Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200294
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la Selarl Docteur B... A... contestant le refus de l'administration fiscale de lui accorder l'exonération prévue à l'article 44 *quindecies* du code général des impôts pour les entreprises créées en zone de revitalisation rurale. Le tribunal a estimé que l'activité de chirurgien orthopédique exercée par la société au sein de la Polyclinique Saint-Odilon ne constituait pas une entreprise nouvelle, mais s'inscrivait dans le prolongement de l'activité préexistante de l'établissement de santé, créant ainsi une situation de dépendance économique. En conséquence, la décision du 10 décembre 2021 du directeur départemental des finances publiques de l'Allier a été jugée légale et les conclusions indemnitaires de la requérante ont été rejetées.
Avocat : FRANCK LE MENTEC AVOCAT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516172
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de B... d'une demande de nouvelle expertise concernant un bâtiment menaçant ruine, propriété de la SCI du Clos des Cèdres, afin de vérifier la conformité des travaux projetés par le propriétaire aux prescriptions d'un précédent rapport d'expertise et d'un arrêté de mise en sécurité. Le juge des référés a rejeté cette demande. Il a estimé que la commune, après avoir pris un arrêté de mise en sécurité sur le fondement des articles L. 511-9 et suivants du code de la construction et de l'habitation, ne justifiait pas d'un élément nouveau ou d'une circonstance particulière nécessitant le prononcé d'une nouvelle mesure d'expertise, laquelle ne relève pas de la phase d'exécution de l'arrêté. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600261
Le tribunal administratif de Lyon, saisi par la commune d’Ucel sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, a ordonné une expertise pour examiner un bâtiment menaçant ruine situé au 32 route de Dugradus. L’expert désigné devra constater l’état du bâtiment et des constructions mitoyennes, se prononcer sur l’existence d’un danger imminent et proposer des mesures de sécurité. La décision s’appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du même code, ainsi que sur les dispositions du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322046
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., agent contractuel de la DREES, qui demandait réparation pour l'absence de revalorisation de sa rémunération et le non-renouvellement de son contrat. Le tribunal a jugé que la différence de traitement résultant de la politique indemnitaire mise en place par une note du 9 novembre 2018 était justifiée, car M. A... ne remplissait pas les critères de diplômes et d'expérience professionnelle requis. Il a également estimé que l'administration n'avait commis aucune faute en ne renouvelant pas le contrat à durée déterminée. La responsabilité de l'État n'étant pas engagée, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : BRILLIER LAVERDURE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2329762
Le Tribunal administratif de Paris annule un titre de recette de 5 750 euros émis par l’AP-HP à l’encontre de M. A... pour des frais d’hospitalisation. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, faute de preuve de la date de connaissance du titre par le requérant. Sur le fond, il juge que M. A... bénéficiait de la complémentaire santé solidaire lors de son hospitalisation, ce qui rend la créance mal fondée en application des articles L. 160-1 et R. 161-8-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, le titre est annulé et M. A... est déchargé de l’obligation de payer la somme.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423668
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de M. C... visant à obtenir de l'ONIAM l'indemnisation de préjudices consécutifs à une intervention chirurgicale subie en 2019 à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Le requérant soutenait que les complications, notamment une baisse d'acuité visuelle, relevaient d'un aléa thérapeutique ouvrant droit à la solidarité nationale en raison de leur faible probabilité et de leur gravité. L'ONIAM contestait l'existence d'un lien de causalité direct et le caractère anormal et grave du dommage. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions d'engagement de la solidarité nationale prévues à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique n'étaient pas remplies.
Avocat : CABINET LERINS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500168
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la Clinique de Livry-Sully contestant l'arrêté de l'ARS Île-de-France fixant, pour 2023, la dotation d'aide à la contractualisation à 1 161 699 euros, incluant un financement des mesures "Ségur" de 849 677 euros, que la clinique estimait insuffisant au regard du coût réel de 1 180 478 euros. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que le financement de ces mesures par l'assurance maladie s'inscrit dans le cadre d'une enveloppe nationale limitée, fixée par arrêté ministériel, et que l'ARS avait correctement réparti les crédits disponibles sans méconnaître les textes applicables (articles L. 162-21 et L. 162-23 du code de la sécurité sociale). Il a jugé que l'administration n'était pas tenue de compenser intégralement le coût réel des revalorisations salariales pour chaque établissement, et que la référence aux données SAE 2019 pour le calcul des dotations n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions subsidiaires et celles présentées au titre
Avocat : CABINET MUSSET & ASSOCIES (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500252
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de l’association France Horizon, gestionnaire de trois EHPAD, demandant la réformation de leurs tarifs d’hébergement 2024 fixés par le département de Seine-et-Marne. Le tribunal a rejeté l’exception de chose jugée soulevée par le département, les frais de siège litigieux pour 2024 étant distincts de ceux déjà jugés pour 2022. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée d’une motivation insuffisante, estimant que la requête exposait les raisons pour lesquelles les budgets approuvés étaient insuffisants. La décision se fonde sur les articles R. 351-18 du code de l’action sociale et des familles et L. 314-7 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500259
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Clinique du Canal de l’Ourcq d’un recours contestant le montant de la dotation d’aide à la contractualisation (MIGAC) pour 2023, estimant que l’ARS Île-de-France n’avait pas intégralement compensé le coût des revalorisations salariales dites « Ségur 1 et 2 » (53 580 euros) en ne lui allouant que 703 euros. La requérante invoquait notamment le non-respect des engagements gouvernementaux et des circulaires ministérielles, ainsi qu’une méconnaissance des principes d’égalité devant les charges publiques et de sécurité juridique. L’ARS a rejeté la demande en se fondant sur les enveloppes limitées fixées par arrêté ministériel et sur la répartition des crédits disponibles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le montant de la dotation contestée avait été régulièrement fixé dans la limite des crédits alloués par l’État, sans méconnaître les textes applicables (notamment les articles L. 162-21 et L. 162-23 du code de la sécurité sociale).
