Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506762
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la Collectivité européenne d'Alsace de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » avec la mention « stationnement pour personne handicapée ». Le juge unique a estimé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, car M. A... ne démontrait pas que son état de santé remplissait les critères stricts prévus par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'un accompagnement systématique. La solution retenue confirme ainsi le bien-fondé du refus de l'administration.
Avocat : SCP RAFFIN & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506846
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné le recours de Mme A... contre le refus du département de la Moselle de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personne handicapée ». La requérante invoquait un défaut de motivation et une erreur d’appréciation de son état de santé. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale, celle-ci ayant été substituée par la décision prise sur recours administratif préalable obligatoire du 25 mars 2025. Sur le fond, il a appliqué les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que l’arrêté du 3 janvier 2017, pour apprécier si Mme A... justifiait d’une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement statue sur le refus d’attribution de la carte.
Avocat : GORGOL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507893
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus de renouvellement de son contrat jeune majeur par la Collectivité européenne d'Alsace. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'autorité signataire, un défaut de procédure contradictoire, ainsi qu'une erreur de droit et d'appréciation. En cours d'instance, la Collectivité a informé le tribunal avoir retiré la décision attaquée. Par un jugement rendu par un juge unique, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Avocat : GAIBLE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508106
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B..., ressortissante tunisienne, d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le préfet du Bas-Rhin a délivré le récépissé sollicité le 8 octobre 2025. Le juge des référés a constaté que les conclusions principales avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant par conséquent les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ADIB
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508540
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... B... contestant la suspension de six mois de son permis de conduire. Le préfet du Bas-Rhin avait prononcé cette mesure après que l'intéressé a été intercepté pour un excès de vitesse de 64 km/h au-dessus de la limite autorisée (114 km/h au lieu de 50 km/h). Le juge unique a estimé que cette infraction, constitutive d'un danger pour la sécurité, relevait du 3° du I de l'article L. 224-2 du code de la route, justifiant la suspension sans erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de restitution du permis.
Avocat : SELARL STEIL KOEHLHOEFFER AVOCATS ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319911
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B..., agent de la Ville de Paris, qui contestait le refus partiel de protection fonctionnelle et demandait réparation pour des préjudices résultant de faits de harcèlement moral. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, incluant l'annulation des décisions de la maire de Paris et les conclusions indemnitaires, en estimant que les conditions d'octroi de la protection fonctionnelle n'étaient pas réunies et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de la collectivité n'était établie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la protection fonctionnelle (articles L. 133-2 et suivants) et sur l'absence de preuve suffisante de harcèlement moral ou de manquement de l'administration à ses obligations.
Avocat : RIOU
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504874
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 556-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du maire de Sully-la-Tour. Cette demande visait à désigner un expert pour constater les désordres d'un immeuble présentant un danger pour la sécurité, en application de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le juge a ordonné une expertise, confiée à M. A. C..., avec pour mission de décrire l'état de l'immeuble, de proposer des mesures de nature à mettre fin au danger et de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504878
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 556-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande du maire de Joigny. Il ordonne la désignation d'un expert pour constater les désordres d'un immeuble appartenant à M. A..., dans le cadre de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. L'expert devra, sous vingt-quatre heures, décrire l'état du bâtiment, proposer des mesures pour mettre fin au danger et se prononcer sur l'existence d'un danger imminent.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503361
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, fait droit à la demande d'expertise médicale judiciaire présentée par M. D... sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le requérant, qui a subi une intervention chirurgicale en 1999 au CHU de Bordeaux, souhaite déterminer si les séquelles dont il souffre résultent d'une erreur de diagnostic et d'une faute de l'établissement. Le tribunal, considérant la mesure utile et ne préjugeant pas des responsabilités, désigne un expert pour examiner les conditions de la prise en charge et évaluer les préjudices. Les demandes relatives aux dépens et aux frais d'instance sont rejetées.
Avocat : BERGUGNAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2007906
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Guyard Bregman Architectes Urbanistes (GBAU) d’une demande de condamnation de la commune de Chamrousse et de la société Chamrousse investissement au paiement d’honoraires impayés et de prestations complémentaires dans le cadre d’un marché public de maîtrise d’œuvre. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le litige portait sur des mesures d’exécution du contrat. Il a ensuite jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la société Chamrousse investissement, celle-ci n’étant pas partie au contrat. Sur le fond, le tribunal a rejeté les demandes de la société GBAU, considérant que les prestations supplémentaires n’étaient pas justifiées et que la note d’honoraire litigieuse ne correspondait pas à des phases achevées. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code des marchés publics et du code de justice administrative.
