Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506968
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise clôturant l'instruction de la demande d'admission exceptionnelle au séjour d'une ressortissante congolaise. Le tribunal a jugé que la décision contestée, notifiée par voie électronique, était entachée d'un vice de forme car elle ne comportait pas la signature de son auteur, méconnaissant ainsi les articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le préfet est tenu de procéder à un nouvel examen de la demande de l'intéressée.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507015
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a procédé à une substitution de base légale, retenant l'article L. 412-5 du CESEDA (menace à l'ordre public faisant obstacle au renouvellement) à la place de l'article L. 432-1 invoqué à tort par le préfet. La juridiction a estimé que cette substitution était possible car elle ne privait pas l'étranger de garanties et que l'autorité disposait du même pouvoir d'appréciation.
Avocat : SALIGARI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507093
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a jugé que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et professionnelle stable du requérant, justifiant une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les principes généraux du droit des étrangers.
Avocat : BOUDAYA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507110
**Sujet principal** : Recours en annulation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l'encontre d'un ressortissant égyptien en situation irrégulière. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le droit d'être entendu du requérant (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) n'a pas été méconnu, et que l'OQTF est légalement fondée sur l'article L. 611-1 du CESEDA, l'étranger ne justifiant pas d'un séjour régulier. **Textes appliqués** : Article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ; article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507213
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral rejetant une demande de regroupement familial pour un ressortissant algérien. Le juge a relevé d'office que le préfet avait appliqué à tort les articles L. 434-6 et R. 434-6 du CESEDA, inapplicables aux Algériens, et a substitué le fondement légal correct, l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. L'affaire est renvoyée au préfet pour une nouvelle instruction sur la base de cet accord.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601429
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence relative aux étrangers, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, refus de protection temporaire, interdiction de retour et assignation à résidence). La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 582-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le CESEDA et la procédure prévue à son article L. 921-1.
Avocat : DA COSTA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603009
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et immédiate à une liberté fondamentale, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré la situation de séjour irrégulier et les difficultés professionnelles alléguées. La décision s'appuie sur le code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AYARI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603469
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de la carte de résident de M. A... Le juge a retenu la condition d'urgence, présumée dans ce type de contentieux, et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'absence d'examen individuel de la situation de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : YAMOVA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603993
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté concernant le renouvellement d'un titre de séjour et la condamnation de l'État à des frais d'instance. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : La requérante s'étant désistée de sa demande d'injonction, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais exposés pour l'instance. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (pour acter le désistement) et L. 761-1 du code de justice administrative (pour la condamnation aux frais d'instance).
Avocat : MALIK
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604034
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge constate que l'administration a, postérieurement à l'introduction de la requête, délivré la carte de séjour pluriannuelle sollicitée. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en suspension et en injonction. L'État est toutefois condamné à verser à la requérante une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : VAHEDIAN MINA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604142
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de l'arrêté municipal refusant un permis d'aménager. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment une erreur de droit sur l'appréciation de la conformité aux règles d'urbanisme, créaient un doute sérieux sur la légalité du refus. Il a enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : LAPLANTE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604206
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de suspension d'un permis de construire délivré à Saint-Cloud. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés par les requérants ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET DELSOL AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604333
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, les conclusions demandant une suspension, une injonction sous astreinte et le remboursement de frais ont été rejetées.
Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600876
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet visant à expulser une famille d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada). Le juge a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité publique requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas établies, notamment au regard de la situation médicale grave d'un enfant de la famille. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la fin de l'hébergement.
Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600563
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la société Faun Environnement visant à annuler la procédure d'appel d'offres de la commune de Pontarlier pour l'acquisition d'une balayeuse. Le juge des référés précontractuels a estimé que la société requérante, classée deuxième, ne démontrait pas que les manquements allégués (motivation, erreur d'appréciation, principe d'égalité) l'avaient lésée dans la procédure de mise en concurrence. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, qui régissent le contentieux précontractuel des marchés publics.
Avocat : CGBG
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504625
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante par les Centres hospitaliers d'Avignon et de Cavaillon-Lauris. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour éclairer les éventuels manquements dans le diagnostic et le traitement d'une infection ayant entraîné des séquelles graves. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure d'instruction utile. La demande d'allocation d'une somme au titre des frais irrépétibles a été rejetée.
Avocat : SCP PHILIPPE GRILLON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504819
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure est destinée à éclairer le litige principal concernant la responsabilité de la commune d'Avignon pour une chute sur la voie publique. L'expert devra déterminer l'origine et l'étendue des préjudices subis par la requérante à la suite de son accident.
Avocat : TARTANSON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2505534
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise concernant des désordres persistants (infiltrations d'eau) affectant un EHPAD à Euzet-les-Bains, à la demande du centre hospitalier d'Uzès. Le juge a estimé que cette expertise était utile pour déterminer les causes, l'étendue des travaux nécessaires et l'évaluation des préjudices, au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision vise à éclairer le tribunal sur les responsabilités et les travaux de réparation requis suite à un marché public de travaux.
Avocat : SANGUINÈDE - DI FRENA & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601395
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint Genies de Comolas en désignant un expert. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, visait à faire constater l'état d'un immeuble présentant un risque pour la sécurité publique. La juridiction a appliqué la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1 du code de justice administrative pour ordonner une expertise urgente.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504703
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale contradictoire suite à la requête de l'épouse d'un patient décédé. Le juge a estimé utile cette mesure, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, pour éclairer les conditions de la prise en charge hospitalière et les complications survenues, en vue d'un éventuel litige en responsabilité. L'expertise devra notamment déterminer si la prise en charge a été conforme aux règles de l'art et si l'organisation du service était adaptée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MONTAZEAU & CARA