Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301320
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C... visant à contester des saisies administratives à tiers détenteur et des saisies sur compte joint émises pour le recouvrement de dettes fiscales. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation concernant les saisies du 4 janvier 2023, car la requérante n'était pas la destinataire directe de ces actes de poursuite et n'a pas formé de réclamation préalable dans le délai légal de deux mois prévu par l'article R. 281-3-1 du Livre des Procédures Fiscales. Sur le fond, il a estimé que les impositions litigieuses, établies au nom du couple, engageaient solidairement les deux époux malgré leur séparation, conformément aux règles de solidarité fiscale des articles 1698 et 1720 du Code général des impôts.
Avocat : D'ANGELA
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301612
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'une enseignante demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la réparation d'un préjudice lié à un harcèlement moral présumé entre 2017 et 2019. Le tribunal a estimé que l'agent n'avait pas apporté d'éléments de fait suffisants pour établir l'existence d'agissements répétés constitutifs de harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. En conséquence, il n'a pas retenu la responsabilité de l'administration pour manquement à son obligation de protection et a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301633
**Sujet principal** : Recours d'une professeure des écoles stagiaire contre sa non-titularisation et son licenciement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal examine la légalité de la délibération du jury académique du 30 juin 2023 (décidant de ne pas titulariser) et de l'arrêté de licenciement du 21 juillet 2023. La requérante invoque des vices de procédure (composition du jury, communication de l'avis), une incompétence de l'auteur de l'arrêté et une erreur manifeste d'appréciation. **Textes appliqués** : Le tribunal se réfère principalement au décret n°90-680 du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles (articles 8, 10, 12 et 13), qui régit le stage, l'évaluation, la titularisation et le licenciement des stagiaires.
Avocat : RAMSAMY
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600504
Le Tribunal Administratif de la Guyane a statué sur une demande de référé-suspension visant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire (OQTF). Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle mais a rejeté la demande de suspension. Il a estimé que le moyen tiré de l'article 8 de la CEDH, invoquant la vie familiale pour s'occuper d'un père malade, ne créait pas un doute sérieux sur la légalité de l'OQTF, l'intéressé n'ayant pas justifié d'une vie privée et familiale intense et stable sur le territoire français. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIALOU
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500259
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour le paiement de factures impayées relatives à une mission de contrôle technique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés accorde la provision demandée, considérant que la créance de la société Bureau Veritas envers la commune de Mamoudzou n'est pas sérieusement contestable, notamment en raison de l'acquiescement de la commune par son absence de défense. **Textes appliqués** : Articles R. 541-1 (provision en référé), R. 612-6 (acquiescement aux faits) et L. 2192-12 et suivants du code de la commande publique (intérêts moratoires) du code de justice administrative.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500260
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a condamné la commune de Mamoudzou à payer à la société Bureau Veritas une provision de 5 760 € TTC au titre de factures impayées pour une mission de contrôle technique. La juridiction a retenu que l'existence de la créance n'était pas sérieusement contestable, notamment en raison de l'acquiescement de la commune faute de mémoire en défense. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 2192-12 du code de la commande publique concernant les intérêts moratoires.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500268
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour le paiement de factures impayées relatives à une prestation de coordination sécurité santé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés accorde la provision demandée par la société Bureau Veritas, considérant que la créance n'est pas sérieusement contestable, notamment en raison de l'acquiescement de la commune de Mamoudzou qui n'a pas produit de mémoire en défense. **Textes appliqués** : L'existence de l'obligation est jugée non sérieusement contestable sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, l'acquiescement aux faits étant constaté par l'application de l'article R. 612-6 du même code. Les intérêts moratoires sont accordés en application des articles L. 2192-12, L. 2192-13 et R. 2192-10 du code de la commande publique.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501550
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour le paiement de factures impayées relatives à un marché public de travaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés accorde la provision demandée (131 703,15 €) car l'obligation de paiement de la commune n'est pas sérieusement contestable, celle-ci n'ayant pas produit de mémoire en défense et les factures correspondant à des travaux réceptionnés étant établies. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions du référé-provision) et articles L. 2192-10 et R. 2192-10 du code de la commande publique (délai de paiement des marchés publics).
