Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2205987
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par l’EARL Le Grand Castelet d’une demande d’indemnisation pour les dommages causés par les inondations du 4 juin 2020. La requérante imputait ces désordres à un défaut d’entretien de l’ouvrage de vannage du Castelet, géré par la commune de Tarascon, et à des travaux de construction d’une digue par le SYMADREM, qui auraient entravé l’évacuation des eaux pluviales. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité entre les manquements allégués et les préjudices n’était pas établi, et que le principal obstacle au ressuyage des vignes provenait de l’absence de système de drainage propre à l’exploitation. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207367
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme C..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. La juridiction a examiné la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai imparti, engageant sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence. La solution retenue, fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, a consisté à évaluer le préjudice en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement maintenues. Le tribunal a ainsi condamné l'État à verser une indemnité à Mme C... pour la période de responsabilité retenue.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210715
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la commune de Cassis et son assureur, la SMACL, d’une demande d’indemnisation pour les dommages causés au palais des congrès communal par l’incendie de la déchetterie du port de Cassis, survenu le 17 décembre 2017. La requête visait à engager la responsabilité solidaire du département des Bouches-du-Rhône, de la société GTC Cassis (exploitant de la déchetterie) et de leurs assureurs. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires, considérant que les conditions d’engagement de la responsabilité sans faute des défendeurs n’étaient pas réunies, et a également rejeté les appels en garantie croisés entre les parties. La décision s’inscrit dans le cadre du plein contentieux et applique les principes de la responsabilité administrative.
Avocat : MANDIN - ANGRAND AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303317
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation du grand port maritime de Marseille pour un accident de kite-surf survenu le 19 septembre 2020 après qu'elle a heurté une épave. Le tribunal a jugé que l'épave se situait dans une zone naturelle, en dehors des infrastructures portuaires aménagées, et ne constituait pas un ouvrage public. En conséquence, la responsabilité du port ne pouvait être engagée sur le fondement du défaut d'entretien normal d'un ouvrage public. Les frais d'expertise ont été mis à la charge de Mme A....
Avocat : SCP GOBERT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406020
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un hébergement par la commission de médiation, afin d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui proposer un hébergement d'insertion, et non un simple hébergement d'urgence. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la situation administrative de la requérante ne lui donnait pas vocation à un hébergement durable, et que l'État n'était pas tenu d'exécuter une décision de la commission de médiation entachée d'erreur de droit. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, qui subordonnent le droit à un logement ou hébergement durable à des conditions de régularité de séjour.
Avocat : GUARNIERI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516029
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la décision « 48 SI » du 16 octobre 2025 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a produit un relevé d’information intégral démontrant que cette décision avait été retirée et que le capital de points du requérant était rétabli à trois points. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en rejetant la demande de frais irrépétibles.
Avocat : PUJOS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503289
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise complémentaire à la demande de M. D... et de l’EARL Rente de la jument. Cette mesure vise à déterminer les causes et origines des désordres d’étanchéité persistants affectant leurs bâtiments à Vernot, malgré des travaux réparatoires réalisés en 2023. Le tribunal a écarté l’argument du département de la Côte-d’Or selon lequel l’expertise serait inutile ou tardive, jugeant que les faits relatés justifiaient cette mesure d’instruction.
Avocat : FIDUCIAL LEGAL BY LAMY
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304029
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de MM. D... et E... F... qui demandaient la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices moraux et ceux de leur mère, consécutifs au décès de leur père, victime des essais nucléaires en Polynésie française. Le tribunal a jugé que leurs créances étaient prescrites en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter du décès de leur père en 1979 et n'ayant pas été interrompu par la procédure d'indemnisation engagée par leur mère en 2017, laquelle ne concernait que ses droits propres. La solution retenue est donc le rejet pour prescription, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de la responsabilité de l'État.
Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304080
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour des infiltrations d’eaux pluviales affectant son habitation, imputées au défaut d’entretien d’un fossé séparant sa propriété du lycée professionnel de l’Argensol. Le tribunal a considéré que le fossé litigieux ne constituait pas un ouvrage public, faute d’être directement affecté à un service public, et qu’il n’était pas établi qu’il appartenait à la région ou qu’il constituait un accessoire indispensable d’un ouvrage public. En conséquence, la responsabilité de la région n’a été engagée ni sans faute ni pour faute, et les conclusions indemnitaires et injonctives ont été rejetées.
Avocat : SELAFA CASSEL
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304093
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. B... contestant une mise en demeure de payer 20 500 euros pour des impôts sur le revenu de 2019 et 2020. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel de 10 000 euros accordé en cours d'instance rendait sans objet les conclusions correspondantes. Pour le surplus, le juge a rejeté la demande de décharge de l'obligation de payer, estimant que la contestation du recouvrement était irrecevable faute de réclamation préalable conforme à l'article R. 281-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 247 et L. 281 du livre des procédures fiscales.
