Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527046

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire fondé sur les articles L. 435-1, L. 432-1 et L. 412-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation. Le tribunal a considéré que la durée de séjour et la situation professionnelle de l'intéressé ne justifiaient pas une admission exceptionnelle au séjour.

Avocat : DEMIR

20 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527049

Le Tribunal administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Il a donné acte du désistement de la requérante, Mme A..., après que le préfet de police lui a délivré un nouveau titre, rendant le litige sans objet. La juridiction a également mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation de l'avocate à la part contributive de l'État liée à l'aide juridictionnelle totale dont bénéficiait la requérante.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)

20 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530406

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un étudiant tchadien contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que l'administration avait légalement apprécié que l'intéressé ne poursuivait pas effectivement et sérieusement ses études, au regard notamment de son absence d'assiduité et de son échec en première année de licence, ce qui justifiait le refus au titre de l'article L. 422-1 du CESEDA. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire et d'une violation des articles 3 et 8 de la CEDH ont également été écartés.

Avocat : ROCHICCIOLI

20 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535585

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Elle a jugé que la situation était régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par l'article L. 435-1 du CESEDA, et que les conditions de cet accord n'étaient pas remplies.

Avocat : BOUDAYA

20 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603464

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, considérant que le silence gardé par la préfecture de Seine-Saint-Denis sur sa demande initiale constituait, depuis plus de quatre mois, une décision implicite de rejet en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Par conséquent, la situation actuelle de la requérante ne résulte pas d'une carence de l'administration justifiant une mesure d'urgence.

20 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603937

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Espagne. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la méconnaissance des articles 16 et 17 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013) concernant les clauses discrétionnaires et les circonstances personnelles, n'étaient pas établis en l'espèce. La décision s'appuie principalement sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

20 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604671

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'une radiation des cadres pour abandon de poste. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant tardé à agir après avoir pris connaissance de sa situation et disposant d'un emploi contractuel. Elle a également jugé que les moyens soulevés, notamment sur l'incompétence ou le défaut de motivation, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, prise après une mise en demeure régulière.

Avocat : MATHURIN KANCEL

20 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606219

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante kazakhe demandant l'injonction de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, car l'intéressée avait reçu postérieurement à sa requête une attestation valide lui permettant de séjourner et de travailler régulièrement jusqu'au 3 juin 2026. La demande de condamnation de l'État aux dépens a été rejetée, la procédure ayant été examinée dans le cadre des articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BENIFLA

20 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606539

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de suspension en référé d'un arrêté d'expulsion. Le juge a retenu l'existence d'une situation d'urgence, présumée pour ce type de mesure, et a estimé qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'absence de menace grave à l'ordre public et du respect de la vie privée et familiale. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'expulsion a été suspendue dans l'attente d'un jugement au fond.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

20 mars 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401697

Sujet principal : Demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). Solution retenue : Rejet de la requête, la situation financière de la requérante ne justifie pas une remise de dette au titre de la précarité. Textes appliqués : Articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, et L. 553-2 du code de la sécurité sociale (régime de récupération et de remise des indus).

20 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401699

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir la Carte Mobilité Inclusion (CMI) avec la mention « stationnement ». Le juge a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve que son état de santé nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour tous ses déplacements extérieurs, condition posée par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision applique donc les critères stricts d'attribution de cette prestation.

20 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502289

Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion. Le juge estime que le préfet de la Seine-Maritime a pu légalement prononcer cette mesure, considérant que la présence de l'intéressé, condamné à plusieurs reprises pour des délits graves, constitue une menace grave pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont la méconnaissance n'est pas retenue.

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504276

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Eure n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les ressources de M. A... n'étaient pas suffisamment stables pour satisfaire aux conditions légales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 434-7 et R. 434-4, relatifs aux ressources requises.

Avocat : MONTREUIL ELIE

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504356

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 25 avril 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant tunisien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de l'Eure avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de la demande de l'intéressé, qui justifiait suivre une formation professionnelle après avoir été confié à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : EDEN AVOCATS

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504572

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le juge a estimé que le préfet de la Seine-Maritime n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande fondée sur l'article L. 425-10 du CESEDA (vie privée et familiale), considérant que les conditions légales n'étaient pas remplies. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.

Avocat : BIDAULT

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504849

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par deux requérants contestant des arrêtés préfectoraux rejetant leur demande de titre de séjour et prononçant leur éloignement. Le tribunal a rejeté leurs recours, considérant que les décisions attaquées étaient régulières et suffisamment motivées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour n'étaient pas remplies et que les mesures d'éloignement étaient justifiées.

Avocat : ELATRASSI-DIOME

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504853

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixant un pays de renvoi. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions attaquées étaient régulières et que les moyens soulevés (dont la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article L. 432-13 du CESEDA) n'étaient pas fondés. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : ELATRASSI-DIOME

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504856

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision, prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a également écarté les autres moyens, dont celui tiré d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505061

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 rejetant la demande de séjour de la requérante et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a jugé que le refus d'admission au séjour était insuffisamment motivé et méconnaissait l'obligation d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée, au regard notamment des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Considérant l'illégalité de ce refus, le tribunal a également annulé, comme en étant la conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour.

Avocat : EDEN AVOCATS

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505630

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur l'origine des inondations récurrentes d'une parcelle, liées au dysfonctionnement d'un puisard dont l'entretien incombe à la métropole Rouen Normandie. La juridiction a fait droit à la demande du propriétaire en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant l'expertise utile pour un futur litige au fond. En revanche, elle a rejeté la demande de mise à charge des frais d'expertise à la métropole, relevant que cette décision relève du président de la juridiction après l'accomplissement de la mesure.

Avocat : GOUY-PAILLIER PAUL

20 mars 2026