Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2502891
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de la SAS Nespoli France, qui demandait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024 concernant un établissement industriel à La Capelle. La société contestait la méthode d'évaluation de la valeur locative, arguant notamment qu'elle devait être calculée à partir du prix de cession lors de la levée d'option du crédit-bail et non selon les règles de l'article 1518 B du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution alternative. La décision s'appuie sur les articles 1380, 1388 et 1500 du code général des impôts, ainsi que sur les règles de procédure fiscale.
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2502892
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la SAS Nespoli France, qui demandait la réduction de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2024 concernant un établissement industriel situé à La Capelle. La société contestait la méthode d’évaluation de la valeur locative de l’immeuble, acquis via un crédit-bail, et l’application du seuil plancher prévu à l’article 1518 B du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs au prix de revient et à la valeur plancher, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles 1467, 1467 A et 1500 du code général des impôts, ainsi que sur les articles R. 199-1 et R. 200-3 du livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2502893
Cette décision du Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) concerne une demande de la SAS Nespoli France visant à obtenir la réduction de ses cotisations foncières des entreprises (CFE) pour les années 2022 et 2023, relatives à un établissement industriel situé à La Capelle. La société contestait la méthode d'évaluation de la valeur locative du bien, acquis via un crédit-bail, et l'application d'un seuil plancher prévu à l'article 1518 B du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés par la société n'étaient pas fondés.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502879
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de la société Var Aménagement Développement (VAD) tendant au versement d'une provision de 2 000 000 €. La requérante, maître d'ouvrage, sollicitait cette somme auprès des membres du groupement solidaire titulaire d'un marché de conception-réalisation pour un parking, en remboursement de pénalités et pertes de loyers qu'elle estimait avoir avancées. Le juge estime que l'obligation dont se prévaut la société VAD est sérieusement contestable, notamment en raison des discussions en cours sur les responsabilités et l'imputabilité des retards dans l'exécution du marché. Par conséquent, la demande de provision est rejetée, de même que les conclusions des parties fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503021
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société GCC. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 868 973,73 euros HT, correspondant à des surcoûts de matériaux qu'elle estimait inclus dans un décompte général et définitif (DGD) tacite né le 24 juin 2024. Le juge a estimé que la créance invoquée se heurtait à des contestations sérieuses, notamment sur la question de savoir si un DGD tacite pouvait intégrer une indemnité d'imprévision et sur les conditions de sa naissance en cas de réception avec réserves. En conséquence, la société GCC a été condamnée à verser 2 500 euros à la Métropole Toulon Provence Méditerranée au titre des frais de justice.
Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2519575
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... contre la commune des Pavillons-sous-Bois. La demande d'injonction de délivrer un certificat de travail et une attestation France Travail a été jugée sans objet, la commune ayant fourni les documents rectifiés en cours d'instance. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables, et la demande d'annulation de l'avis de sommes à payer pour un trop-perçu de rémunération a été rejetée comme ne relevant pas de la compétence du juge des référés.
Avocat : LOIRÉ - HENOCHSBERG
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522759
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante colombienne, qui demandait à être convoquée pour obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a considéré que sa demande de renouvellement, déposée le 16 juin 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, faire droit à sa demande aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : FOKS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522760
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... B..., ressortissant colombien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de membre de famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge relève que la demande de titre de séjour de l'intéressé doit être effectuée via le téléservice « ANEF » conformément aux articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et aux arrêtés des 27 avril 2021 et 1er août 2023, et que M. A... B... n'établit pas avoir rencontré des difficultés techniques insurmontables ou avoir sollicité l'accompagnement prévu par les textes pour justifier le recours à une solution de substitution. En conséquence, la mesure demandée est manifestement mal fondée et la requête est rejetée.