Avocat : BIFECK
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600095
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la commune de Pont-Saint-Esprit sur le fondement de l'article L.511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner une parcelle présentant un risque pour la sécurité publique. La juridiction a fait droit à cette demande en ordonnant la désignation d'un expert, conformément aux articles L.511-9 et R.556-1 du code de justice administrative. L'expert devra, dans un délai de 24 heures, constater l'état de la parcelle et des bâtiments mitoyens, évaluer le danger éventuel et proposer des mesures de mise en sécurité.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505626
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise économique à la demande de la société SHA&NA, qui impute une baisse de son chiffre d'affaires aux difficultés d'accès causées par les travaux de la ligne C du métro. Tisséo Ingénierie ne s'est pas opposé à cette mesure. L'expert devra évaluer le préjudice subi à partir du 1er janvier 2024 jusqu'à la fin des travaux, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305731
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme B..., mère d'un enfant autiste, qui demandait réparation pour le préjudice moral subi par elle et son fils en raison du défaut de scolarisation de ce dernier dans une structure adaptée à son handicap, comme recommandé par la MDPH. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation du rejet implicite de la demande indemnitaire, celles-ci relevant d'un recours de plein contentieux. Sur le fond, il a jugé que l'État n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, dès lors que l'absence de prise en charge en institut médico-éducatif (IME) résultait d'un manque de places dans ces structures, et non d'une carence de l'État dans l'exécution de ses obligations. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : BADJI-OUALI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506883
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la requête de Mme A..., ressortissante gabonaise. Le juge a rejeté comme irrecevable la demande de délivrance d'un titre de séjour, celle-ci ne relevant pas de mesures provisoires. En revanche, constatant l'urgence et l'utilité de la mesure, il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A... un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de huit jours, en application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme n'entrant pas dans l'office du juge des référés.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507725
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 19 décembre 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français, portant la durée totale à quatre ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, l'atteinte à la liberté d'entreprendre et au droit au travail, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence d'exécution de la mesure d'éloignement initiale et de l'absence d'attaches familiales stables en France.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600010
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par le maire de la commune de Faa’a sur le fondement de l’article L. 511-3 du code de la construction et de l’habitation. Le maire demandait la désignation d’un expert pour constater l’état de péril grave et imminent de deux maisons d’habitation menaçant la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission d’examiner les lieux, d’apprécier les mesures de sécurité déjà prises et, le cas échéant, d’en préconiser de nouvelles. Cette décision s’appuie sur les dispositions combinées des articles L. 511-3 du code de la construction et de l’habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.
Avocat : CROSS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305368
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., agent de nettoiement, qui demandait réparation des préjudices subis suite à une chute en service le 9 décembre 2021. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la métropole d'Aix-Marseille-Provence, estimant que la demande préalable indemnitaire formée en cours d'instance avait régularisé la requête. Sur le fond, le tribunal a rappelé que l'allocation temporaire d'invalidité répare forfaitairement les pertes de revenus et l'incidence professionnelle, mais n'exclut pas une action en responsabilité pour obtenir réparation d'autres préjudices patrimoniaux ou personnels, ni une action de droit commun en cas de faute. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL NEMESIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307947
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de Mme B..., propriétaire du navire « Tant Mieux », qui sollicitait la condamnation de la métropole d’Aix-Marseille-Provence pour la destruction de son bateau, effectuée le 9 octobre 2020 après une mise en demeure pour abandon. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la métropole n’était pas engagée, car l’enlèvement et la destruction du navire, réalisés en application des articles L. 5141-1 et suivants du code des transports, étaient justifiés par l’état d’abandon prolongé du navire et le danger ou l’entrave qu’il présentait. La solution retenue est donc le rejet de la requête indemnitaire de Mme B..., sans faire droit à ses demandes de réparation, d’astreinte ou de frais de justice.
Avocat : GANNE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516689
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé suspension de M. A... contre la décision « 48 SI » du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu du très grand nombre d’infractions commises sur une longue période, révélant un comportement dangereux contraire à l’intérêt public de la sécurité routière. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305366
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la demande indemnitaire de M. D..., agent du centre communal d'action sociale (CCAS) d'Agde, qui sollicitait la réparation de préjudices subis lors d'un accident de service survenu le 31 mai 2016. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le CCAS, estimant que la demande préalable de M. D... était suffisamment explicite pour lier le contentieux. Sur le fond, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a statué en application des principes de la responsabilité pour faute de l'administration et des dispositions du code général de la fonction publique.
Avocat : DHEROT