Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507224
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. B..., ressortissant colombien, un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de huit jours. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'administration n'avait pas remis ce document malgré le dépôt d'un dossier complet, en violation de l'article R.431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, la demande d'autorisation de travail a été rejetée, le récépissé n'étant pas visé par les dispositions de l'article R.431-14 du même code.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507461
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A..., ressortissante tunisienne, une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait d’une situation d’urgence particulière, son titre de séjour ayant expiré le 22 décembre 2025 et son contrat de travail étant menacé de suspension. Le juge a considéré que cette mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501656
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., détenu, afin d'obtenir une indemnité provisionnelle de 51 255 euros pour ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly entre septembre et novembre 2023. Le requérant invoquait notamment la surpopulation carcérale, l'absence d'intimité aux toilettes et douches, une alimentation insuffisante, l'insalubrité des locaux et des risques pour sa santé. Le tribunal a reconnu que ces conditions, caractérisées par un manque d'espace vital, une absence de cloisonnement des sanitaires et un défaut d'hygiène, constituaient un traitement inhumain et dégradant contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a jugé que l'obligation de l'État à réparer le préjudice moral subi n'était pas sérieusement contestable et a accordé une provision de 3 000 euros à M. B....
Avocat : LEFEBURE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501730
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., enseignant contractuel, afin d'obtenir la délivrance de ses documents de fin de contrat (certificat de travail, solde de tout compte, attestation France Travail). Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour l'attestation France Travail et le certificat de travail, ceux-ci ayant été fournis par le rectorat en cours d'instance. En revanche, la demande relative au reçu pour solde de tout compte a été rejetée, car l'absence de réponse de l'administration avait fait naître une décision implicite de rejet, faisant obstacle à la mesure sollicitée en référé.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106050
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la commune de Chamrousse, en qualité de maître d'ouvrage, afin d'obtenir la condamnation in solidum ou individuelle de plusieurs constructeurs (GBAU, Blanchet, Ets Bailly, CFA, Climagis, Cipavem) pour des désordres affectant différents lots (menuiseries, revêtements de sol, monte-handicapé, chauffage, plomberie) d'un bâtiment public. La commune invoquait la responsabilité contractuelle, la garantie de parfait achèvement et la garantie décennale des constructeurs, estimant que les malfaçons rendaient l'ouvrage impropre à sa destination. Le tribunal a examiné la recevabilité de l'action, notamment au regard de la prescription, et a statué sur le fondement des principes de la responsabilité des constructeurs en droit administratif, en application des dispositions du code des marchés publics et du code civil. La solution retenue par le tribunal a consisté à rejeter la totalité des demandes indemnitaires de la commune, en considérant que les désordres invoqués ne relevaient pas de la garantie décennale et que la responsabilité contractuelle n'était pas établie, faute pour la commune de démontrer des manqu
Avocat : SCP CHAPUIS CHANTELOVE GUILLET-LHOMAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205632
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Actimodul, qui demandait la condamnation de la commune d’Oyeu à l’indemniser pour un manque à gagner et des frais de présentation d’offre. La société contestait la régularité de la procédure de passation d’un marché public d’extension d’une cantine scolaire, invoquant notamment un défaut d’information sur les critères de sélection et une dénaturation de son offre. Le tribunal a jugé que l’offre de la société était irrégulière en raison de plusieurs non-conformités au cahier des clauses techniques particulières (CCTP), notamment concernant l’isolation et la résistance au feu, et que la commune n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La demande indemnitaire a donc été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CORNET VINCENT SEGUREL LYON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206206
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société SASSI BTP, mandataire d’un groupement chargé de travaux de réseaux d’eau, afin d’obtenir la condamnation de la société SATER à l’indemniser des travaux de reprise consécutifs à des fuites sur une canalisation. La société SASSI BTP soutenait que ces fuites avaient été causées par des essais pénétrométriques fautifs réalisés par la société SATER à une profondeur excessive. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société SASSI BTP n’établissait pas de manière certaine le lien de causalité entre l’intervention de la société SATER et les dommages, et que d’autres causes, comme des défauts de compactage ou des interventions ultérieures, étaient plausibles. La solution retenue est donc le rejet de la demande indemnitaire, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur la fin de non-recevoir tirée de la prescription.
