Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408457

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement et de prime d'activité de 7 988,48 euros notifié par la CAF du Rhône. La juge unique a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions, car la décision initiale du 2 octobre 2018, devenue définitive faute de recours dans les délais, rendait les décisions attaquées purement confirmatives. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : MARTINEZ

22 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408779

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique (chambre sociale), a annulé la décision du 4 avril 2024 par laquelle France Travail Auvergne Rhône-Alpes notifiait à M. B... un indu d’allocation du contrat d’engagement jeune de 528 euros, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux. Cette annulation est fondée sur la méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration, la décision ne comportant ni le nom, ni le prénom, ni la signature de son auteur. En revanche, les conclusions dirigées contre la mise en demeure du 2 mai 2024 ont été jugées irrecevables, cet acte étant un acte préparatoire à l’émission d’une contrainte, insusceptible de recours.

Avocat : JOURDA

22 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408822

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus de la caisse d'allocations familiales du Rhône de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité de 4 031,41 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que, même en supposant la bonne foi du requérant, sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour justifier une remise totale de la dette, d'autant qu'un échéancier de remboursement était possible. La décision se fonde sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fraude.

22 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413187

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de M. B... contestant une amende administrative de 526 euros infligée par la métropole de Lyon pour fausse déclaration ayant abouti à un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de non-respect du contradictoire et de vice de procédure, jugeant que la délégation de signature était régulière, que le requérant avait été informé de la procédure et que l’avis de l’équipe pluridisciplinaire n’était pas entaché d’irrégularité. Sur le fond, il a estimé que l’omission délibérée de déclaration était établie et que l’amende, fixée dans la limite légale prévue à l’article L. 262-52 du code de l’action sociale et des familles, était proportionnée.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

22 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308167

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Cabels Sully, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de TVA pour les exercices 2016 à 2018. La société contestait la régularité de la procédure, arguant d’un défaut de caractère contradictoire pour 2016 et d’une détermination arbitraire des bases pour 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que la procédure de rectification contradictoire avait été régulièrement suivie pour 2016, et que la taxation d’office pour 2017 et 2018 était justifiée par l’absence de déclaration. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 66, L. 57 et R.* 57-1 du livre des procédures fiscales.

22 décembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315709

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête en référé-provision de la SASU NGE Bâtiment, qui demandait le paiement de 5 282 566,91 euros TTC correspondant à des pénalités de retard retenues par l’Institut Mines-Télécom (IMT) sur le marché de construction du lot n°1. Le tribunal estime que le décompte général initial notifié le 23 janvier 2023 n’était pas devenu définitif sur la question des pénalités, car la société l’avait accepté avec des réserves, et que le décompte rectificatif du 8 mars 2023, qui maintenait ces pénalités, était régulier. La solution s’appuie sur les dispositions du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicables aux marchés publics de travaux, notamment l’arrêté du 8 septembre 2009 modifié.

Avocat : CABINET VS ASSOCIES (SELARL)

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2321274

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la SASU NGE Bâtiment d'un litige en plein contentieux relatif à l'exécution du lot n°1 d'un marché de construction conclu avec l'Institut Mines-Télécom. La société requérante demandait le paiement de travaux supplémentaires, l'indemnisation de divers préjudices liés à des fautes du maître d'ouvrage, et la décharge de pénalités de retard. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le décompte général initial du 23 janvier 2023 avait été remplacé par un décompte rectificatif du 13 mars 2023, devenu définitif faute de contestation dans les délais prévus par le CCAG-Travaux (arrêté du 8 septembre 2009). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société NGE Bâtiment.

Avocat : CABINET VS ASSOCIES (SELARL)

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326461

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la SASU NGE Bâtiment, titulaire du lot n°1 d’un marché de construction pour l’Institut Mines-Télécom (IMT), afin de contester le décompte général et définitif et d’obtenir le paiement de travaux supplémentaires et l’indemnisation de divers préjudices liés à des fautes du maître d’ouvrage. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le décompte général notifié par l’IMT était devenu définitif, faute pour la société d’avoir valablement contesté le décompte rectificatif dans les délais impartis par le cahier des clauses administratives générales (CCAG Travaux). En conséquence, la demande de la société NGE Bâtiment a été déclarée irrecevable, et les conclusions de l’IMT tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : CABINET VEDESI (SCP)

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504709

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par la commission de médiation, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter cette décision dans le délai légal constituait une faute engageant sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Pour indemniser les troubles dans les conditions d'existence résultant du maintien de sa situation, le tribunal a condamné l'État à verser à M. B... une somme de 700 euros.

Avocat : DAVILA

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507400

Responsabilité de l’État pour carence fautive de relogement. Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 600 euros à une requérante reconnue prioritaire par la commission de médiation, mais non relogée dans le délai légal de six mois. La faute de l’État a été retenue sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. L’indemnisation couvre les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis entre l’expiration du délai et le relogement effectif.