Avocat : AXONE DROIT PUBLIC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301171
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur des recours en excès de pouvoir formés par la société Rocher Mistral contre la commune de La Barben concernant l'incorporation du chemin rural CR15 dans le domaine public communal. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des délibérations municipales des 19 novembre 2021 et 13 juin 2024, considérant que la procédure d'incorporation respectait les conditions légales. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à la gestion du domaine public.
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305165
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur trois requêtes de la société Rocher Mistral visant l'incorporation d'un chemin rural au domaine public communal de La Barben. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation de la délibération initiale du 19 novembre 2021, celle-ci ayant été retirée par la commune. Il a ensuite rejeté les demandes d'annulation de la décision implicite de rejet et de la nouvelle délibération du 13 juin 2024, considérant que la procédure d'incorporation respectait les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la voirie routière.
Avocat : SELARL DELSOL AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401160
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... visant à annuler la délibération du jury de licence la déclarant ajournée. La juridiction écarte tous les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, erreur de fait, erreur manifeste d'appréciation et inégalité de traitement), considérant notamment que la décision du jury relève de son pouvoir souverain d'appréciation. Les textes appliqués incluent le code de l'éducation et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BARLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2407671
Le Tribunal Administratif de Marseille statue sur trois requêtes de la société Rocher Mistral visant l'annulation d'actes municipaux relatifs à l'incorporation d'un chemin rural au domaine public de La Barben. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur la première requête (annulation de la délibération du 19 novembre 2021) car cet acte a été retiré par la commune. Il rejette ensuite les deux autres requêtes, estimant que la délibération de retrait et de reprise de l'incorporation du 13 juin 2024 est légale et ne méconnaît pas les dispositions du code général des collectivités territoriales. Les demandes de condamnation de la commune aux dépens sont également rejetées.
Avocat : SELARL DELSOL AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509865
Le Tribunal Administratif de Marseille annule l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour d'un ressortissant tunisien. La juridiction retient un défaut d'examen de la situation du requérant, le préfet n'ayant pas apprécié sa demande au regard de son activité salariée en cours, contrairement aux exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de procédure.
Avocat : GONAND
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509998
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni celles de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en considérant que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant.
Avocat : COULET-ROCCHIA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510519
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, rejette la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour prononcé à l'encontre d'un ressortissant algérien. La juridiction écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à l'insuffisance de motivation de l'arrêté et à la violation du droit d'être entendu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne concernant les droits de la défense.
Avocat : TORKMAN SYRINE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602786
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus d'enregistrement d'une demande de changement de statut de titre de séjour (étudiant vers salarié) opposé à un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment quant à l'application des articles R. 431-10 et R. 431-12 du CESEDA. Il a enjoint au préfet d'enregistrer la demande dans un délai de cinq jours et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : BRUGGIAMOSCA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603226
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour "vie privée et familiale". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés ordonne la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus, estimant que la condition d'urgence est présumée remplie pour un refus de renouvellement et que les moyens soulevés (défaut d'examen individualisé, méconnaissance de l'article L. 432-13 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) créent un doute sérieux sur sa légalité. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du Code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article L. 432-13 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BTIHADI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603599
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une autorisation provisoire de séjour à un ressortissant marocain dont la carte de résident avait été retirée pour menace à l'ordre public. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité administrative créée par le retrait du titre, susceptible d'interrompre la couverture sociale et la prise en charge psychiatrique du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 432-4 et L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BAZIN-CLAUZADE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603649
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident opposé à une ressortissante guinéenne. Le juge a retenu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment quant au respect des articles L. 423-10 et R. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, il a rejeté les conclusions injonctives de la requérante visant à obtenir la délivrance immédiate d'un titre.
Avocat : BALLU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603704
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant étranger, l'autorisant ainsi à travailler. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, fondant sa décision sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a assorti cette injonction d'une astreinte et a rejeté la demande d'admission à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SEPULCRE