Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403865

Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur deux requêtes d'une étrangère contestant le refus implicite puis la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour portant des mentions litigieuses. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête, la décision attaquée ayant été retirée par la délivrance ultérieure d'un récépissé. Concernant la seconde requête, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation comme irrecevables, estimant que la requérante n'avait plus d'intérêt à agir après la délivrance d'un nouveau récépissé modifiant les mentions contestées. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'intérêt à agir et au retrait des décisions.

Avocat : JEANNOT

24 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402178

**Sujet principal** : Recours contre l'arrêté municipal d'opposition à une déclaration préalable de travaux pour un abri forestier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy. **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté du maire, considérant que l'abri forestier projeté entre dans l'exception prévue par l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme pour les constructions nécessaires à l'exploitation forestière. Il rejette la fin de non-recevoir soulevée par le préfet. **Textes appliqués** : Articles L. 161-4 et R. 161-4 du code de l'urbanisme, relatifs aux exceptions à l'interdiction de construire dans les secteurs non constructibles des cartes communales.

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401284

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... pour les préjudices subis lors d'une chute sur un toboggan aquatique. La juridiction a estimé que le syndicat mixte gestionnaire n'avait commis ni faute dans l'organisation du service, ni manquement à son obligation d'entretien normal de l'ouvrage public. Le tribunal a considéré que l'accident était principalement dû au non-respect par la victime des consignes de sécurité qui lui avaient été données oralement.

Avocat : SELARL LEONEM

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400069

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de l'agent public visant à annuler une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de trois jours. Le juge a estimé que les faits de défaillance dans le service, de désobéissance hiérarchique et d'entrave à la sérénité du service étaient établis et justifiaient la sanction prononcée au titre des articles L. 530-1 et suivants du code général de la fonction publique. Les moyens soulevés, notamment sur la motivation, la procédure disciplinaire ou la qualification des faits, ont été écartés.

Avocat : TADIC

24 mars 2026• Chambre 1
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600604

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le juge a estimé que le préfet de la Marne était compétent pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision était suffisante. La juridiction a notamment appliqué l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relevant que l'étranger ne pouvait justifier d'une entrée régulière en France.

Avocat : HAMI-ZNATI

24 mars 2026• Juge unique - Eloignement
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600582

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours prononcée par le préfet de l'Aube. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée, fondée sur un examen individuel de la situation, et que les conditions légales de l'assignation à résidence (articles L. 730-1 et L. 731-1 du CESEDA) étaient remplies, l'éloignement du requérant constituant une perspective raisonnable. Il a également jugé que les obligations imposées (présentation trois fois par semaine) ne portaient pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir au regard des articles L. 733-1 et L. 733-2 du même code.

Avocat : GAFFURI

24 mars 2026• Juge unique - Eloignement
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600509

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant haïtien, visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour et une assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'étranger ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisants en France au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a également jugé que les mesures d'éloignement et de contrainte ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : OS AVOCATS

24 mars 2026• Juge unique - Eloignement
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601394

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la Tunisie comme pays de renvoi pour son éloignement. Le tribunal a jugé que la décision était légale, notamment au regard des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.

Avocat : BURGEVIN

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604511

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur une demande de référé-suspension visant l'arrêté municipal refusant un permis de construire. Le juge a rejeté la demande de suspension, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité du refus n'était caractérisé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune.

Avocat : SELARL LANDOT & ASSOCIES

24 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602858

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une décision implicite rejetant des demandes de visa pour la réunification familiale. Le juge estime que les requérants n'établissent pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'insuffisance probante des documents produits pour attester des liens familiaux. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée, compte tenu du délai écoulé depuis l'admission du père au bénéfice de la protection subsidiaire et de l'absence d'éléments suffisants sur la situation des demandeurs.