Avocat : BSV AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2102380
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la communauté d'agglomération Valence Romans Agglo, maître d'ouvrage, afin d'obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs et de leurs assureurs sur le fondement de la garantie décennale, en raison de désordres affectant des bassins et des espaces sanitaires. La requérante sollicitait également une nouvelle expertise pour des désordres évolutifs de rouille. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les désordres n'étaient pas de nature décennale car ils ne rendaient pas l'ouvrage impropre à sa destination et que la responsabilité contractuelle des constructeurs ne pouvait être engagée, le maître d'ouvrage ayant reçu l'ouvrage sans réserves. La décision s'appuie sur les principes de la garantie décennale des constructeurs et les dispositions du code civil et du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LMT AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300167
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation pour les dommages causés à sa propriété par un glissement de terrain survenu dans la nuit du 16 au 17 août 2018, qu'elle impute aux travaux réalisés par la commune de Chamrousse sur la voie publique. La commune a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, rejetée par le tribunal au motif que le recours indemnitaire n'est pas soumis au délai raisonnable d'un an applicable aux recours en annulation, mais à la prescription quadriennale. Sur le fond, le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de la commune en tant que maître d'ouvrage d'un ouvrage public, conformément à la jurisprudence constante, et a condamné la commune à indemniser Mme A... pour les préjudices subis.
Avocat : SCP LACHAT MOURONVALLE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300398
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B... d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage pour dommages de travaux publics, en raison de fissures apparues sur leur maison lors des opérations de déminage et de construction de l’hôpital et d’une voirie. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les requérants d’avoir indiqué le fondement juridique de leur demande dans leur réclamation préalable, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : SCP DUCROT ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402693
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 6 200 euros à M. A... C... pour n'avoir pas exécuté, dans le délai imparti, la décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire pour un hébergement d'urgence. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, causant des troubles dans les conditions d'existence du requérant. Le tribunal a également alloué 1 000 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : MARCEL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403860
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 5 000 euros à Mme C... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 17 octobre 2022, qui l'avait reconnue prioritaire pour un logement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du non-respect du délai imparti pour proposer un logement adapté. L'indemnisation couvre la période du 18 avril 2023 au 11 juillet 2024, date d'entrée dans les lieux, et répare les troubles dans les conditions d'existence résultant du maintien de la situation de logement précaire.
Avocat : LADET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408262
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de Mme C..., qui sollicitait 20 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la non-exécution de la décision de la commission de médiation de l'Isère du 7 mars 2022 la reconnaissant prioritaire pour un logement. Le tribunal a estimé que la carence fautive de l'État n'était pas établie, car Mme C... avait refusé deux propositions de logement sans motif légitime, notamment un T1 à Poisat et un autre à Grenoble. En conséquence, aucun préjudice indemnisable n'a été retenu, et la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408612
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. E..., reconnu prioritaire et urgent à reloger par la commission de médiation de l’Isère le 19 janvier 2023, afin d’obtenir réparation du préjudice subi en raison du retard de l’État à lui proposer un logement dans le délai imparti. Le tribunal a écarté l’exception de prescription soulevée par la préfète, la créance n’étant pas prescrite au moment de la demande indemnitaire préalable. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence subis par le requérant, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est donc une condamnation de l’État à indemniser M. E... pour la période de carence ayant perduré jusqu’à son relogement le 18 juin 2024.
Avocat : HADDOU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514830
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Saint-Nazaire. La commune sollicitait une expertise préventive avant la démolition d'un immeuble dangereux (1 rue Claude Berthollet), afin de constater l'état initial de la propriété voisine (20 rue de Pornichet) et d'identifier d'éventuels désordres causés par les travaux. Le juge a considéré que la mesure était utile, les travaux étant susceptibles d'affecter les constructions avoisinantes, et a ordonné l'expertise.
Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514831
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la commune de Saint-Nazaire d’une demande d’expertise préventive, sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, avant la démolition d’un immeuble dangereux situé au 1 rue Claude Berthollet. La juridiction a fait droit à cette demande, jugeant que la mesure présentait un caractère d’utilité pour constater l’état des immeubles voisins, notamment celui du 3 rue Claude Berthollet, susceptible d’être affecté par les travaux. La mission de l’expert a été fixée conformément aux dispositions précitées, sans qu’il soit fait droit à la demande de soumettre un pré-rapport aux parties.
Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302751
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., agent contractuel du département de Loir-et-Cher, qui demandait réparation pour le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. La juridiction a considéré que la décision de ne pas renouveler le contrat était justifiée par l'intérêt du service, et que les allégations de harcèlement moral, de discrimination et de représailles pour lancement d'alerte n'étaient pas établies. Le tribunal a également jugé que la requête était recevable, mais a estimé que les fautes invoquées n'étaient pas constituées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 88-145 du 15 février 1988 et les principes généraux du droit de la fonction publique.