Avocat : SCP D'AVOCATS BILLEBEAU MARINACCE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301743
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société Axa France et de M. A..., qui demandaient la condamnation in solidum de la commune du Grand Lemps, du département de l’Isère et des sociétés Imoptel et Sobeca pour un accident de moto survenu en raison d’une tranchée non signalée sur la chaussée. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, considérant que les requérants n’apportaient pas la preuve suffisante du lien de causalité direct entre l’état de la route et l’accident, et que les photographies produites étaient de mauvaise qualité. En conséquence, la responsabilité pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public n’a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Avocat : SCP CHAPUIS CHANTELOVE GUILLET-LHOMAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521085
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise préventive à la demande de Le Mans Métropole, sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. La mesure vise à constater l'état des immeubles riverains (parcelle CY n°23) avant des travaux de rénovation et d'extension du Palais des Congrès et de la Culture du Mans, prévus à partir de janvier 2026. Le juge a estimé que la requête présentait le caractère d'utilité requis, ces travaux étant susceptibles de provoquer des désordres sur la propriété voisine. Un expert a été désigné pour établir un état des lieux initial, puis pour constater d'éventuels dommages pendant et après le chantier.
Avocat : SELARL LEXCAP RENNES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521087
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Le Mans Métropole d'une demande d'expertise préventive, sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, avant des travaux de rénovation et d'extension du Palais des Congrès et de la Culture. La juridiction a fait droit à cette demande, jugeant que la mesure présentait un caractère d'utilité car les travaux sont susceptibles de provoquer des désordres sur la propriété riveraine (parcelle CY n°51). Un expert a été désigné pour constater l'état des lieux avant travaux, puis, le cas échéant, les dommages survenus pendant ou après le chantier. La demande de réserve des dépens a été rejetée, leur fixation relevant du président de la juridiction après le dépôt du rapport d'expertise.
Avocat : SELARL LEXCAP RENNES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521088
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté urbaine Le Mans Métropole sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette demande visait à ordonner une expertise préventive avant des travaux de rénovation et d’extension du Palais des Congrès et de la Culture, susceptibles d’affecter une propriété riveraine. Le juge a désigné un expert pour constater l’état des lieux avant travaux, puis les éventuels désordres pendant et après le chantier. La demande de réserve des dépens a été rejetée, leur fixation relevant du président de la juridiction après le dépôt du rapport d’expertise.
Avocat : SELARL LEXCAP RENNES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521089
Tribunal Administratif de Nantes, ordonnance de référé expertise. Saisi par Le Mans Métropole sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, le juge des référés a fait droit à la demande d'expertise préventive avant des travaux de rénovation et d'extension du Palais des Congrès et de la Culture. La mesure vise à constater l'état des immeubles riverains (parcelle CY n°49) et, le cas échéant, les causes et l'étendue des dommages survenus pendant le chantier. Un expert a été désigné pour accomplir cette mission.
Avocat : SELARL LEXCAP RENNES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521090
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté urbaine Le Mans Métropole sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette demande visait à ordonner une expertise préventive avant des travaux de rénovation et d'extension du Palais des Congrès et de la Culture, susceptibles d'affecter les immeubles riverains appartenant à la SCI 2BPL. Le juge a désigné un expert pour constater l'état des lieux avant travaux, puis, le cas échéant, les causes et l'étendue des dommages survenus pendant le chantier. La solution retenue est l'utilité de la mesure, justifiant la désignation de l'expert, tandis que les conclusions relatives aux dépens ont été réservées.
