Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602506
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant colombien visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF) de 2024 et son assignation à résidence de 2026. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle mais a rejeté sa demande de suspension, estimant que les procédures spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers excluaient l'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative dans ce cas. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600844
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la fermeture administrative pour 180 jours de l'établissement « Hoo Klub ». Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la société requérante n'ayant pas apporté d'éléments probants démontrant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière. La demande de condamnation de l'État aux dépens a également été rejetée.
Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605419
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté une requête en référé visant à enjoindre au préfet de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail. Le juge a d'abord déclaré la requête irrecevable car présentée par le conjoint de l'intéressée et non par un avocat, en violation des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. Sur le fond, il a rappelé que le silence de l'administration sur une demande de titre de séjour vaut décision implicite de rejet au terme de quatre mois (articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA), et que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne fait pas obstacle à cette règle.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600505
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant un indu d'allocation de base (PAJE). Le tribunal a décliné sa compétence, estimant que ce litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires en vertu du code de la sécurité sociale et du code de l'organisation judiciaire. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601070
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête d’un détenu demandant la communication de documents relatifs à son placement en quartier contrôlé et au rejet de virements familiaux. Le juge a estimé, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, que les mesures sollicitées étaient manifestement dépourvues d’utilité et se heurtaient à une contestation sérieuse, un courrier administratif ayant déjà apporté les précisions nécessaires sur ces points.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403490
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de M. A... qui contestait sa cotisation de taxe d’habitation secondaire pour 2023. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car introduite hors délai, le contribuable ayant saisi le tribunal plus de deux mois après la notification du rejet de sa réclamation préalable par l’administration fiscale. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 199-1 du livre des procédures fiscales relatifs aux délais de recours contentieux.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317492
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les demandes de la SARL 42 Consulting visant à obtenir la restitution du crédit d'impôt recherche pour les années 2019 et 2020. La juridiction a estimé que la société n'avait pas apporté la preuve que les projets litigieux remplissaient les conditions scientifiques et techniques d'éligibilité prévues par l'article 244 quater B du code général des impôts. Elle a également jugé non fondés les griefs relatifs à une irrégularité de la procédure administrative.
Avocat : CABINET ERIC BONIN (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409280
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de décharge d'impôt sur la plus-value immobilière présentée par Mme A... pour l'année 2020. Le litige portait sur l'interprétation de la condition d'exonération prévue au 1° bis du II de l'article 150 U du code général des impôts, concernant la première cession d'un logement autre que la résidence principale. Le tribunal a jugé que le fait que la requérante ait été propriétaire de son ancienne résidence principale dans les quatre années précédant la vente faisait obstacle au bénéfice de l'exonération, et ce, même si ce bien n'était plus son domicile au moment de la cession.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418675
La décision du Tribunal Administratif de Paris concerne la contestation par la SARL EFFI d'un rappel de TVA suite à la revente d'une œuvre d'art acquise en indivision. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'opération constituait une activité imposable à la TVA et non une simple répartition au sein d'une société en participation exonérée. Il a appliqué les articles 1832 et 1871 du code civil pour caractériser la société en participation et les dispositions du code général des impôts relatives à l'assiette de la TVA.
Avocat : CABINET DELPEYROUX & ASSOCIES (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419141
La société SERVIM ENTREPRISES contestait devant le Tribunal Administratif de Paris des rectifications fiscales (TVA, impôt sur les sociétés, contribution sur les revenus locatifs) et des pénalités pour la période 2018-2019. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les vérifications de l'administration étaient régulières et que les redressements étaient justifiés, notamment sur la détermination du coefficient de déduction de la TVA et la déductibilité de certaines charges. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET DIRECT LEGAL FISCAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424832
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2018 et 2019. La juridiction a estimé que la procédure de rectification contradictoire, fondée sur l'article L. 55 du livre des procédures fiscales, était régulière et que la proposition de rectification était suffisamment motivée au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du même code. Elle a également jugé fondées les rectifications opérées par l'administration concernant la minoration du loyer payé par le requérant à sa société et la déductibilité de certaines charges.
Avocat : CABINET DIRECT LEGAL FISCAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425083
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'un contribuable contestant une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2015, suite au retrait de l'agrément fiscal d'une société dans laquelle il avait investi. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée en décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que le retrait ultérieur de l'agrément par le ministre, en mars 2023, justifiait légalement la rectification. La décision s'appuie sur les articles 199 undecies B, 217 undecies et 1649 nonies A du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427096
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2015, suite au retrait de l'agrément fiscal d'une société lui ayant permis de bénéficier d'une réduction d'impôt. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée en décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que la procédure de retrait d'agrément, dont les conséquences ont été limitées par le ministre, respectait les dispositions des articles 199 undecies B et 1649 nonies A du code général des impôts. La demande de saisir le Conseil d'État pour un avis a également été écartée.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427203
**Sujet principal** : Recours contre une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu, suite au retrait d'un agrément fiscal ayant entraîné la remise en cause d'une réduction d'impôt. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B..., considérant que la proposition de rectification était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise. Il estime également que la demande d'avis au Conseil d'État n'est pas justifiée. **Textes appliqués** : Articles 199 undecies B, 217 undecies III-1 et 1649 nonies A du code général des impôts, ainsi que l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428897
**Sujet principal** : Contestation d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu suite au retrait d'un agrément fiscal ayant entraîné la reprise partielle d'une réduction d'impôt (article 199 undecies B du CGI). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de la contributrice. Il a jugé que la proposition de rectification du 13 décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que la procédure de retrait d'agrément et de limitation de ses conséquences financières (article 1649 nonies A du CGI) avait été respectée. **Textes appliqués** : Articles 199 undecies B, 217 undecies III-1 et 1649 nonies A du code général des impôts (CGI), et article L. 57 du livre des procédures fiscales (LPF) relatif à la motivation des propositions de rectification.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434532
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... qui contestait des impositions rectifiées sur ses revenus pour 2015 et 2016. La juridiction a jugé que la procédure de contrôle fiscal, notamment la demande de justifications, était régulière et que le dégrèvement ultérieur accordé par l'administration ne créait pas un droit à l'impunité empêchant la remise en charge des sommes. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
Avocat : CABINET NATAF ET PLANCHAT (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526362
Le Tribunal administratif de Paris a ordonné à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal, ce qui constitue une violation de l'obligation de résultat pesant sur l'État au titre du droit au logement opposable. L'injonction, assortie d'une astreinte, est fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526657
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le relogement d'une personne reconnue prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal et a ordonné un relogement avant le 1er juin 2026, assorti d'une astreinte. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526693
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris de loger Mme A... avant le 1er juin 2026. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. L'injonction, assortie d'une astreinte de 450 euros par mois de retard, est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526697
Le Tribunal administratif de Paris a ordonné au préfet de Paris de loger M. A... avant le 1er juin 2026, sous astreinte. Le juge a constaté que le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre adaptée, engageant ainsi la responsabilité de l'État. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.