Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).
Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400190
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de deux titres de perception émis contre une enseignante contractuelle pour recouvrer des indus de rémunération. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers en la forme et que la créance n'était pas prescrite, notamment au regard des dispositions de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000. Il a également estimé que le versement d'un demi-traitement pendant l'instruction d'une demande de retraite pour invalidité ne constituait pas un droit acquis.
Avocat : SELAS FIDAL CAEN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504243
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus de son placement en congé de longue maladie et de son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les avis défavorables des conseils médicaux, qui n'avaient pas constaté le caractère invalidant et de gravité confirmée requis par les articles L. 822-6 et suivants du code général de la fonction publique. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation et à la procédure.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506604
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un maître de conférences demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de télétravail à temps complet pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par l'université, était entachée d'une erreur de droit car elle méconnaissait l'obligation d'aménagement pesant sur l'employeur public envers un agent reconnu travailleur handicapé, au sens de l'article L. 5213-6 du code du travail et de l'article 20 quater de la loi du 13 juillet 1983. En conséquence, le tribunal a annulé cette décision implicite de rejet.
Avocat : GARCIA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602330
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur une demande de référé-liberté concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Cependant, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension, la délivrance d'un récépissé en cours d'instance ayant privé le litige de son objet urgent. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505581
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les requêtes de M. C... A... et Mme D... B... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 30 juin 2025 leur imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixant un pays de renvoi. La juridiction a estimé que le préfet de la Haute-Garonne était compétent et que les décisions attaquées, prises en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient entachées d'aucune illégalité, notamment au regard des exigences de motivation et de la Convention européenne des droits de l'homme. Les demandes d'injonctions et de provision pour frais d'avocat ont également été rejetées.
Avocat : MERCIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505951
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'éloignement pris à l'encontre d'un ressortissant italien. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'autorité signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SAIHI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301205
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... B... visant à être déchargé des rappels d'impôt sur le revenu, prélèvements sociaux et pénalités pour les années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que la procédure de taxation d'office, fondée sur la découverte de revenus non déclarés (notamment des revenus de capitaux mobiliers et des crédits bancaires), était régulière. Il a estimé que les demandes d'éclaircissements et la proposition de rectification de l'administration fiscale, effectuées dans le cadre d'un examen de situation fiscale personnelle, respectaient les dispositions du livre des procédures fiscales (articles L. 10, L. 12, L. 16 et L. 57).
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306203
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux au titre de 2018, suite à un redressement fiscal. La juridiction a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que les sommes mises à sa disposition par sa SARL constituaient bien des revenus distribués imposables, au sens des articles 109 et 111 du code général des impôts. Elle a ainsi confirmé le bien-fondé de l'imposition et des pénalités associées.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TEN FRANCE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306509
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus de titularisation d'un fonctionnaire stagiaire par la communauté de communes du Vallespir. Le requérant contestait la légalité de la prorogation de son stage et de la décision ultérieure de refus de titularisation, invoquant notamment des vices de procédure et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser la titularisation au vu des insuffisances professionnelles constatées, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la période de stage.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306864
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SARL Les Copains, qui contestait un redressement fiscal (impôt sur les sociétés et TVA pour les exercices 2013 et 2014) et invoquait la prescription de l'action en recouvrement. Le tribunal a jugé irrecevables plusieurs conclusions de la société, notamment celles concernant des sommes déjà dégrevées, et a estimé que les moyens au fond n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : ESQUIROL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307314
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les deux requêtes de M. A..., un ancien fonctionnaire territorial, visant à obtenir l'indemnisation de frais de déplacement et la réparation d'un préjudice pour harcèlement moral de la part de la commune de Saint-Nazaire-d'Aude. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation du rejet implicite de la demande préalable d'indemnisation, car cette procédure n'est pas un recours administratif préalable obligatoire. Elle a également estimé que la demande en réparation du harcèlement moral était partiellement prescrite et que les faits allégués n'étaient pas établis. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et la loi du 31 décembre 1968 sur la prescription.
