Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301986

**Sujet principal** : Recours d'un praticien hospitalier contractuel contre le centre hospitalier de Guingamp, demandant réparation pour un licenciement illégal ou pour son maintien dans ses fonctions au-delà du délai légal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du praticien. Il juge que la cessation de son contrat, liée à la fin de son activité libérale parallèle et à son refus de conclure un nouveau contrat, ne constitue ni un licenciement illégal ni un maintien illicite dans les fonctions. Par conséquent, le centre hospitalier n'engage pas sa responsabilité. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de la santé publique relatives aux praticiens hospitaliers contractuels, notamment les articles R. 6152-401 et R. 6152-402 (dans leurs versions alors en vigueur), sont déterminantes pour qualifier la nature et la rupture du contrat.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS HOUDART & ASSOCIES

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302212

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'une infirmière contestant son exclusion du tableau d'avancement de grade 2022 de l'EPSM du Finistère sud. La juridiction a jugé que la décision de rejet de son recours gracieux était suffisamment motivée et que les conditions d'ancienneté pour la promotion, fixées par le décret n° 2010-1139, avaient été correctement appliquées par l'administration. Le tribunal a également écarté l'argument fondé sur le décret n° 2021-1256, considérant que la requête était infondée sur tous les moyens soulevés.

Avocat : BUORS

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302757

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'une aide-soignante demandant l'annulation du rejet de sa demande d'indemnisation pour une maladie professionnelle. Le tribunal a jugé que sa créance était prescrite, le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 ayant commencé à courir à partir de la consolidation de son état de santé en 2018. La requérante ne pouvant être considérée comme ayant ignoré l'existence de sa créance, l'exception de prescription a été retenue.

Avocat : GARET

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303321

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'avis de sommes à payer émis par le CHU de Rennes à l'encontre du Pôle de santé Léonard de Vinci pour des actes de biologie moléculaire hors nomenclature. Le tribunal a jugé que le CHU, en sa qualité d'établissement public de santé, ne pouvait pas facturer ces prestations à un établissement privé, car elles relèvent des missions d'intérêt général (MERRI) financées par la dotation MIGAC. La décision s'appuie sur les articles L. 162-22-13 et D. 162-6 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'arrêté du 23 juillet 2021, qui encadrent le financement de ces activités.

Avocat : MARTIN

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2402815

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire de révocation prononcée à l'encontre d'un agent de la fonction publique hospitalière. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'administration a respecté son obligation de communication intégrale du dossier à l'agent poursuivi, notamment en lui transmettant toutes les pièces pertinentes, y compris les procès-verbaux d'audition. Les moyens soulevés, fondés sur un prétendu défaut de loyauté dans l'administration de la preuve, sont jugés infondés. **Textes appliqués** : Articles L. 532-4 et L. 137-1 du code général de la fonction publique relatifs aux droits de la défense et à la composition du dossier individuel de l'agent.

Avocat : EYRIGNOUX

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507639

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien et lui interdisant le retour sur le territoire français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens soulevés par le requérant concernant l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale. Il estime que l'arrêté attaqué est suffisamment motivé et que la situation de l'intéressé a fait l'objet d'un examen particulier. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1).

Avocat : NOHE-THOMAS

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507655

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 juin 2025 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en estimant que la situation personnelle et familiale du requérant ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : LE VERGER

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507826

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'éloignement. Le litige a été privé d'objet car le préfet a abrogé l'arrêté attaqué avant le jugement, ce qui entraîne la disparition rétroactive de l'acte. En conséquence, le tribunal n'a pas eu à statuer sur le fond de la requête.

Avocat : SELARL SMETH

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507834

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le requérant ne satisfaisait pas aux conditions légales, notamment celles de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il n'établissait pas une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant français mineur. Elle a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu notamment de la mesure de placement de l'enfant.

Avocat : AKADAR

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507835

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet du Morbihan n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en s'appuyant sur l'avis défavorable du collège médical de l'OFII pour rejeter la demande de séjour pour soins (article L. 425-9 du CESEDA). Elle a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation de la décision et au respect des droits de la défense, n'étaient pas fondés.

Avocat : DELILAJ

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401212

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par les ordres des masseurs-kinésithérapeutes contre l'autorisation d'exercer délivrée à une ressortissante britannique. Le tribunal a jugé que la directive 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles s'appliquait, permettant la reconnaissance de son diplôme acquis au Royaume-Uni avant la fin de la période de transition post-Brexit. La décision préfectorale d'autorisation est ainsi confirmée comme légalement fondée.

Avocat : AG AVOCAT SELARLU

20 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404485

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les décisions du préfet de l'Isère refusant la délivrance de documents de circulation pour étranger mineur (A...) à deux enfants algériens. Le juge a estimé que ce refus, en empêchant les enfants de participer à des voyages scolaires ou familiaux, méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les demandes d'injonction ont été écartées car l'un des enfants était devenu majeur et l'autre avait obtenu le document en cours d'instance.

Avocat : COUTAZ

20 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510463

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que le droit d'être entendu du requérant avait été respecté et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH. Elle a également jugé que le refus d'accorder un délai de départ volontaire était légal au regard des dispositions de l'article L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BLANC

20 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510571

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante marocaine et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne tenant pas suffisamment compte de la situation de handicap du fils de la requérante, qui constitue un motif humanitaire exceptionnel justifiant son maintien en France. Par voie de conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de destination ont également été annulées.

Avocat : COLLANGE

20 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512811

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête d'un ressortissant algérien contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et un arrêté l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que l'administration avait légalement refusé la délivrance du titre au titre de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, considérant que l'état de santé du requérant ne présentait pas le caractère d'urgence absolue requis. Les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ont également été écartés.

Avocat : SCHURMANN

20 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512951

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. F... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est légal, notamment car le signataire était compétent, la motivation suffisante, et que le maintien irrégulier du requérant après l'expiration de son titre de séjour justifie la mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NAJJARI

20 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601494

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction relative au refus implicite de renouveler un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ces conclusions après l'obtention d'une carte de séjour, le juge a donné acte de ce désistement. Il a cependant condamné l'État à verser 1 200 € à l'avocat du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant que la délivrance du titre n'était intervenue qu'à la suite de l'introduction du recours.

Avocat : HUARD

20 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601281

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une mise en demeure de démolir. La SCI requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision municipale, condition nécessaire pour obtenir la suspension en urgence. Le juge a appliqué l'article L. 521-1 du code de justice administrative et a également rejeté les demandes de frais de procès présentées par les deux parties.

Avocat : JOUAN

20 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602142

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension en référé de la délibération de la commune de Passy autorisant un appel à manifestation d'intérêt pour l'exploitation d'une activité d'accrobranche. La société requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la procédure, qui relève d'une simple autorisation d'occupation du domaine public (article L. 2122-1 du CGPPP), et non d'une délégation de service public. Le juge a également estimé que la condition d'urgence n'était pas établie de manière suffisante.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE

20 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602156

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour d'un ressortissant sénégalais, père d'un enfant français. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire dans un délai de deux mois et une attestation permettant de travailler dans un délai de trois jours, sous astreinte.

Avocat : SARL JBV AVOCATS

20 mars 2026