Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432010

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 6 000 euros à Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation pour un relogement d’urgence, en raison de la carence fautive du préfet à exécuter cette décision dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis par la requérante et ses enfants, maintenus dans une situation d’hébergement précaire. Le tribunal a fixé l’indemnité à 900 euros par personne et par année de carence, en tenant compte de l’évolution de la composition du foyer.

Avocat : MOMMESSIN

6 janvier 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432011

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 800 euros à M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation pour un relogement d’urgence, en raison de la carence fautive de l’administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, à compter du 26 avril 2024, faute d’offre de relogement dans le délai imparti. Le tribunal a indemnisé les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis par le requérant, contraint de vivre dans sa voiture ou chez des tiers.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

6 janvier 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520806

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B... afin d'évaluer les préjudices subis lors d'une intervention chirurgicale à l'hôpital Saint-Louis en novembre 2021. La mission de l'expert, confiée à un chirurgien digestif, inclut l'analyse de la conformité des soins aux données acquises de la science et la détermination de l'origine des dommages. Le tribunal a rejeté la demande de dépôt d'un pré-rapport, cette formalité n'étant pas imposée par la réglementation applicable.

Avocat : CABINET JASPER AVOCATS

6 janvier 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528937

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., gardien de la paix, qui contestait la sanction disciplinaire du blâme infligée par le préfet de police le 1er août 2025. Le requérant invoquait des vices de procédure et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la consultation des données de sa caméra individuelle, jugée conforme aux articles R. 241-1 et R. 241-3 du code de la sécurité intérieure. Il a estimé que les faits d'usage privatif du véhicule de service étaient établis et constituaient une faute justifiant une sanction, et que le blâme n'était pas disproportionné.

6 janvier 2026• 5e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303007

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., marchand de tapis, qui contestait des rappels de TVA pour les années 2017 à 2019. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure, faute d’avoir pu exercer les recours hiérarchiques prévus par la charte du contribuable vérifié. Le tribunal a jugé que M. B... avait bien été reçu par le supérieur hiérarchique du vérificateur et qu’il n’avait pas sollicité l’interlocuteur départemental après cet entretien. La décision s’appuie sur l’article L. 10 du livre des procédures fiscales et les dispositions de la charte.

6 janvier 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303245

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019 et 2020. Les requérants contestaient la qualification de revenus distribués de sommes issues d’une vérification de comptabilité de leur SARL, invoquant la régularité de la comptabilité et l’absence d’appréhension personnelle des fonds. Le tribunal a jugé que l’administration avait correctement fondé l’imposition sur le 2° du 1 de l’article 109 et le c de l’article 111 du code général des impôts, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : CABESTAN AVOCATS

6 janvier 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404729

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018-2020, issues d'un contrôle de la SCI MPP. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure fondée sur une méconnaissance du droit de communication (article L. 83 du livre des procédures fiscales) lors de la vérification de comptabilité de la SCI. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant en raison de l'indépendance des procédures fiscales applicables à la société et au contribuable. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des frais de justice.

Avocat : CARNO AVOCATS

6 janvier 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404951

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SELAS Laboratoire d’analyses de biologie médicale Christine Pépin - Philippe Leluan - Patricia Sannier - Didier Guillo, qui contestait des rappels de taxe sur les salaires pour les années 2015 à 2017. La société soutenait que les biologistes coresponsables, en tant qu'associés exerçants, n'étaient pas dans un lien de subordination, ce qui devait exclure leurs rémunérations de l'assiette de la taxe. Le tribunal a jugé que les rémunérations versées aux biologistes, même en l'absence de lien de subordination, entraient dans le champ d'application de la taxe sur les salaires en application de l'article 231 du code général des impôts et de l'article 51 de l'annexe III au même code. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET ARSENE TAXAND

6 janvier 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501437

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SAS Dis-moi tout, qui contestait un rappel de TVA. La société demandait l'application du taux réduit de 5,5 % pour ses ouvrages des collections « Dis-moi tout » et « Mon journal », mais le tribunal a jugé que ces produits, conçus comme des supports à remplir par l'utilisateur, ne constituent pas des « livres » au sens du 3° du A de l'article 278-0 bis du code général des impôts. Le tribunal a estimé qu'ils ne forment pas un ensemble homogène comportant un apport intellectuel suffisant, leur objet principal étant le recueil d'informations personnelles. Par conséquent, l'application du taux normal de TVA à 20 % a été confirmée, et les conclusions de la société ont été rejetées.

Avocat : HORRIE & ASSOCIES SOCIETE D'AVOCATS

6 janvier 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506075

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2025. Cet arrêté mettait en demeure la société Highway France Logistics 8, sur le fondement de l'article L. 171-8 du code de l'environnement, de transmettre un bon de commande pour des travaux de déconstruction suite à un incendie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'apportant pas la preuve de l'atteinte grave et immédiate à sa situation économique, notamment en ne démontrant pas son incapacité financière à réaliser les travaux. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.

Avocat : DS AVOCATS

6 janvier 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212199

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de Mme D... qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour son logement neuf au titre de 2022. La requérante invoquait l'exonération temporaire de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts. Le tribunal a constaté que la déclaration d'achèvement des travaux (formulaire H2) avait été souscrite hors délais, soit plus de quatre-vingt-dix jours après la date d'achèvement du 10 septembre 2021, en méconnaissance de l'article 1406 du code général des impôts. En conséquence, l'exonération ne pouvait s'appliquer que pour la période restant à courir après le 31 décembre de l'année suivante, ce qui ne permettait pas de décharger l'imposition litigieuse.