Avocat : SELARL HORTUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400730
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus de titularisation d'un fonctionnaire stagiaire. Le requérant contestait la légalité de la prorogation de son stage et de la décision ultérieure de refus de titularisation, invoquant des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour évaluer l'aptitude professionnelle de l'agent, conformément aux dispositions du code général de la fonction publique.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301439
La décision concerne un litige portant sur le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour un établissement commercial exploité par la SAS Oléa Exploitation. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la société, qui contestait la méthode de pondération des surfaces utilisée par l'administration fiscale pour déterminer l'assiette de l'impôt. Le tribunal a jugé que les coefficients de réduction appliqués, fondés notamment sur le critère d'accessibilité à la clientèle, étaient conformes aux dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LES CONSEILS D'ENTREPRISES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302143
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge de rappels de TVA et de pénalités pour la période 2013-2017. Le tribunal a jugé que l'activité d'agent commercial exercée constituait bien une activité économique imposable à la TVA, et que son défaut de déclaration caractérisait une activité occulte. Cette qualification a permis à l'administration d'appliquer le délai de reprise étendu de dix ans prévu à l'article L. 176 du livre des procédures fiscales et la majoration de 80% prévue à l'article 1728 du code général des impôts.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS JURISDOMUS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302617
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SAS Garage Wester, qui contestait le retrait de sa dispense de certificat fiscal pour les acquisitions intracommunautaires de véhicules. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale était fondée à retirer cette dispense après avoir constaté une baisse significative du volume d'achats de la société, ce qui remettait en cause les garanties de solvabilité initialement établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 298 sexies et l'article 242 quindecies de son annexe II, qui régissent les conditions d'octroi et de retrait de cette dispense.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302819
**Sujet principal** : Recours d'une société (SARL Isachris) contre une amende fiscale de 222 850 euros infligée sur le fondement de l'article 1763 du code général des impôts pour inexactitude dans un tableau de suivi des plus-values. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société et confirme le bien-fondé de l'amende. Il estime que la proposition de rectification du 31 janvier 2022 valait motivation légale et interruptive de prescription, et que les conditions d'application de l'article 1763 du CGI (notamment la notion de "somme omise") étaient remplies en l'espèce. **Textes appliqués** : Article 1763 du code général des impôts, articles L. 80 D et L. 188 du livre des procédures fiscales, et article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH, invoqué mais écarté).
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BONDIGUEL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302853
La société PGC Développement conteste devant le Tribunal Administratif de Rennes des rappels de TVA sur des indemnités de différé de jouissance perçues dans le cadre de ventes à réméré. Le tribunal rejette sa demande, considérant que ces indemnités, versées par les vendeurs en contrepartie du maintien dans les lieux, constituent la contrepartie de la faculté de rachat et non un loyer. Par conséquent, elles sont soumises à la TVA en vertu des articles 257 et 260 du code général des impôts, et ne peuvent bénéficier de l'exonération prévue pour les locations nues.
Avocat : DE LARMINAT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303323
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le reclassement indiciaire d'une enseignante contractuelle. La requérante contestait plusieurs arrêtés ministériels fixant son échelon et son ancienneté, estimant que son expérience professionnelle antérieure n'avait pas été correctement prise en compte. Le tribunal a constaté que les arrêtés litigieux du 8 mars 2023 avaient été retirés par l'administration, ce qui a privé d'objet la demande d'annulation, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les textes appliqués étaient le code rural et de la pêche maritime ainsi que le décret n°89-406 du 20 juin 1989.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304331
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'un officier demandant l'annulation du refus de lui attribuer l'indemnité pour charges militaires (ICM) au taux particulier n°1. Le tribunal écarte le moyen tiré du délai de la décision ministérielle, relevant qu'un rejet implicite était né du silence de l'administration après quatre mois. Il estime également que la condition d'un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans, prévue par l'article 3 du décret du 13 octobre 1959, ne méconnaît pas le principe d'égalité. La décision s'appuie sur le code de la défense et le décret précité.