Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512011

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête d'un ressortissant sénégalais visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction estime que l'arrêté, pris par un directeur disposant d'une délégation de signature régulière, est suffisamment motivé et ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle du requérant. Les moyens tirés du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) sont également écartés, la préfète n'ayant pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire.

Avocat : DEME

23 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512023

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir visant à faire exécuter une décision de la commission de médiation DALO. Le tribunal a jugé que la requérante, reconnue prioritaire pour un logement adapté à son handicap, ne pouvait plus demander l'annulation de la décision préfectorale de clôture, car elle avait finalement accepté et signé un bail pour un logement proposé. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur sa demande d'annulation et d'injonction, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

23 mars 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512418

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le préfet de l'Ardèche avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour, notamment au regard des conditions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens tirés de la méconnaissance de la vie privée et familiale et de l'accord franco-tunisien ont été écartés.

Avocat : SELARL DNL AVOCATS

23 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512602

Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé une demande d'injonction à la préfète du Rhône d'attribuer un logement suite à une décision DALO. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le rejet du dossier par la commission d'attribution (CALEOL) pour incomplétude, due à l'absence de documents sur l'épouse résidant à l'étranger mais appelée à vivre dans le foyer, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et de l'arrêté du 22 décembre 2020 concernant les pièces justificatives pour une demande de logement social.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

23 mars 2026• JU Chambre Sociale
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600698

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant détenait déjà une attestation de prolongation d'instruction valable, rendant la mesure sollicitée inutile. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner les autres conditions de l'urgence.

23 mars 2026
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601380

Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur une demande de suspension d'une décision implicite de rejet du renouvellement d'une carte de résident. Le juge des référés a ordonné la suspension de l'exécution de cette décision, considérant que l'urgence était établie et qu'un doute sérieux sur sa légalité existait. Ce doute est fondé sur la méconnaissance par le préfet des articles L.211-2 et L.211-6 du code des relations entre le public et l'administration, pour n'avoir pas motivé sa décision.

Avocat : DIASPARRA

23 mars 2026
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601720

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 3 mars 2026 portant assignation à résidence d'un ressortissant portugais, en raison d'un défaut de base légale. L'administration n'a pas produit l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 2 mars 2026, sur lequel l'assignation à résidence était fondée, méconnaissant ainsi l'article R. 922-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En revanche, la demande d'annulation de l'OQTF a été rejetée, le requérant n'ayant articulé aucun moyen à son encontre.

Avocat : OBADIA ARTHUR

23 mars 2026• Magistrat Mme ASNARD
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600114

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la commune de Faa'a, agissant au nom du GIP Motu Tahiri, visant à suspendre et à annuler la procédure de concession de l'aérodrome de Tahiti Faa'a. Le juge a jugé la requête irrecevable, considérant que la commune n'avait pas démontré sa capacité à agir pour le compte d'un groupement d'intérêt public non constitué, ni son intérêt à agir en son nom propre dans cette procédure de consultation lancée par l'État. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.

Avocat : GIDE LOYRETTE NOUEL AARPI

23 mars 2026
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600119

Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la demande de suspension de la délibération retirant la nomination du requérant au poste de directeur adjoint de l'ISPF. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le requérant n'ayant jamais effectivement pris ses fonctions et n'établissant pas de préjudice grave et actuel lié à la décision attaquée. La décision est rendue en application des dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension.

Avocat : SELARL MIKOU

23 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600443

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 2 décembre 2025 refusant le renouvellement de sa carte de résident longue durée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'étant pas menacé d'une mesure d'éloignement immédiate. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à la réunion d'une urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte attaqué.

Avocat : PIERRE

23 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600462

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la demande de suspension en référé d'un étudiant infirmier exclu pour deux ans suite à une "séance de pratiques vaudou". Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la sanction disciplinaire n'était établi. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif à la discipline dans les instituts de formation paramédicaux.

Avocat : PEPIN JULIETTE

23 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600475

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'un ressortissant étranger visant à obtenir une injonction contre le préfet pour délivrance d'un rendez-vous en préfecture. Le juge a estimé que le requérant, qui avait sollicité un rendez-vous par courrier postal sans succès, n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise pour une première demande de titre de séjour, malgré l'ancienneté de ses démarches. La juridiction a rappelé que l'urgence est en principe constatée pour un renouvellement, mais que pour une première demande, des circonstances particulières justifiant une célérité immédiate doivent être établies.

Avocat : PIGNEIRA

23 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600487

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante n'ayant pas démontré que l'exécution de la mesure lui causerait un préjudice suffisamment grave et immédiat. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BALIMA

23 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600495

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé, a examiné une requête visant à enjoindre au préfet de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement d'une demande de carte de séjour d'une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressée à un rendez-vous, rendant sa demande sans objet. Par conséquent, il a fait droit à l'exception de non-lieu à statuer sur l'injonction. La juridiction a toutefois admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser une somme à son avocat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RIVIERE

23 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600506

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de séjour et ordonnant la quitter le territoire. Le juge a estimé que le requérant, condamné pour conduite sous l'emprise de stupéfiants, constituait une menace à l'ordre public, et que cette appréciation ne révélait pas d'erreur manifeste au regard de sa situation personnelle et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SEUBE

23 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600541

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a examiné la demande d'une bénéficiaire de la protection subsidiaire visant à obtenir un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait déjà convoqué la requérante, rendant sa demande sans objet (non-lieu à statuer). La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 700 € à son avocat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : RIVIERE

23 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600780

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a ordonné au préfet de Mayotte de convoquer un ressortissant comorien pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour avant le 10 avril 2026, avec délivrance d'un récépissé autorisant le travail. Le juge a retenu l'urgence au vu de l'inertie anormale de la préfecture depuis plus d'un an et de l'intégration du requérant, justifiant une mesure utile sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 800 euros au requérant au titre des frais de procédure.

Avocat : BAYON

23 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600788

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a ordonné au préfet de convoquer la requérante pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant une carence anormale de l'administration dans l'instruction du dossier. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les principes relatifs au séjour des étrangers.

23 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600674

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de délivrer une convocation pour l'instruction d'une demande de titre de séjour, formée par une mineure. **Juridiction** : Tribunal administratif de Mayotte (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable, car la demanderesse, mineure non émancipée et sans représentation légale valable, n'avait pas la capacité d'agir en justice à la date d'introduction de sa demande. **Textes appliqués** : Article 404 du code civil (fixant la majorité à 18 ans) et article R. 431-4 du code de justice administrative (exigeant que les requêtes soient signées par une personne capable).

Avocat : CENTAURE AVOCATS

23 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603643

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de titre de séjour "entrepreneur/profession libérale". Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve que son projet d'entreprise est économiquement viable, condition essentielle prévue par les articles L. 421-5 et L. 421-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'ainsi aucun doute sérieux sur la légalité de la décision administrative n'est caractérisé.

Avocat : MICHEL-BECHET

23 mars 2026