Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508862
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral du 5 septembre 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de M. B... C..., ressortissant brésilien. La juridiction a estimé que ce refus méconnaissait son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son insertion en France (vie de couple stable avec une ressortissante française, paternité, emploi durable et absence de liens familiaux au Brésil). Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois.
Avocat : GENEVAY
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600979
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant malien demandant l'injonction au préfet du Morbihan de lui délivrer un rendez-vous ou un récépissé pour sa demande de titre de séjour. Le juge estime la demande dépourvue d'utilité, constatant que le préfet a pris deux arrêtés de rejet explicites en réponse aux sollicitations du requérant. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatif aux mesures d'urgence.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601038
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, se prononce sur une demande d'un ressortissant tunisien visant à contraindre le préfet à lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de changement de statut de séjour. Le juge constate que le requérant a finalement été reçu en préfecture et s'est vu délivrer un récépissé après l'introduction de sa requête. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer, les conclusions de la demande ayant perdu leur objet.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601521
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction relative au refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ces conclusions après l'obtention d'une attestation de prolongation d'instruction, le juge a acté ce désistement. Il a également rejeté la demande d'allocation de frais de procès présentée par le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601984
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension des sanctions disciplinaires prononcées par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le juge estime que les requérants ne démontrent pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant une mesure de suspension. Il considère également qu'aucun des moyens soulevés, notamment concernant la convocation, la composition de la commission ou la notification des décisions, n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602178
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction relative au refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ces demandes, le juge a uniquement statué sur la demande de frais de procès. Il a condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant que l'administration n'avait délivré une attestation de prolongation d'instruction qu'après l'introduction du recours.
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2315930
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. Le juge estime que la requérante n'a pas démontré l'illégalité de l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français qui sert de fondement à la mesure, ni que l'obligation de pointage hebdomadaire au commissariat était disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 730-1 et L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SEGUIN & KONRAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2416250
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une famille afghane visant à annuler le refus de visa pour demander l'asile en France. Le tribunal a jugé que la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle était irrecevable, les requérants ne résidant pas habituellement en France et leur situation n'étant pas jugée exceptionnellement digne d'intérêt au sens de la loi du 10 juillet 1991. Sur le fond, le litige portait uniquement sur la décision implicite de rejet de la commission de recours, qui se substitue à la décision consulaire initiale en vertu de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : L'ILL LEGAL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2500700
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de visas d'entrée en France au titre de l'asile pour une famille de ressortissants afghans. Le tribunal a jugé que la décision expresse de rejet de la commission de recours du 5 novembre 2025, qui s'était substituée à la décision implicite initiale, constituait l'acte attaqué. Il a examiné la recevabilité de l'intervention de syndicats et a procédé à l'instruction des moyens soulevés, fondés notamment sur le règlement communautaire des visas et sur l'existence d'un risque de persécution en raison de la profession de journaliste du requérant.
Avocat : GUILBAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515902
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation de juge unique, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet pour obtenir un logement adapté. Le juge a constaté qu'une offre de logement conforme aux besoins de la requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation, avait été acceptée et occupée avant le jugement. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions ayant perdu leur objet, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-5 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602846
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension visant à suspendre le rejet implicite d'un recours contre le refus de visas de réunification familiale pour deux enfants mineurs. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés **rejette la demande de suspension**. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la séparation étant inhérente à la procédure, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'existe au vu des irrégularités relevées dans les documents produits. **Textes appliqués** : La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension). Elle se réfère également au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'aux conventions internationales invoquées par la requérante.
Avocat : BLIN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602200
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D... B... visant à annuler la décision de transfert vers l'Espagne prise par le préfet du Nord. Le tribunal a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable (l'Espagne, suite à un premier enregistrement Eurodac) était régulière et que les moyens soulevés (incompétence, vices de procédure, risque de refoulement) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur le règlement Dublin III (UE n° 604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501792
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision de la Ville de Paris lui réclamant le remboursement d'indus de RSA. Le juge a estimé que les arguments du requérant, notamment sur l'usurpation d'identité par son neveu ou l'absence de communication du rapport d'enquête, n'étaient pas établis ou ne remettaient pas en cause la légalité de la procédure de contrôle. La demande de remise gracieuse de la dette a également été rejetée, le tribunal considérant que les conditions prévues par le code de l'action sociale et des familles n'étaient pas remplies.
Avocat : CARLINI ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503960
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que le requérant, qui n'a pas déposé de demande de titre de séjour, ne peut se prévaloir des accords franco-tunisiens ou des articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA pour contester la mesure. Elle considère également que l'ingérence dans sa vie privée, au sens de l'article 8 de la CEDH, est justifiée et proportionnée au regard des prérogatives de l'administration en matière de contrôle de l'immigration.
Avocat : AISSAOUI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606912
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction. L'objet de la requête, qui visait à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour, avait disparu puisque l'administration avait délivré ce document à la requérante après l'introduction de son recours. Le juge a également rejeté la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412729
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de carte de séjour "vie privée et familiale" présentée par une ressortissante gabonaise. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que la préfète du Val-de-Marne n'avait pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois, méconnaissant ainsi l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à l'autorité préfectorale de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour, sans prononcer d'astreinte.
Avocat : SAS ITRA CONSULTING
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601604
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge a simplement prononcé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle. La demande de condamnation de l'État aux frais liés au litige a été rejetée.
Avocat : VI VAN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401825
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de remise gracieuse d'un indu d'APL. Le requérant a sollicité cette remise pour la première fois dans le cadre d'une opposition à contrainte, alors qu'il aurait dû préalablement la demander directement à l'organisme payeur. La juridiction a jugé la demande irrecevable, appliquant les règles de procédure du contentieux administratif.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602117
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire délivré par la commune de Ris-Orangis. La SCI Stana invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard du code de l'urbanisme et du PLU. Le juge des référés a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Avocat : DUCONSEIL
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503080
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que le préfet du Var n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, considérant que le mariage récent et l'absence de preuves de liens familiaux antérieurs ne permettent pas d'établir une vie privée et familiale stable en France au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'admission exceptionnelle au séjour est également rejetée, le tribunal ne relevant aucun élément justifiant une telle mesure.
Avocat : GUESMI