Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405167
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le licenciement pour insuffisance professionnelle d'une directrice d'un groupement d'intérêt public (GIP). Le tribunal a annulé la décision de licenciement, retenant notamment que la procédure était irrégulière, en particulier en raison d'un vice de forme lié à la convocation à l'entretien préalable qui mentionnait déjà la décision de licencier. La solution s'appuie sur les dispositions du décret du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État, jugé applicable en l'espèce.
Avocat : ORIER AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405219
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un agent municipal demandant l'annulation de l'arrêté du maire refusant de reconnaître comme imputable au service sa maladie professionnelle (enthésopathie du coude droit, tableau 57 B). La juridiction a jugé que le refus était suffisamment motivé et qu'aucune erreur d'appréciation n'était caractérisée, appliquant notamment les articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration relatifs à la motivation des actes.
Avocat : BOTTAIS MARIE-AGNES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601356
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les recours en excès de pouvoir formés par un ressortissant guinéen contre son assignation à résidence et la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que les décisions du préfet de la Seine-Maritime étaient légalement fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 612-8 et L. 731-1, et ne méconnaissaient pas les droits garantis par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le requérant a toutefois été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en application de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HASAN MOHAMAD
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601380
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a examiné deux recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux concernant un ressortissant guinéen. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En revanche, il a rejeté ses demandes d'annulation de l'assignation à résidence et de la prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français, estimant que ces mesures étaient légalement fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HASAN MOHAMAD
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601417
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a donné acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait sa demande d'injonction au préfet de lui délivrer un titre de séjour. La juridiction a ainsi mis fin à l'instance sans examiner le fond de la requête initialement formée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La procédure est close par cette ordonnance.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601468
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise préventive sur l'état des immeubles voisins d'un chantier de travaux publics. Cette décision, prise à la demande d'un office public de l'habitat, s'appuie sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Le juge a désigné un expert chargé de constater l'état des lieux avant travaux et d'évaluer les risques potentiels de dommages.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502795
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé, ne méconnaissait pas l'accord franco-algérien de 1968, et que le refus d'un délai de départ volontaire était légal. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503304
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 12 février 2025 refusant sa régularisation et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation du requérant, et qu'il n'y avait pas d'erreur de droit ou de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504213
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... C... épouse A..., qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant une carte de séjour "salarié" et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait examiné sa situation et que le refus, fondé sur la brièveté de son séjour et de son insertion professionnelle ainsi que sur ses attaches familiales en Tunisie, ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509592
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de la société MECOBAT contre la commune de Choisy-le-Roi au titre d'un marché résilié. Le juge a estimé que la créance relative à la mission APS n'était pas établie et que l'appréciation de la créance pour la mission APD relevait du juge du contrat, non du référé. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602134
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction relative à un titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (formation de référé). Solution retenue : Le juge constate le désistement pur et simple de la requérante et donne acte de ce désistement, ce qui met fin à l'instance sans examen du fond. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (compétence du magistrat pour constater l'absence de lieu à statuer suite à un désistement).
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602854
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d'injonction de communication de documents administratifs formée par un particulier contre l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France. Le juge des référés estime que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, se heurte à une décision implicite de refus de l'administration, née de son silence gardé pendant le délai de deux mois suivant la saisine de la CADA, conformément aux articles R. 343-4 et R. 343-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, le juge ne peut ordonner la mesure sollicitée, sauf à faire obstacle à cette décision administrative.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602890
Sujet principal : Demande d'injonction urgente contre un rectorat pour la délivrance de documents de fin de contrat et transmission d'une attestation à France Travail. Juridiction : Tribunal administratif de Versailles (juge des référés). Solution retenue : Le juge constate un non-lieu à statuer sur la communication des documents (déjà effectuée) et rejette la demande d'injonction concernant la transmission à France Travail (absence d'urgence et d'utilité démontrées). La demande de condamnation aux dépens est également rejetée. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Avocat : SEL CARLINI ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503039
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et à obtenir une carte de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet du Var n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant la demande au titre de l'article L. 423-2 du CESEDA, et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'entrée irrégulière et la non-exécution de mesures d'éloignement antérieures, ne constituait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BEN HASSINE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501600
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir d'un ressortissant turc, a rejeté ses demandes d'annulation d'un arrêté de refus d'attestation de demandeur d'asile et d'une obligation de quitter le territoire (OQTF), ainsi que d'un arrêté d'assignation à résidence. La juridiction a jugé que l'OQTF était légale, notamment car le réexamen de la demande d'asile était irrecevable, et que l'assignation à résidence était justifiée par le risque de fuite. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600753
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté de transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que le préfet de la Gironde était compétent pour signer l'arrêté et que les procédures prévues par le règlement (UE) n°604/2013, notamment concernant l'entretien individuel et le droit à l'information, avaient été respectées. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée.
Avocat : PERE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602776
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la requête d'un ressortissant tunisien demandant à obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de six semaines, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à verser 300 euros au requérant au titre des frais exposés, mais n'a pas prononcé d'astreinte.
Avocat : ENAM
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602785
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de communiquer une date de rendez-vous au requérant pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée pour un renouvellement et que l'administration devait procéder à l'enregistrement de la demande dans un délai raisonnable. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les principes relatifs au séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603636
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi par une étudiante algérienne demandant la suspension d'une décision implicite de rejet de son renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la délivrance ultérieure d'une attestation de prolongation d'instruction rend ces conclusions sans objet, car la requérante dispose déjà d'un document provisoire lui garantissant ses droits. Le juge donne acte du désistement partiel de la requérante et rejette sa demande de suspension, en application des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604406
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de communiquer une date de rendez-vous à une ressortissante malienne pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, l'administration n'ayant pas répondu à sa demande de rendez-vous en ligne depuis octobre 2025. Le préfet doit lui communiquer cette date dans un délai de six semaines.