Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601298
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande d'une adjudante de gendarmerie visant à suspendre le refus d'agrément à une dérogation médicale et à ordonner son reclassement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, considérant que la privation d'emploi et le risque de réforme ne constituaient pas, en l'espèce, une atteinte grave et immédiate justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 4125-10 du code de la défense.
Avocat : MDMH
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601395
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'astreinte pour assurer l'exécution d'une précédente injonction. Le juge a constaté l'inexécution par le préfet du Var d'une ordonnance prescrivant le réexamen de la situation de séjour du requérant. En application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné une astreinte de 300 euros par jour de retard pour contraindre l'administration à procéder à ce réexamen dans un nouveau délai.
Avocat : BALDE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2502258
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 ordonnant l'éloignement d'un ressortissant bangladais. Le juge a retenu un moyen d'office, constatant que le préfet avait méconnu le champ d'application de la loi en prononçant une interdiction de retour sur le fondement de l'article L. 612-6 du CESEDA, qui n'était pas applicable à la situation du requérant. La décision a été annulée dans son ensemble, y compris l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, en raison de cette illégalité.
Avocat : SARHANE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503152
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 rejetant sa demande d'admission au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions, notamment de stabilité et d'intégration, pour bénéficier d'une régularisation au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA). Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et des autres dispositions du CESEDA ont également été écartés.
Avocat : LANGLOIS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504747
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 17 février 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante algérienne. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu son pouvoir de régularisation exceptionnelle et n'avait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle et familiale de l'intéressée, notamment au regard de l'intérêt supérieur de ses enfants. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, en appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en tenant compte de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : KARAER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505923
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ivoirien. Le tribunal a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis, considérant que le refus d'admission au séjour était entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à la régularisation exceptionnelle. En conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour ont également été annulées.
Avocat : WALTHER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2506690
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à obtenir l'effacement des données du requérant du fichier TAJ. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale, celle-ci ayant perdu son objet suite à l'effacement intervenu avant le jugement. Elle rejette par ailleurs les conclusions indemnitaires, estimant qu'elles ne relèvent pas de la compétence du juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507037
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande d'admission au séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime notamment que le moyen tiré d'un vice de procédure (défaut de convocation devant la commission du titre de séjour) est inopérant pour l'OQTF et que la convocation, envoyée en recommandé à l'adresse fournie par l'intéressée, était régulière malgré son retour à l'expéditeur. **Textes appliqués** : Articles L. 435-1, L. 432-13 et L. 432-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : KEITA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510182
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, qui contestait le refus de délivrance d'un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision préfectorale du 30 avril 2025 était régulière, notamment en ce qui concerne la signature de l'acte et l'examen de la situation au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens invoqués, tels que la méconnaissance de la vie privée et familiale ou de l'intérêt supérieur de l'enfant, n'ont pas été retenus.
Avocat : RAPOPORT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510947
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2024 refusant un titre de séjour à M. C... et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'une erreur de droit, le préfet ayant méconnu son pouvoir discrétionnaire de régularisation au regard de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment les liens durables qu'il a tissés en France. Le tribunal a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LANGLOIS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603666
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait légalement pris cette mesure, fondée sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de circuler, en application des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que les conditions légales étaient remplies, notamment l'existence d'une perspective raisonnable d'éloignement, et que la motivation de la décision était suffisante.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605127
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution du rejet de son renouvellement de carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant ne démontre pas que le refus lui cause un préjudice grave et immédiat. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2113304
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande d'indemnisation des sociétés SNCF Réseau et SNCF Voyageurs contre le Centre des monuments nationaux (CMN) suite à la chute d'arbres sur une voie ferrée. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que le CMN n'avait pas manqué à son obligation d'entretien normal de son domaine et que les chutes étaient dues à des phénomènes naturels imprévisibles. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour dommage de travaux publics et du défaut d'entretien normal.
Avocat : MARMIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2115742
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande d'indemnisation suite à la migration d'un implant contraceptif. Il a rejeté la mise en cause de la solidarité nationale gérée par l'ONIAM, considérant que les préjudices relevaient d'une responsabilité sans faute de l'établissement de santé. La juridiction a retenu la responsabilité de l'hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise (Novo) sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, pour défaut d'information sur les risques de l'implant, et l'a condamné à indemniser la patiente.
Avocat : SELARL BIROT - MICHAUD - RAVAUT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2204190
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... contre la commune de Sarcelles suite à son accident de la route survenu sur une voie enneigée. La juridiction a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un défaut d'entretien normal de la voirie ou d'une carence fautive du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police. La décision s'appuie sur les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales relatifs aux obligations de police municipale.
Avocat : CABINET FEDARC AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2212487
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. H... B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de mutation et à enjoindre son affectation à Bayonne ou Biarritz. Le tribunal a jugé que l'administration, en refusant la mutation, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni méconnu les règles d'égalité entre agents, car elle a procédé à un examen individuel des candidatures en tenant compte des besoins du service et des priorités légales. La décision s'appuie sur les articles L. 512-18, L. 512-19 et L. 512-22 du code général de la fonction publique, qui régissent les mutations des fonctionnaires de l'État.
Avocat : DOREAN AVOCAT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313342
La décision concerne un recours en excès de pouvoir formé par la commune de Levallois-Perret devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, visant à annuler un arrêté préfectoral fixant à zéro le montant d'un prélèvement lié à l'obligation de logements sociaux. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que l'arrêté attaqué, qui établissait un prélèvement nul, ne faisait pas grief à la commune et ne portait donc pas atteinte à ses intérêts. La décision s'appuie sur les articles L. 302-5 et L. 302-7 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à la recevabilité des recours.
Avocat : IDEO SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412705
La commune de Levallois-Perret contestait devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise un arrêté préfectoral fixant à zéro le montant d'un prélèvement pour carence en logements sociaux. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que la décision attaquée, qui n'imposait aucune charge financière à la commune, ne lui faisait pas grief. La solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'intérêt à agir.
Avocat : IDEO SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500880
Sujet principal : Annulation d'une décision préfectorale de classement sans suite d'une demande de renouvellement de titre de séjour d'une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal annule la décision du préfet du Val-d'Oise, considérant qu'elle est entachée d'une erreur d'appréciation sur le caractère complet du dossier. Il enjoint à l'administration d'enregistrer la demande, de la réexaminer dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. Textes appliqués : Articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et article L. 911-2 du code de justice administrative.
Avocat : EL AMINE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501159
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine avait légalement fondé sa décision sur une menace grave pour l'ordre public, au sens des articles L. 432-3 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Cette appréciation s'appuie sur la combinaison d'une condamnation ancienne pour agression sexuelle, dont le sursis a été révoqué, et d'une condamnation plus récente pour non-respect des obligations liées au fichier des auteurs d'infractions sexuelles.
Avocat : CABINET CUJAS