Avocat : PAPINOT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305081
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C..., qui demandait la condamnation du rectorat de l’académie de Créteil à l’indemniser, ainsi que sa fille, pour les préjudices résultant d’absences non remplacées de leur professeure d’allemand durant l’année scolaire 2021-2022. Le tribunal a considéré que si l’État a une obligation légale d’assurer l’enseignement des matières obligatoires, la responsabilité pour faute n’est pas engagée en l’espèce, car les absences, bien que nombreuses, étaient discontinues et imprévisibles, et que le rectorat n’a pu trouver de remplacement pour un congé maternité en raison de la pénurie de professeurs dans cette discipline. En conséquence, le tribunal a jugé que les préjudices allégués, notamment le retard scolaire et les frais de soutien, n’étaient pas établis, et a rejeté l’ensemble des demandes indemnitaires et d’injonction.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307921
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C..., agissant pour lui-même et sa fille A..., visant à engager la responsabilité du rectorat de l’académie de Créteil pour des absences répétées de professeurs non remplacés durant l’année scolaire 2022-2023. Le tribunal a rappelé que l'État a l'obligation légale d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires et que le défaut de remplacement pendant une période appréciable constitue une faute. En l'espèce, il a jugé que les 131 heures d'absence, réparties sur plusieurs disciplines, ne constituaient pas une privation d'enseignement suffisamment longue pour chaque matière, et a rejeté la requête. La décision s'appuie sur les articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l'éducation.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307922
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C..., agissant pour lui-même et sa fille, d’une demande d’indemnisation fondée sur des absences répétées de professeurs non remplacés durant l’année scolaire 2022-2023. Le tribunal a reconnu que l’État avait manqué à son obligation légale d’assurer l’enseignement de toutes les matières obligatoires, ce qui constitue une faute de nature à engager sa responsabilité. Il a ainsi condamné le rectorat de l’académie de Créteil à verser 800 euros à la fille pour le préjudice lié au retard scolaire et 300 euros au père pour son préjudice moral, en application des articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l’éducation.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506194
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C... qui demandait l’annulation d’une décision de la CAF de l’Eure, une injonction de régularisation et une indemnisation de 68 000 euros. Le juge rappelle qu’il n’a pas compétence en référé pour prononcer l’annulation d’une décision ou condamner à des dommages et intérêts, ces mesures n’étant pas provisoires. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable et mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309382
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C..., agissant pour elle-même et pour son fils A... D..., d'une demande d'indemnisation pour les préjudices résultant d'absences répétées de professeurs non remplacés durant l'année scolaire 2022-2023. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires, en application des articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l'éducation. Il a condamné le rectorat de l'académie de Créteil à verser 150 euros à Mme C... pour son préjudice moral et 300 euros à son fils pour le retard scolaire subi, rejetant le surplus des demandes.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309383
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du rectorat de l'académie de Créteil à indemniser les préjudices subis par son fils, scolarisé en sixième, en raison d'absences répétées de professeurs non remplacés. Le tribunal a considéré que, si l'État a l'obligation d'assurer l'enseignement des matières obligatoires, les absences de professeurs, même non remplacées, ne constituent pas une faute de nature à engager sa responsabilité en l'absence de préjudice direct et certain établi. La requérante n'a pas apporté la preuve d'un retard scolaire spécifique ou d'un préjudice moral personnel résultant directement de ces absences. La décision s'appuie sur les articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l'éducation.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309385
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C..., agissant pour lui-même et son fils, visant à engager la responsabilité du rectorat de l’académie de Créteil pour des absences répétées de professeurs non remplacés durant l’année scolaire 2021-2022. Le tribunal a reconnu que l'État a l'obligation légale d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires, mais a estimé que les requérants n'ont pas apporté la preuve que les absences alléguées (21 jours) ont causé un préjudice direct et certain, tel qu'un retard dans les apprentissages ou un préjudice moral, justifiant une indemnisation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires et la demande d'injonction, sans faire droit à la demande au titre des frais de justice.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312707
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., agissant pour son fils et en son nom propre, qui demandait la condamnation du rectorat de l'académie de Créteil pour des absences non remplacées de professeurs durant l'année scolaire 2021-2022. Le tribunal a estimé que, bien que l'État ait une obligation légale d'assurer l'enseignement des matières obligatoires, les absences invoquées, principalement de courte durée et imprévisibles, ne constituaient pas un manquement fautif de nature à engager sa responsabilité. Il a également jugé que les préjudices allégués, tant pour l'enfant (retard scolaire) que pour le parent (réorganisation professionnelle), n'étaient pas suffisamment établis par les pièces du dossier. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, sur le fondement des articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l'éducation.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400243
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de M. C..., fonctionnaire, qui sollicitait l'indemnisation de préjudices résultant d'un syndrome d'épuisement professionnel reconnu imputable au service depuis 2016. Le tribunal a rappelé que la réparation forfaitaire prévue par le code des pensions civiles et militaires ne fait pas obstacle à une indemnisation complémentaire pour des préjudices personnels ou patrimoniaux d'une autre nature, même en l'absence de faute de l'administration. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement s'appuie sur les principes de responsabilité sans faute de l'administration et sur les articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Avocat : ATHON-PEREZ
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403501
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., mineur isolé étranger, qui contestait le refus du département de l’Essonne de le prendre en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal a jugé que la décision du président du conseil départemental de ne pas saisir l’autorité judiciaire ne pouvait être contestée devant le juge administratif. Il a estimé que seul le juge des enfants, saisi sur le fondement des articles 375 et suivants du code civil, était compétent pour ordonner une telle admission. La requête a donc été déclarée irrecevable.
Avocat : BOIARDI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406565
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B... qui contestait le refus de la CAF des Yvelines de lui accorder l’aide d’urgence aux victimes de violences conjugales. Le tribunal constate que le requérant n’a jamais produit, malgré les demandes, l’un des trois documents exigés par l’article L.214-9 du code de l’action sociale et des familles (ordonnance de protection, dépôt de plainte ou signalement au procureur). La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation de la décision de la commission de recours amiable du 6 novembre 2025.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410777
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus du conseil départemental des Yvelines de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » mention « stationnement ». Le juge a constaté que la requérante n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. En l’absence de ce recours, la requête a été jugée irrecevable et rejetée.