Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508710
Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de Mme D... C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation du pays de renvoi. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière, et que la motivation de l'OQTF, fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 4° CESEDA), est suffisante. Elle écarte également les griefs tirés du droit d'être entendu, considérant que la procédure spéciale du CESEDA prévaut sur le principe général du contradictoire.
Avocat : MATOUANDOU MASSENGO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601601
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur une menace à l'ordre public liée à des condamnations pénales de l'intéressé. La demande a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601606
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n’avait pas démontré l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, notamment au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition d’urgence, bien que potentiellement caractérisée par la perte d’emploi, n’était pas suffisante en l’absence d’un tel doute sérieux sur la légalité.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513056
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de provision de la société TCO Bat contre l'Établissement public École polytechnique. Le juge des référés estime que le principe de la créance, relative à une facture de sous-traitance, est sérieusement contestable, notamment en raison de la résiliation ultérieure du contrat principal. La demande est donc jugée irrecevable au regard des conditions de l'article R. 541-1 du code de justice administratif.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601734
Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) formée par un étranger pour obtenir un titre de séjour. Le juge donne acte du désistement pur et simple du requérant, intervenu après qu'une attestation provisoire lui a été délivrée. La décision est rendue par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602138
Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en référé de M. B..., qui demandait l'injonction au préfet des Yvelines de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction concernant son titre de séjour étudiant. Le juge, statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, relève que l'administration a satisfait à la demande en délivrant l'attestation avant le jugement, ce qui rend l'affaire sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative permettant de constater l'absence de lieu à statuer lorsque la mesure sollicitée a été prise.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602449
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d'injonction d'une ressortissante algérienne visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières la distinguant des autres demandeurs dans la même situation. La simple durée de traitement anormalement longue de sa demande, sans éléments spécifiques, ne suffit pas à caractériser l'urgence requise.
Avocat : KHIAT COHEN
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602810
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de voyage pour réfugié. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'atteinte grave à la liberté d'aller et venir du requérant, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant au respect des dispositions de l'article L. 561-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602893
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a ordonné au préfet de l'Essonne de fixer un rendez-vous au requérant pour le dépôt de sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des circonstances particulières (blocage de la procédure dématérialisée et promesse d'embauche) justifiant une intervention rapide. En revanche, il a rejeté la demande d'astreinte et l'allocation de la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602894
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. B... A..., qui demandait une injonction au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née le 1er mars 2026, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, du fait du silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois. La mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602923
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé d'un étranger demandant l'injonction au préfet d'instruire sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, l'injonction sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision et ne pouvait être prononcée.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302277
La décision du Tribunal Administratif de Toulon porte sur le refus du département du Var d'accorder le complément de traitement indiciaire (CTI) à une assistante socio-éducative territoriale exerçant au sein d'une maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Le tribunal a rejeté la requête de l'agent, considérant que la MDPH, bien qu'étant un service public départemental, n'est pas un établissement ou service social ou médico-social au sens de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, qui constitue une condition d'attribution du CTI prévue par le décret n°2022-1497 du 30 novembre 2022. La juridiction a ainsi jugé que l'agent ne remplissait pas les conditions légales cumulatives pour bénéficier de cette revalorisation indiciaire.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302278
La décision du Tribunal Administratif de Toulon porte sur le refus du département du Var d'accorder le complément de traitement indiciaire (CTI) à une assistante socio-éducative territoriale exerçant au sein d'une maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Le tribunal, après examen, annule la décision attaquée et enjoint au département d'attribuer le CTI à l'agent, à compter du 1er avril 2022. Il juge que l'agent remplit les conditions cumulatives posées par l'article 11 du décret n°2022-1497 du 30 novembre 2022, la MDPH constituant bien un établissement ou service social ou médico-social au sens de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302323
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A..., une assistante socio-éducative territoriale, qui contestait le refus du département du Var de lui attribuer le complément de traitement indiciaire (CTI). La juridiction a jugé que la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), où l'agent exerce, n'est pas un établissement ou service social ou médico-social au sens de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, ce qui est une condition nécessaire prévue par le décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022. Par conséquent, l'agent ne remplit pas les critères cumulatifs pour bénéficier de cette revalorisation issue du Ségur de la santé.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302385
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A..., infirmière territoriale, qui contestait le refus du département du Var de lui attribuer un complément de traitement indiciaire (CTI). La juridiction a jugé que la requérante, bien que relevant d'un cadre d'emploi éligible, n'exerçait pas à titre principal des fonctions d'accompagnement socio-éducatif au sein d'un établissement ou service mentionné par les textes applicables, en l'occurrence le décret n°2022-1497 du 30 novembre 2022 et le code de l'action sociale et des familles. Elle exerçait en effet ses fonctions au sein d'une maison départementale des personnes handicapées (MDPH), qui n'est pas visée par les dispositions ouvrant droit au CTI.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302391
**Sujet principal** : Recours d'une assistante socio-éducative territoriale contre le refus du Département du Var de lui attribuer le complément de traitement indiciaire (CTI). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le recours. Il écarte le moyen d'incompétence, estimant que la décision était régulièrement signée par un agent disposant d'une délégation. Sur le fond, il considère que la requérante, percevant déjà une indemnité de fonction (IFSE) pour des missions similaires, ne remplit pas les conditions spécifiques pour bénéficier du CTI prévu par le décret du 30 novembre 2022, qui vise à compenser un manque de rémunération et non à cumuler avec des indemnités existantes. **Textes appliqués** : Décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022 modifiant le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 relatif au versement d'un complément de traitement indiciaire.
Avocat : FAURE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503033
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, suffisamment motivé et que son signataire était compétent. Elle a jugé que la mesure, fondée sur des faits de violences conjugales constituant une menace à l'ordre public, était proportionnée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) ou l'intérêt supérieur de l'enfant, compte tenu des circonstances. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DHIB
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503067
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant algérien. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardivité de la requête, estimant que le délai n'était pas dépassé. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du préfet du Var, considérant que le refus de titre de séjour au motif d'une menace à l'ordre public, fondé sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : GILBERT
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503069
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté préfectoral du 19 juin 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant ivoirien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet du Var avait commis une erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande fondée sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans avoir correctement examiné le caractère réel et sérieux de la formation suivie par le requérant et son insertion dans la société française. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
Avocat : LEBRETON
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503072
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 28 mai 2025. Le tribunal a estimé que le préfet du Var n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en retirant le titre de séjour et en ordonnant l'obligation de quitter le territoire français, au motif que la présence de l'intéressé, compte tenu de ses condamnations pénales, constituait une menace pour l'ordre public. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEBRETON