction a jugé que les décisions de l'agence France Travail, fondées sur le code du travail et la délibération de Pôle Emploi de 2015, étaient justifiées, notamment au motif que la requérante n'avait pas démontré que cette formation permettrait un retour rapide à l'emploi. Le tribunal a également déclaré irrecevable la partie de la requête dirigée contre la réponse de la médiatrice régionale, celle-ci ne constituant pas un acte décisoire.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505021
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour d'un an, et fixant son pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 613-1 du CESEDA), considérant que l'atteinte n'était pas disproportionnée au regard de sa situation personnelle. Les autres moyens, notamment ceux relatifs au principe du contradictoire et à l'examen sérieux, ont également été écartés.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504931
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'absence de justification de l'état civil (acte de naissance contrefait) et sur l'absence de démonstration que l'intéressé ne pouvait exercer son métier dans son pays d'origine, conformément aux dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). L'OQTF, conséquence légale du refus de titre, a également été jugée régulière.
Avocat : LEROY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504924
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait légalement fondé sa décision sur une menace à l'ordre public, en raison de la condamnation pénale de M. A..., et que cette décision ne méconnaissait pas disproportionnellement son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504585
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 23 avril 2025 refusant un titre de séjour à Mme B... et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se considérant en compétence liée et que la motivation de la décision était insuffisante, notamment sur l'évaluation de l'accès aux soins en Géorgie au regard de l'article L. 425-9 du CESEDA. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de deux mois.
Avocat : LAUNOIS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504421
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est légal, notamment car l'autorité signataire était compétente, la motivation suffisante, et que le préfet a correctement apprécié, sous le contrôle du juge, le sérieux des études poursuivies au regard des stipulations du protocole de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH sont écartés.
Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503642
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu à une fonctionnaire de police lors d'une astreinte. Le tribunal a annulé la décision administrative, considérant que la chute survenue sur la propriété privée de l'agent, après un appel de service, s'est produite dans le temps et le lieu du service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. Il a ainsi enjoint à l'administration de reconnaître l'accident comme imputable au service.
Avocat : DODEUR
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502153
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné un recours en excès de pouvoir contre une décision du CROUS de Normandie ordonnant le reversement d'une bourse étudiante. Le tribunal a jugé la requête recevable, écartant les fins de non-recevoir soulevées par la région. Sur le fond, il a annulé la décision de reversement, considérant que l'exclusion temporaire d'un an subie par l'étudiante ne constituait pas une "exclusion de la formation" au sens du règlement régional applicable (article 5.2.4 du règlement d'attribution de la bourse d'études régionales de Normandie), puisqu'elle a pu reprendre sa formation et obtenir son diplôme.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502101
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a jugé que la requérante, qui invoquait l'impossibilité de marcher sur de longues distances, ne rapportait pas la preuve que son état remplissait les critères légaux stricts définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine.