Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2106669

Cette décision du Tribunal Administratif de MELUN (9ème chambre) rejette la requête de la société Leroy Merlin France. La société demandait la décharge de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2019 à Vitry-sur-Seine, en soutenant que le produit de la taxe était disproportionné par rapport au coût réel du service. Le tribunal a examiné les moyens fondés sur l’article 1520 du code général des impôts, notamment le calcul des dépenses et la proportionnalité entre le produit de la taxe et les dépenses de collecte et de traitement des déchets. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que les arguments de la société n’étaient pas fondés au regard des textes applicables.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE AARPI

26 décembre 2025• 9ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203727

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par les héritiers de M. D... A... d’une demande de condamnation du grand hôpital de l’Est francilien pour faute lors de sa prise en charge médicale à compter du 14 août 2019, en raison de l’arrêt prolongé de son traitement antiagrégant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la responsabilité pour faute de l’hôpital n’était pas engagée. En conséquence, les demandes indemnitaires des requérants et les conclusions de la CPAM de la Seine-et-Marne ont été rejetées. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : JASPER AVOCATS

26 décembre 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204839

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d’une requête en plein contentieux par la famille de M. E... D..., décédé après une intervention de remplacement valvulaire à l’hôpital Henri Mondor, afin d’obtenir réparation des préjudices subis. Les requérants recherchaient la responsabilité de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour retard de diagnostic, défaut d’information et infections nosocomiales, ainsi que celle de l’ONIAM au titre de la solidarité nationale pour un aléa thérapeutique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le décès était imputable à un aléa thérapeutique ne remplissant pas les conditions d’anormalité pour une indemnisation par l’ONIAM, et que les manquements de l’AP-HP n’étaient pas établis. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la responsabilité médicale et à l’indemnisation des accidents médicaux.

Avocat : SELARL DE LA GRANGE & FITOUSSI

26 décembre 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207859

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... contestant des retraits de points sur son permis de conduire. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions visant à « constater » un manquement à l'obligation d'information, une telle demande ne relevant pas des pouvoirs du juge administratif. Ensuite, les conclusions en annulation des décisions de retrait de points ont été rejetées, car la décision « 48 SI » d'invalidation du permis avait déjà été définitivement jugée par une ordonnance du 11 janvier 2018, ce qui faisait obstacle à un nouvel examen. La solution est fondée sur l'autorité de la chose jugée et les principes régissant la recevabilité des recours contentieux.

Avocat : CABINET D'AVOCATS IOSCA

26 décembre 2025• 9ème chambre, JU
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 511077

Avocat : VERDIER

25 décembre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:511077.20251225• Juge des référés
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534967

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam) d'une requête en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La Cnam demandait qu'il soit enjoint aux sociétés Computacenter, VMware et Broadcom de rétablir, sous astreinte, la possibilité de convertir ses jetons en licences perpétuelles VMware avant le 20 décembre 2025. En cours d'instance, les sociétés défenderesses ont accédé à cette demande, ce qui a conduit la Cnam à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 24 décembre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement.

Avocat : CABINET FOUSSARD - FROGER (SCP)

24 décembre 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403399

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit aux demandes de M. B... et de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Yvelines. Il a jugé que le centre hospitalier de Rambouillet avait commis une faute en raison d'un retard de diagnostic et de prise en charge, ayant fait perdre à M. B... une chance de 80 % d'éviter une amputation. Le tribunal a condamné l'hôpital à verser une provision de 85 817,13 euros à M. B... et de 52 585,34 euros à la CPAM, en application des articles L. 376-1 du code de la sécurité sociale et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PAPIN

24 décembre 2025• Président Lellouch
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411631

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., qui demandait réparation pour la privation de 134 heures d'enseignement subie par son fils en classe de sixième durant l'année scolaire 2022-2023. Le tribunal a d'abord écarté les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet du ministre, jugeant que cette décision avait simplement lié le contentieux et que ses vices éventuels étaient sans incidence sur le litige indemnitaire. Sur le fond, le juge a rappelé l'obligation légale de l'État d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires, mais a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas d'établir un préjudice indemnisable direct et certain. La demande d'indemnisation a donc été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : NICOLAS

24 décembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500469

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, était saisi par M. A... d’une contestation de deux décisions du département de Vaucluse confirmant la fin de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour la première décision (2 octobre 2024) en raison de sa tardiveté, le délai de recours de deux mois étant expiré lors de la saisine. Pour la seconde décision (8 janvier 2025), le tribunal a rejeté les conclusions au fond, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l’action sociale et des familles.

24 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500689

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la caisse d’allocations familiales du Gard de lui accorder une remise gracieuse sur un indu d’aide personnelle au logement de 1 865,67 euros. La requérante invoquait sa précarité financière, mais n'a pas démontré sa bonne foi, condition nécessaire pour obtenir une remise en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé qu'aucune circonstance de fait ne permettait de justifier de cette bonne foi, et a donc confirmé le refus de la caisse.

24 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501217

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme D... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 792 euros, notifié par la CAF du Gard, et le refus de remise gracieuse du département de Vaucluse. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du 16 octobre 2024, car celle-ci a été entièrement remplacée par la décision du 30 janvier 2025 prise sur recours administratif préalable obligatoire, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est donc le rejet des conclusions contre la décision initiale pour irrecevabilité, le tribunal ne se prononçant pas sur le fond du litige dans cet extrait.