Avocat : BLIN

24 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411567

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était régulièrement signée par une autorité délégataire compétente et suffisamment motivée, et a écarté les griefs tirés d'une méconnaissance des droits de la défense et des articles 8 de la CEDH et 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : BEARNAIS

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402507

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les recours d'un militaire de la gendarmerie nationale visant à annuler deux titres de perception émis pour la régularisation de charges locatives. La juridiction a jugé que les titres contestés, émis par le ministère de l'intérieur, étaient réguliers en la forme et que les vices de procédure allégués (défaut de mention des bases de liquidation, erreur d'adresse, absence de signature) n'étaient pas établis ou étaient sans incidence sur la légalité de la créance. Elle a également estimé que le recours gracieux avait été examiné par l'autorité compétente et que la motivation des décisions de rejet était suffisante, conformément aux dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319113

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un requérant contre le rejet de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que l'administration avait légalement déclaré la demande irrecevable, car le test de français (TCF) produit ne démontrait pas le niveau B1 requis par l'article 37 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, appliquant ainsi l'article 21-24 du code civil. Les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision et d'une erreur d'appréciation ont été écartés.

Avocat : RUFFEL

24 mars 2026• Magistrat : Mme MALINGUE - R. 222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317924

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... visant à annuler la décision du ministre de l'Intérieur classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que l'administration était compétente et que le classement était légal, M. E... n'ayant pas produit l'acte de naissance original régulier demandé, conformément aux articles 37-1 et 40 du décret du 30 décembre 1993. Le rejet est fondé sur le non-respect des conditions de recevabilité de la demande.

Avocat : GROLLEAU

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316535

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de la mère d'un détenu décédé par suicide. Le tribunal a estimé que l'administration pénitentiaire n'avait pas commis de faute, ayant pris les mesures de surveillance et d'évaluation du risque suicidaire requises compte tenu des informations dont elle disposait, notamment sur les antécédents psychiatriques du détenu. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire relatives à la protection de l'intégrité physique des personnes détenues.

Avocat : JERUSALEMY

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312248

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un détenu contestant son transfert entre deux maisons d'arrêt. Le tribunal a jugé que cette décision de changement d'affectation constituait une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, dès lors qu'elle ne portait pas une atteinte excessive aux droits et libertés fondamentaux du requérant. La juridiction a appliqué la jurisprudence relative au caractère non justiciable des mesures d'ordre intérieur pénitentiaires, sauf lorsqu'elles affectent des libertés fondamentales.

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306535

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet de la Loire-Atlantique était compétent pour prendre cette mesure et que la motivation de la décision était suffisante au regard des dispositions du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que les conditions légales de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies et que la mesure n'était pas disproportionnée.

Avocat : PAUGAM

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303442

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D... visant à annuler la décision de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger mettant fin aux majorations familiales pour sa fille. La juridiction a jugé que la condition de "charge effective et permanente" de l'enfant, définie par l'article L. 513-1 du code de la sécurité sociale et l'article 4 du décret du 4 janvier 2002, n'était pas remplie, car la garde effective de l'enfant n'était pas assurée par le requérant. La décision administrative est donc confirmée.

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300950

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le rejet d'une demande de naturalisation. Le tribunal estime que le signataire de la décision était compétent, que la motivation était suffisante au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration, et que le ministre, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, a pu légalement fonder son refus sur une fausse déclaration du requérant concernant sa filiation. Les textes appliqués sont principalement le code civil et le décret du 30 décembre 1993 relatif aux décisions de naturalisation.

Avocat : SCHURMANN

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602349

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'octroi des conditions matérielles d'accueil (CMA) à des enfants mineurs demandeurs d'asile. La juridiction a annulé les décisions de refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), estimant qu'elles étaient insuffisamment motivées et ne prenaient pas sérieusement en compte la situation de vulnérabilité de la famille, notamment le statut de parent isolé. Le tribunal a fondé sa décision sur les articles L. 522-3 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent le refus des CMA et imposent une évaluation de la vulnérabilité.

Avocat : MARGAT

24 mars 2026• Reconduite à la frontière