Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530406
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un étudiant tchadien contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que l'administration avait légalement apprécié que l'intéressé ne poursuivait pas effectivement et sérieusement ses études, au regard notamment de son absence d'assiduité et de son échec en première année de licence, ce qui justifiait le refus au titre de l'article L. 422-1 du CESEDA. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire et d'une violation des articles 3 et 8 de la CEDH ont également été écartés.
Avocat : ROCHICCIOLI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535585
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Elle a jugé que la situation était régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par l'article L. 435-1 du CESEDA, et que les conditions de cet accord n'étaient pas remplies.
Avocat : BOUDAYA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603464
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, considérant que le silence gardé par la préfecture de Seine-Saint-Denis sur sa demande initiale constituait, depuis plus de quatre mois, une décision implicite de rejet en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Par conséquent, la situation actuelle de la requérante ne résulte pas d'une carence de l'administration justifiant une mesure d'urgence.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603937
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Espagne. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la méconnaissance des articles 16 et 17 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013) concernant les clauses discrétionnaires et les circonstances personnelles, n'étaient pas établis en l'espèce. La décision s'appuie principalement sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604671
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'une radiation des cadres pour abandon de poste. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant tardé à agir après avoir pris connaissance de sa situation et disposant d'un emploi contractuel. Elle a également jugé que les moyens soulevés, notamment sur l'incompétence ou le défaut de motivation, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, prise après une mise en demeure régulière.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606219
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante kazakhe demandant l'injonction de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, car l'intéressée avait reçu postérieurement à sa requête une attestation valide lui permettant de séjourner et de travailler régulièrement jusqu'au 3 juin 2026. La demande de condamnation de l'État aux dépens a été rejetée, la procédure ayant été examinée dans le cadre des articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BENIFLA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606539
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de suspension en référé d'un arrêté d'expulsion. Le juge a retenu l'existence d'une situation d'urgence, présumée pour ce type de mesure, et a estimé qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'absence de menace grave à l'ordre public et du respect de la vie privée et familiale. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'expulsion a été suspendue dans l'attente d'un jugement au fond.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401697
Sujet principal : Demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). Solution retenue : Rejet de la requête, la situation financière de la requérante ne justifie pas une remise de dette au titre de la précarité. Textes appliqués : Articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, et L. 553-2 du code de la sécurité sociale (régime de récupération et de remise des indus).
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401699
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir la Carte Mobilité Inclusion (CMI) avec la mention « stationnement ». Le juge a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve que son état de santé nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour tous ses déplacements extérieurs, condition posée par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision applique donc les critères stricts d'attribution de cette prestation.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502289
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion. Le juge estime que le préfet de la Seine-Maritime a pu légalement prononcer cette mesure, considérant que la présence de l'intéressé, condamné à plusieurs reprises pour des délits graves, constitue une menace grave pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont la méconnaissance n'est pas retenue.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504276
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Eure n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les ressources de M. A... n'étaient pas suffisamment stables pour satisfaire aux conditions légales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 434-7 et R. 434-4, relatifs aux ressources requises.
Avocat : MONTREUIL ELIE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504356
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 25 avril 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant tunisien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de l'Eure avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de la demande de l'intéressé, qui justifiait suivre une formation professionnelle après avoir été confié à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504572
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le juge a estimé que le préfet de la Seine-Maritime n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande fondée sur l'article L. 425-10 du CESEDA (vie privée et familiale), considérant que les conditions légales n'étaient pas remplies. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : BIDAULT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504849
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par deux requérants contestant des arrêtés préfectoraux rejetant leur demande de titre de séjour et prononçant leur éloignement. Le tribunal a rejeté leurs recours, considérant que les décisions attaquées étaient régulières et suffisamment motivées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour n'étaient pas remplies et que les mesures d'éloignement étaient justifiées.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504853
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixant un pays de renvoi. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions attaquées étaient régulières et que les moyens soulevés (dont la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article L. 432-13 du CESEDA) n'étaient pas fondés. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504856
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision, prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a également écarté les autres moyens, dont celui tiré d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant.
Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505061
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 rejetant la demande de séjour de la requérante et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a jugé que le refus d'admission au séjour était insuffisamment motivé et méconnaissait l'obligation d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée, au regard notamment des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Considérant l'illégalité de ce refus, le tribunal a également annulé, comme en étant la conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505630
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur l'origine des inondations récurrentes d'une parcelle, liées au dysfonctionnement d'un puisard dont l'entretien incombe à la métropole Rouen Normandie. La juridiction a fait droit à la demande du propriétaire en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant l'expertise utile pour un futur litige au fond. En revanche, elle a rejeté la demande de mise à charge des frais d'expertise à la métropole, relevant que cette décision relève du président de la juridiction après l'accomplissement de la mesure.
Avocat : GOUY-PAILLIER PAUL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404782
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à faire annuler l'arrêté du maire du Havre refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour signer l'arrêté et défendre la commune, et que la procédure devant le conseil médical, y compris la participation d'un médecin en audioconférence, était régulière. Il a également estimé que l'arrêté n'était entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation concernant le lien entre la pathologie et les fonctions de l'agent.
Avocat : CITYLEX AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404783
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un agent de la commune du Havre contestant le refus de reconnaissance en maladie imputable au service. Le tribunal a jugé que la procédure devant le conseil médical, notamment la participation d'un médecin en audioconférence et l'absence de convocation du médecin de prévention, n'était pas irrégulière. Il a également estimé que l'arrêté du maire n'était pas entaché d'erreur de droit ou d'appréciation quant au lien entre la pathologie de l'agent et ses fonctions.
Avocat : CITYLEX AVOCATS