Avocat : SELARL LEXCAP RENNES
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302793
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A... pour contester le refus du président du conseil départemental de la Marne de lui accorder une aide du fonds de solidarité pour le logement (dépôt de garantie, frais de déménagement, garantie de loyers). Le tribunal a annulé la décision du 2 novembre 2023, car le motif initial (absence de versement des loyers) était erroné, Mme A... ayant prouvé les avoir payés. Il a ensuite examiné les nouveaux motifs invoqués en défense et les a écartés : le dépôt de garantie pouvait être pris en charge, la demande de garantie des loyers n'était pas irrecevable car le règlement n'impose pas une exclusivité de dépôt par le bailleur, et les frais de déménagement étaient éligibles. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, en application de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et du règlement intérieur départemental.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308492
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui accorder une aide individuelle à la formation (AIF) pour une formation de biographe. Le tribunal a estimé que le refus était justifié, car la formation ne présentait pas de perspectives suffisantes de retour à l'emploi, le taux d'insertion dans ce secteur étant proche de 0 %. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail et l'instruction n° 2017-5 du 10 janvier 2017 relative à l'AIF.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308934
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département du Pas-de-Calais de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a estimé que les éléments médicaux fournis, notamment l'attestation du médecin traitant faisant état de difficultés pour marcher, ne démontraient pas que la requérante remplissait les critères stricts fixés par l'arrêté du 3 janvier 2017, à savoir un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté précité.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309136
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation du refus de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 635,40 euros. La requérante soutenait avoir été induite en erreur par un agent de la caisse concernant le rattachement de son fils. Le tribunal a estimé que l'indu résultait d'une omission déclarative de sa part, caractérisant un manquement à ses obligations déclaratives prévues à l'article R. 846-5 du code de la sécurité sociale. En application de l'article L. 845-3 du même code, une remise ne peut être accordée lorsque la créance résulte d'une fausse déclaration, ce qui a conduit au rejet de la demande.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2201095
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme B..., agent contractuel de la chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées, qui demandait réparation du préjudice résultant d’un recrutement à un indice inférieur au SMIC et d’une augmentation d’indice sans effet sur sa rémunération, ainsi qu’un rappel de traitement pour minoration de ses heures travaillées. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes. Il a jugé que la chambre d’agriculture n’avait commis aucune faute, dès lors que l’indice initial de 235 points était conforme au statut du personnel et qu’une indemnité différentielle avait été versée pour garantir un traitement au moins égal au SMIC. Il a également estimé que l’augmentation de 13 points d’indice n’avait pas à se traduire par une hausse de rémunération compte tenu de l’évolution du SMIC, et que le volume horaire mentionné sur les bulletins de paie, incluant la mensualisation des RTT, était légal. La décision s’appuie sur la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 et le statut du personnel administratif des chambres d’agriculture.
Avocat : CAPSTAN RHONE-ALPES SAINT-ETIENNE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308356
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... C... et ses proches d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant d’une prise en charge médicale fautive au sein du Groupement hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA). Le tribunal a retenu un manquement grave de l’établissement, lié à l’absence d’évacuation intra-articulaire en urgence face à un diagnostic d’arthrite septique de la hanche, engageant sa responsabilité pour perte de chance. La solution retenue a consisté à condamner le GHRMSA à indemniser les requérants, en appliquant un taux de perte de chance de 75 % aux différents postes de préjudice, et à faire droit aux demandes de la CPAM du Bas-Rhin pour le remboursement de ses débours. Cette décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la santé publique et du code de la sécurité sociale.
Avocat : CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409861
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de la Collectivité européenne d'Alsace de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » avec la mention « stationnement pour personne handicapée ». La solution retenue par le juge unique s'est fondée sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, qui définissent les critères d'attribution de cette carte. Le tribunal a rejeté la requête de Mme A..., considérant que son état de santé ne remplissait pas les conditions requises, notamment l'absence de preuve d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou de la nécessité d'un accompagnement systématique.