Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605189
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouveler une carte de résident de réfugié. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais a rejeté la demande de suspension. Il a estimé que l'urgence n'était pas établie, l'intéressé étant en possession d'un récépissé valable prolongeant son droit au séjour, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était soulevé en l'état. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BEN GADI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606317
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant algérien qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture de police. Le juge a estimé que le requérant, en séjour irrégulier depuis plusieurs années, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur ce texte et sur les principes régissant le séjour des étrangers.
Avocat : BOUDJELLAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606248
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour et d'injonction de réexamen, formée par une ressortissante étrangère. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge prononce l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Il n'est pas encore statué sur le fond de la demande de suspension, l'instruction étant en cours. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique (admission provisoire).
Avocat : CARLES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606646
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de son maintien en rétention administrative. La juridiction a estimé que la décision préfectorale était régulière, notamment au regard des articles L. 754-2 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que sa demande d'asile, formulée après son placement en rétention, avait pour seul but de faire échec à son éloignement. Les moyens soulevés, dont l'incompétence de l'auteur de l'arrêté, l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
Avocat : MINDEGUIA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607872
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui résidait irrégulièrement en France depuis 2021 et n'avait initié des démarches qu'en 2025, ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les principes dégagés par la jurisprudence concernant l'obligation pour l'administration de procéder à l'enregistrement des demandes dans un délai raisonnable, mais exige du requérant qu'il démontre une urgence concrète.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600923
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que l'arrêté était légal, écartant les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que l'intéressé ne démontrait pas une insertion sociale suffisante pour contester la mesure.
Avocat : BOULA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601204
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. E... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant son pays de renvoi dans le cadre d'une interdiction judiciaire du territoire (IJT). Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que la motivation de l'acte, qui s'appuie sur la condamnation pénale définitive et l'évaluation de la situation personnelle, est suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601224
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers le Portugal au titre du règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013). Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé, car il mentionne le visa portugais du requérant et l'acceptation explicite des autorités portugaises de le prendre en charge, conformément aux articles L. 572-1 du CESEDA et 12-4 du règlement. Les autres moyens, notamment la méconnaissance des articles 3 et 4 du règlement Dublin III, sont également écartés.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601260
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les arrêtés préfectoraux lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, lui enjoignant de quitter le territoire et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Eure avait légalement fondé son refus sur la menace pour l'ordre public, en application de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la décision était suffisamment motivée et que les autres moyens, y compris ceux tirés de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés.
Avocat : DERBALI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601274
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Croatie. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que sa motivation était insuffisante au regard des exigences de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013). Il a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601687
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en raison de l'absence de preuve d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Avocat : NIAKATE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517548
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite d'un titre de séjour pour conjoint de citoyenne de l'Union européenne. Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et a ordonné la suspension de l'exécution de la décision de rejet. Cette suspension a été accordée au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge estimant qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2503791
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral du 7 mars 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant malgache et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne tenant pas suffisamment compte de la durée du séjour de l'intéressé, de sa vie familiale établie en France (concubinage avec une ressortissante française et enfant née en 2024) et de son intégration professionnelle stable. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la situation du requérant, notamment au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : WEINBERG
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510041
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant malien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "travailleur temporaire" et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car la carte sollicitée n'entrait pas dans le champ de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La décision administrative a été examinée au regard des conditions de renouvellement prévues par les articles L. 421-3 et L. 433-1 du CESEDA, ainsi que de la convention franco-malienne de 1994.
Avocat : LEFEVRE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514779
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la préfète de Haute-Savoie était compétente pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision, qui a pris en compte la situation personnelle du requérant, était suffisante au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NAMIGOHAR
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602873
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante camerounaise visant à enjoindre à la préfète de l'Essonne de régulariser sa situation pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ferait obstacle à l'exécution de cette décision et n'était plus utile.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602875
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d'un ressortissant guinéen visant à enjoindre la préfète de l'Essonne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence requise, sa situation irrégulière et le délai depuis le dépôt de sa demande (moins d'un an) étant insuffisants. Aucune circonstance particulière ne permettait de caractériser une nécessité d'examen prioritaire par rapport à d'autres demandeurs.
Avocat : CISSE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2304084
**Sujet principal** : Demande d'une éducatrice de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) visant à obtenir le versement rétroactif de la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'octroi de la NBI est subordonné à l'exercice de fonctions spécifiques dans des structures ou zones géographiques déterminées (comme les quartiers prioritaires de la politique de la ville), et que la requérante, affectée dans une Unité Éducative en Milieu Ouvert (UEMO) et précédemment dans un établissement pénitentiaire pour mineurs, n'apporte pas la preuve que ses fonctions répondaient à ces critères légaux. **Textes appliqués** : Article 27 de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 définissant les conditions d'attribution de la NBI.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504903
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante tunisienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de la requérante et que la mesure contestée ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur l'accord franco-tunisien.
Avocat : BENLEBNA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500331
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté une demande d'expertise (article R. 532-1 du CJA) concernant un talweg et des dommages à une propriété. Le juge a estimé que plusieurs points de la mission sollicitée relevaient de questions de droit, qui ne sont pas du ressort d'un expert. De plus, la mesure n'était pas jugée utile, l'éventuelle responsabilité des collectivités publiques défenderesses étant sérieusement contestée.
Avocat : PIASECKI