Avocat : CABINET MUSSET & ASSOCIES (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500995
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) d'un recours contestant le refus de l'Agence régionale de santé (ARS) d'intégrer dans la dotation globale de fonctionnement 2024 du CSAPA 77 le financement de la revalorisation salariale dite « Oubliés du Ségur », prévue par un accord du 4 juin 2024. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les instructions budgétaires applicables pour 2023 et 2024 incluaient déjà une part de crédits destinée à compenser cet accord, et que le calibrage financier avait été validé par les services ministériels. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les arrêtés des 14 et 25 juin 2024 fixant les dotations régionales et agréant les accords de travail.
Avocat : CABINET CORNILLIER AVOCATS (SELAS)
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507703
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise initialement ordonnée le 4 juillet 2025 à trois nouvelles parties : la SAS Amco Les Escamotables, la SA SMA et la société Axa XL Insurance Company. Cette demande, formulée par la commune de Cazouls-lès-Béziers, visait à inclure ces sociétés intervenues dans l'installation de bornes escamotables et d'un totem sur la Place des 140. Le juge a fait droit à la requête en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, estimant que leur présence était utile à la bonne exécution de la mission d'expertise.
Avocat : SCP GDG GASQ DELSOL GUIZARD
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508757
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu la mission d’expertise initiale (ordonnance n°2504545 du 27 juin 2025) aux réseaux des eaux usées de la commune de Sainte-Marie-la-Mer. Cette extension, demandée par l’EPCI Perpignan Méditerranée Métropole, a été jugée utile à la bonne exécution de l’expertise en cours, qui portait initialement sur l’état de la voirie et des canalisations d’eau potable. La solution retenue fait droit à la requête, en application de l’article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’étendre la mission d’expertise à l’examen de questions techniques utiles.
Avocat : CABINET ACOCE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508783
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de l’expert désigné, M. A..., d’étendre une mesure d’expertise initialement ordonnée le 1er octobre 2025. Cette extension vise à inclure la SAS Spie Batignolles Malet et la SARL Roussillon Enrobés, intervenues comme sous-traitantes sur le chantier de l’aéroport Perpignan-Rivesaltes. Le juge a estimé cette extension utile à la bonne exécution de la mission d’expertise, conformément à l’article R. 532-3 du code de justice administrative. La solution retenue est l’extension de l’expertise au contradictoire de ces deux sociétés.
Avocat : ERNST & YOUNG SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600110
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d’expertise initialement ordonnée le 24 décembre 2025 concernant un immeuble situé à Narbonne (parcelle AT 6). À la demande de la commune, l’expertise est désormais élargie aux immeubles mitoyens (parcelles AT 2, AT 3, AT 4, AT 5 et AT 7) en raison des risques d’effondrement et de l’utilité de leur examen pour la bonne exécution de la mission. Cette décision est fondée sur l’article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet d’étendre une expertise à des personnes ou questions techniques supplémentaires.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600124
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Bouisse sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requête visait à faire désigner un expert pour constater les désordres d'un immeuble menaçant ruine et proposer des mesures d'urgence. Le juge a fait droit à la demande en désignant un expert chargé d'examiner les lieux, de déterminer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier. Cette décision s'inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité pris par le maire.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600130
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par l’EPCI Montpellier Méditerranée Métropole sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La requête visait à faire désigner un expert pour constater les désordres d’un immeuble situé à Montpellier, présentant un risque pour la sécurité des occupants et des tiers. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d’examiner les lieux, d’évaluer l’existence d’un péril grave et imminent, et de proposer des mesures conservatoires. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600144
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Villefranche-de-Conflent sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de faire constater un péril imminent affectant un bâtiment menaçant la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à la demande en désignant un expert chargé de constater l'état du bâtiment, de déterminer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer les mesures conservatoires nécessaires. Cette décision est fondée sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative, qui permettent au juge de désigner un expert en référé pour constater des faits susceptibles de donner lieu à un litige.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521666
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique d’une demande d’expulsion sans délai de Mme B... et M. A..., occupants d’un logement géré par l’association Solidarité estuaire à Saint-Nazaire, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le préfet soutient que la famille, dont les demandes d’asile ont été définitivement rejetées par la CNDA en 2023, se maintient indûment dans les lieux, ce qui aggrave la saturation du dispositif d’accueil des demandeurs d’asile dans le département. Les défendeurs contestent la mesure, invoquant son caractère disproportionné, l’atteinte à l’intérêt supérieur de leurs enfants scolarisés et l’absence d’urgence démontrée. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni.
Avocat : ATSATITO KAMANOU
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600007
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui demandait une provision de 4 400 euros à titre de rémunération pour son contrat doctoral. Le juge a rappelé qu’en application des articles R. 421-1 et R. 541-1 du code de justice administrative, une demande de provision n’est recevable qu’après une décision de l’administration sur une demande préalable. En l’espèce, l’université n’avait pas répondu à la demande de M. A... et aucun rejet implicite n’était encore né, faute d’écoulement du délai de deux mois prévu à l’article L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501073
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société MANIKHEIR visant à obtenir le paiement provisionnel de factures impayées par le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, estimant que la société n'avait pas respecté la procédure précontentieuse obligatoire prévue à l'article 46 du cahier des clauses administratives générales des marchés publics. En effet, après la naissance du différend résultant du silence gardé sur sa mise en demeure, la société n'a pas adressé à l'acheteur un mémoire en réclamation dans le délai de deux mois, rendant sa requête irrecevable.
Avocat : FIDAL SOCIETE D'AVOCATS LE MANS