Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600912

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur une requête en référé concernant une demande de titre de séjour. La requérante s'est désistée de sa demande principale d'injonction au préfet (article L. 521-3 du code de justice administrative). Le juge a néanmoins condamné l'État à lui verser 800 euros au titre des frais exposés dans le litige, en application de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : ECA

20 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601253

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour contraindre le préfet de la Moselle à fixer un rendez-vous à un ressortissant angolais en vue du dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité étaient caractérisées, compte tenu de l'absence de réponse de la préfecture à ses multiples sollicitations depuis 2023 et de la situation de précarité administrative prolongée de l'intéressé, présent en France depuis près de dix ans. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai de trois semaines et de délivrer un récépissé si le dossier est complet, sous astreinte de 80 euros par jour de retard.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

20 mars 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601684

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... visant à annuler la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la cessation de ces conditions, fondée sur le non-respect des obligations de l'intéressé (article L. 551-16 du CESEDA), était légale, notamment au regard de son défaut de présentation aux autorités. La demande d'injonction de rétablissement rétroactif des conditions d'accueil a également été rejetée.

Avocat : AIRIAU

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601740

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision était régulière, notamment au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur d'appréciation soulevés. La requérante a toutefois été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : AIRIAU

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601884

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de demandeurs d'asile soudanais. Le tribunal a annulé la décision attaquée du 20 février 2026, considérant qu'elle était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une insuffisance de motivation. La juridiction a fondé sa solution sur les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadre strictement la cessation de l'accueil.

Avocat : NEXUS ARDENS

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601895

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant turc demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, notamment par la preuve d'une demande d'asile antérieure en Allemagne, et que la présence d'une sœur en France ne justifiait pas l'usage de la clause discrétionnaire permettant à la France d'examiner la demande. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601953

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en annulation d'une assignation à résidence de quarante-cinq jours prise à l'encontre d'un ressortissant géorgien. Le juge a estimé que le préfet du Bas-Rhin était compétent pour signer l'arrêté et que les conditions légales de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies, l'étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée.

Avocat : KLING

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601954

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin était compétent pour prendre ces décisions et que l'OQTF était légale, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : SABATAKAKIS

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601956

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises par le préfet du Haut-Rhin à l'encontre de deux étrangers. Le tribunal a examiné la légalité de ces décisions au regard notamment des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le juge n'est pas précisée dans l'extrait fourni, qui se limite à exposer les conclusions des parties.

Avocat : SCHWEITZER

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602008

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour prendre ces décisions et que les griefs relatifs au droit d'être entendu, à la motivation, ainsi qu'à la méconnaissance des articles 8 de la CEDH et L. 613-1 du CESEDA, n'étaient pas fondés. La demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour a également été rejetée.

Avocat : AIRIAU

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602009

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté de transfert vers les autorités tchèques et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable de l'examen de la demande d'asile, fondée sur le règlement Dublin (UE n° 604/2013), avait été régulièrement appliquée, notamment après l'accord de reprise en charge par la République tchèque. Il a également estimé que l'assignation à résidence était justifiée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant a toutefois été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : GAUDRON

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602288

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté préfectoral du 5 mars 2026 retirant la carte de séjour de M. A..., prononçant son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a retenu que le préfet du Bas-Rhin avait méconnu les dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne saisissant pas préalablement la commission du titre de séjour, ce qui a entaché d'illégalité la procédure de retrait. Par conséquent, les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour qui en découlaient ont également été annulées.

Avocat : AIRIAU

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401023

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par la Ville de Lyon pour récupérer un supposé trop-perçu de rémunération d'une ancienne agent. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance était légale et que son calcul respectait les droits de l'intéressée, notamment en matière de congés payés. La demande de décharge a été jugée irrecevable pour défaut de demande indemnitaire préalable, conformément aux principes de procédure administrative.

Avocat : CADRAJURIS

20 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401505

Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé une requête d'un sapeur-pompier professionnel contestant plusieurs mesures liées à une consigne de rasage de sa barbe. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre le rappel à l'ordre, la relève de fonctions et l'affectation temporaire en service hors rang, les qualifiant de simples mesures d'ordre intérieur ne faisant pas grief. En revanche, la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions a été examinée au fond, le tribunal ayant jugé que le port de la barbe, en l'absence de risque avéré pour la sécurité, ne pouvait constituer une faute disciplinaire et a donc annulé cette décision. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et l'arrêté du 8 avril 2015 sur les tenues des sapeurs-pompiers.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

20 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401506

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un sapeur-pompier professionnel contestant plusieurs mesures disciplinaires liées à son refus de se raser la barbe. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le rappel à l'ordre, la relève de fonctions et l'affectation temporaire en service hors rang, les qualifiant de simples mesures d'ordre intérieur ne faisant pas grief. En revanche, il a examiné le fond de la sanction d'exclusion temporaire d'un jour, mais l'a estimée légale au regard de l'arrêté du 8 avril 2015 fixant les tenues des sapeurs-pompiers et des nécessités du service.

Avocat : OFFICIO AVOCATS

20 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401517

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un sapeur-pompier professionnel contestant plusieurs mesures disciplinaires liées à son refus de se raser la barbe. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le rappel à l'ordre, la relève de fonctions et l'affectation temporaire en service hors rang, les qualifiant de simples mesures d'ordre intérieur ne faisant pas grief. En revanche, la sanction d'exclusion temporaire d'un jour a été annulée, le juge estimant que le port de la barbe, en l'absence de risque avéré pour la sécurité, ne pouvait constituer une faute disciplinaire justifiant cette mesure.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

20 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401519

Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé irrecevables les recours dirigés contre la consigne de rasage, le rappel à l’ordre du 4 février 2024, la relève de fonctions du 7 février et l'affectation temporaire en service hors rang du 8 février 2024, les qualifiant de simples mesures d’ordre intérieur ne faisant pas grief. En revanche, la sanction disciplinaire du 16 février 2024 (exclusion temporaire d'un jour avec service non fait) est recevable et sera examinée au fond. La juridiction a appliqué la jurisprudence relative à la distinction entre mesures d'ordre intérieur et décisions faisant grief, ainsi que les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.

Avocat : OFFICIO AVOCATS

20 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401538

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un sapeur-pompier professionnel contestant plusieurs mesures disciplinaires liées à son refus de se raser la barbe. Le juge a estimé que le rappel à l'ordre, la relève de fonctions et l'affectation temporaire en service hors rang constituaient des mesures d'ordre intérieur ne faisant pas grief et étaient donc insusceptibles de recours. En revanche, la sanction d'exclusion temporaire d'un jour était une décision faisant grief, mais le tribunal l'a jugée légale au regard des obligations réglementaires sur la tenue des sapeurs-pompiers, notamment l'arrêté du 8 avril 2015.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

20 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402426

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Global Events Organisation visant à annuler le refus d'autorisation d'occupation du domaine public pour une activité de loisirs sportifs. La juridiction a jugé que le règlement de voirie départementale, qui autorise explicitement certaines occupations temporaires, ne faisait pas obstacle au pouvoir d'appréciation de l'administration pour refuser une demande au nom de la sécurité routière. Le tribunal a considéré que le département de l'Ardèche n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'activité projetée présentait des risques pour la sécurité des usagers.

Avocat : PONTAL

20 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403793

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du maire de Saint-Étienne refusant de reconnaître l'accident de service d'un agent communal. Le juge a retenu un **défaut de motivation** de la décision municipale, qui méconnaissait ainsi les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à l'agent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

20 mars 2026• 8ème chambre