Avocat : VENEZIA

24 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501220

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir l’annulation du refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 400,51 euros. La requérante invoquait sa bonne foi, due à une erreur de déclaration des revenus de son fils après son départ du foyer, et sa situation financière précaire. Le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, une remise de dette peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration intentionnelle. La solution retenue n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait, mais le tribunal a examiné les critères de bonne foi et de précarité pour statuer sur le bien-fondé de la demande de remise gracieuse.

24 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501266

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, était saisi par M. B... d’une demande d’annulation de la décision du 14 mars 2025 par laquelle la présidente du conseil départemental de Vaucluse a confirmé la fin de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le requérant soutenait ne pas avoir reçu la convocation pour définir son parcours d’insertion. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu’il lui appartenait, en tant que juge de plein contentieux, d’examiner les droits de l’intéressé au regard des textes applicables, notamment les articles L. 262-28, L. 262-29 et L. 262-34 du code de l’action sociale et des familles, et non les vices propres de la décision attaquée.

24 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501389

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a été saisi par M. C... d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de Vaucluse pour recouvrer un indu d’aide personnalisée au logement de 660 euros. Le requérant contestait la créance en invoquant une erreur de la caisse et la prescription biennale prévue à l’article L. 553-1 du code de la sécurité sociale, combiné à l’article L. 821-7 du code de la construction et de l’habitation. La juridiction a rejeté la requête, considérant que l’opposition était insuffisamment motivée au regard des exigences de l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale, et a donc validé la contrainte.

24 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501397

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du 28 mars 2025 confirmant la fin de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). La requérante soutenait avoir fourni les pièces justificatives nécessaires et avoir droit à l’allocation en tant qu’entrepreneuse. Le tribunal a rappelé que, saisi d’un recours de plein contentieux, il lui appartient d’examiner les droits de l’intéressé en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait. Il a appliqué les articles L. 262-37, R. 262-37, R. 262-40, R. 262-83 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que l’article L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale, pour juger que la non-présentation des pièces justificatives demandées justifiait la suspension ou la suppression du versement du RSA.

24 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501407

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, était saisi par M. C... d’une demande d’annulation du refus de la caisse d’allocations familiales de Vaucluse de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 843 euros. Le tribunal constate que, postérieurement à l’introduction de la requête, M. C... a intégralement remboursé sa dette le 28 mai 2025. En conséquence, les conclusions de la requête sont devenues sans objet, et le tribunal prononce un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé de la demande de remise gracieuse.

24 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501967

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, était saisi par Mme B... d’une demande d’annulation partielle d’une décision de la CAF du Gard lui accordant une remise gracieuse de seulement 569,51 euros sur un indu d’aide personnalisée au logement de 1 139,01 euros. La requérante invoquait sa bonne foi, l’indu résultant d’une erreur de la caisse, et la précarité de sa situation de mère isolée aux revenus modestes. Le tribunal a appliqué les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 821-1 du code de la construction et de l’habitation, rappelant qu’une remise peut être accordée en cas de précarité et de bonne foi. Après examen des ressources mensuelles (environ 1 760 euros) et des charges fixes (environ 657 euros) de Mme B..., le tribunal a estimé que son "reste à vivre" d’environ 735 euros ne justifiait pas une remise totale, et a donc rejeté sa requête, confirmant la remise partielle accordée par la caisse.

24 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502571

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a examiné la requête de Mme A... contestant deux avis de sommes à payer émis par la paierie départementale du Gard pour le recouvrement d’indu de revenu de solidarité active (RSA). La requérante soutenait notamment être hébergée à titre gratuit sans vie maritale et avoir correctement déclaré ses comptes d’épargne. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-2, L. 262-3 et L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, rappelant que l’ensemble des ressources du foyer est pris en compte pour le calcul du RSA. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait fourni, mais la décision confirme le bien-fondé des indus mis à la charge de Mme A... au titre des périodes concernées.

24 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301021

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de M. A..., gendarme, qui contestait le refus de la ministre des armées de lui accorder une pension militaire d'invalidité pour des « lombalgies chroniques sur discopathie traitée par arthrodèse L4-L5 ». Le tribunal a jugé que cette infirmité constituait une blessure résultant d'un accident de service survenu le 29 mai 2013, et non une maladie aggravée par un état antérieur. En conséquence, il a annulé la décision de la commission de recours de l'invalidité du 14 décembre 2022 et a accordé à M. A... une pension au taux de 10 % pour cette infirmité, sur le fondement des articles L. 2 et L. 121-5 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.

Avocat : PETITGIRARD

24 décembre 2025• 2ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302848

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C... épouse B..., praticienne hospitalière, qui demandait réparation pour harcèlement moral et pertes de revenus suite à son placement en disponibilité et au refus de réintégration par le CHU de Toulouse et le Centre National de Gestion. Le tribunal a jugé la requête irrecevable en raison d’un défaut de liaison du contentieux, le fait générateur invoqué dans la demande indemnitaire préalable étant distinct de celui présenté dans la requête. Il a également estimé qu’aucune faute n’était établie à l’encontre des défendeurs, et que les préjudices allégués n’étaient pas en lien direct avec les décisions contestées. La décision se fonde notamment sur les dispositions du code de la santé publique et du code général de la fonction publique.

Avocat : SABATTÉ

24 décembre 2025• 2ème Chambre