Avocat : BROCHARD

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507406

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne un recours en plein contentieux de M. B..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence, qui demande réparation pour l'absence de relogement par l'État. Le tribunal engage la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant une carence fautive depuis le 15 juin 2017. Pour la période courant à compter du 18 mai 2024, le tribunal condamne l'État à verser 800 euros à M. B... en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et de son préjudice moral.

Avocat : BROCHARD

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507412

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 2 700 euros à M. B... A..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par la commission de médiation de Paris le 14 octobre 2021, mais non relogé dans le délai de six mois. La carence fautive de l'État engage sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles dans les conditions d'existence subis. L'indemnité de 2 700 euros, tous intérêts compris, répare le préjudice moral et les troubles liés à l'absence de logement persistant. La demande de frais de justice a été rejetée, le requérant bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale.

Avocat : BAGUET

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507414

Responsabilité de l'État pour carence fautive de relogement d'une personne prioritaire. Le Tribunal administratif de Paris, statuant en formation de juge unique sur le fondement de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, a reconnu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. La carence du préfet à reloger Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État à compter du 29 décembre 2023. Le tribunal a accordé une indemnité pour les troubles dans les conditions d'existence subis, en tenant compte de la composition du foyer (la requérante et ses trois enfants mineurs) et de la durée de la carence.

Avocat : BAGUET

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507522

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2021, qui n'a reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois. La carence fautive de l'État a été établie sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, engageant sa responsabilité à compter du 9 mars 2022. Toutefois, le tribunal a rejeté la requête indemnitaire de 10 000 euros, en se fondant sur une précédente ordonnance du 29 novembre 2022 qui avait constaté que les conditions de logement de Mme A... (loyer adapté, absence de suroccupation) ne justifiaient pas une injonction de relogement. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande d'indemnisation pour troubles dans les conditions d'existence.

Avocat : ESTEVENY

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507801

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à indemniser Mme B... pour la carence fautive de l’administration à la reloger, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 3 août 2023. La responsabilité de l’État est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence d’offre de relogement dans le délai de six mois. Le tribunal a pris en compte les troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante et sa fille, notamment un loyer disproportionné, pour évaluer le préjudice.

Avocat : RICHARD

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507821

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 2 200 euros à Mme B... pour carence fautive dans son obligation de relogement, sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en janvier 2019, n’a reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, ni après une injonction sous astreinte de juin 2020. Le tribunal a jugé que cette carence engageait la responsabilité de l’État à compter du 31 juillet 2019, et a indemnisé les troubles dans les conditions d’existence persistants, aggravés par une procédure d’expulsion de l’hébergeante. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : THISSE

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513631

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. F... contestant un titre exécutoire émis par la Ville de Paris pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 142,63 euros. Le tribunal écarte le moyen tiré de l’irrégularité du titre, estimant que la signature du bordereau par une personne habilitée suffit et que les bases de liquidation sont précisées par référence à la décision d’indu notifiée antérieurement. Il juge également que le moyen contestant le bien-fondé de la créance est irrecevable, car la légalité de l’indu a déjà été confirmée par un jugement antérieur. Enfin, la demande de remise gracieuse est rejetée comme relevant de la compétence de l’administration et non du juge.

Avocat : DESFARGES

22 décembre 2025• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517483

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la contestation de Mme B... relative à un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 4 158,99 euros réclamé par la Caisse d'allocations familiales (CAF) de Paris pour la période de janvier 2023 à juillet 2024. La requérante s'est désistée de ses conclusions contre le refus de révision du montant de l'APL, ce dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 25 septembre 2025 du directeur général de la CAF s'était substituée à la décision implicite de rejet du recours préalable, et a donc examiné les conclusions dirigées contre cette nouvelle décision. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre des articles R.222-13 du code de justice administrative et des codes de la construction et de l'habitation, de la sécurité sociale, et des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET DBKM AVOCATS (SELARL)

22 décembre 2025• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521196

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la maire de Paris de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention stationnement. Le tribunal a examiné les dispositions du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l’attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. Après avoir apprécié les éléments médicaux fournis, le juge a estimé que la décision de la maire de Paris n’était entachée d’aucune erreur d’appréciation et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire n’était pas fondé.

22 décembre 2025• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522811

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B... contestant le refus de la maire de Paris de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention stationnement. Le requérant invoquait une erreur d’appréciation de son handicap, soutenant que sa pathologie limite considérablement sa mobilité et son autonomie. La magistrate désignée a rejeté la requête, considérant que les conditions fixées par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017 n’étaient pas remplies. La décision s’appuie sur les critères de réduction importante de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, que M. B... n’a pas démontrés.

Avocat : CABINET DYADE AVOCATS (SARL)

22 décembre 2025• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13