6 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208149

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SCI Ava, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder une remise gracieuse de taxe foncière pour les années 2017 à 2021. La société invoquait des difficultés financières et l'inoccupation de ses locaux commerciaux. Le tribunal a jugé que les conclusions en décharge pour les années 2017 à 2020 étaient irrecevables en raison de la tardiveté de la réclamation, conformément à l'article R* 196-2 du livre des procédures fiscales. Concernant l'année 2021, l'administration avait rejeté la demande au motif que le local n'était pas utilisé par le contribuable lui-même, condition requise par l'article 1389 du code général des impôts pour une exonération. Le tribunal a validé cette décision, estimant qu'elle n'était entachée d'aucune erreur de droit, de fait ou d'appréciation.

Avocat : NUNES

6 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2205174

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la demande de la SCI Babache visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021, concernant un appartement à Ivry-sur-Seine. La société invoquait l'exonération prévue à l'article 1383 du code général des impôts pour les constructions nouvelles, mais n'avait pas respecté le délai de déclaration de 90 jours suivant l'achèvement des travaux, survenu le 18 décembre 2019. Le tribunal a constaté que l'administration avait accordé un dégrèvement partiel en cours d'instance, rendant les conclusions sans objet à hauteur de 489 euros pour 2020 et 496 euros pour 2021. Pour le surplus, la demande a été rejetée, car la commune d'Ivry-sur-Seine avait supprimé l'exonération de sa part de taxe foncière par une délibération de 2018, et la SCI ne pouvait bénéficier que de l'exonération de la part départementale, déjà accordée.

6 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2205795

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse partielle des taxes foncière et d'habitation 2021 et demandant la décharge de ces impositions. Le tribunal a soulevé d'office l'irrecevabilité des conclusions à fin de décharge, faute pour la requérante d'avoir présenté une réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale avant le 31 décembre 2022, conformément aux articles R*190-1 et R*196-2 du livre des procédures fiscales.

6 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2205974

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par la société Orange d'une demande de condamnation de la société Keller fondations spéciales à l'indemniser des dommages causés à ses installations téléphoniques lors de travaux de forage réalisés le 7 août 2017. La juridiction a écarté l'exception d'incompétence soulevée par la société défenderesse, retenant que le litige, né de l'exécution de travaux publics, relevait de la compétence administrative. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de la société Keller fondations spéciales était engagée envers la société Orange, en sa qualité de tiers par rapport à ces travaux publics, pour le dommage accidentel subi. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité des constructeurs à l'égard des tiers, sans application des articles 1240 et 1242 du code civil invoqués par la requérante.

Avocat : LE DISCORDE - DELEAU AVOCATS ASSOCIES

6 janvier 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206096

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de la SASU Paris Arcueil Real Estate, qui sollicitait la décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020 en raison de l'inexploitation de son hôtel à Arcueil. La société invoquait la pandémie de Covid-19 comme cause indépendante de sa volonté pour justifier la fermeture de l'établissement d'avril à août 2020. Le tribunal a estimé que cette fermeture résultait d'un choix de gestion de la société, destiné à s'adapter à la conjoncture économique, et non d'une cause indépendante de sa volonté au sens de l'article 1389 du code général des impôts. Par conséquent, la demande de dégrèvement a été rejetée.

Avocat : RGM AVOCATS

6 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206389

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de la SCI Valferrus contestant ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2021. L'administration a partiellement fait droit aux demandes en accordant des dégrèvements, notamment pour la reclassification de certains locaux et l'application du mécanisme de planchonnement de la valeur locative. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la société, concernant l'application d'un coefficient de pondération de 0,2 pour valeur d'utilisation réduite au sens de l'article 324 Z de l'annexe III au code général des impôts, estimant que ce moyen n'était pas fondé. Les décisions s'appuient sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : LEONARD AVOCATS

6 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301663

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par le directeur général de Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme A... B..., pour avoir stationné sans autorisation trois bateaux sur le domaine public fluvial de la Marne à Joinville-le-Pont depuis le 10 août 2017. Constatant que les faits, établis par un procès-verbal non contesté, constituent un empêchement au domaine public, le tribunal a condamné Mme B... à une amende de 150 euros sur le fondement de l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. Il lui a également enjoint de libérer le domaine public sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et autorisé VNF à procéder d’office au déplacement des bateaux aux frais de la contrevenante en cas de non-exécution. Enfin, Mme B... a été condamnée au paiement de 250 euros au titre des frais de procédure.

6 janvier 2026• 2ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301665

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau de M. A... depuis mai 2022. Le tribunal a retenu la matérialité des faits, le procès-verbal faisant foi, et a jugé que le stationnement sans autorisation constitue un empêchement au sens de l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné M. A... à une amende de 150 euros et lui a enjoint de libérer le domaine public sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, avec possibilité d’expulsion d’office aux frais du contrevenant.

Avocat : C.J ALAIN BOT, YANNICK NORMAND, MARIE-PASCALE CREN ASSOCIES

6 janvier 2026• 2ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301800

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par deux bateaux appartenant à M. A... depuis octobre 2022. Le tribunal a donné acte du désistement partiel de VNF concernant l’évacuation des bateaux, ceux-ci ayant été enlevés d’office. Sur le fond, il a constaté la matérialité de l’infraction prévue à l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques et a condamné M. A... à une amende de 150 euros. Il a également ordonné le remboursement des frais d’enlèvement d’un montant de 9 000 euros, ainsi que des frais de procédure.

Avocat : PERIN

6 janvier 2026• 2ème chambre, JU