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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522472

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 27 mai 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A..., ressortissante marocaine. La condition d'urgence a été reconnue, la requérante étant placée en situation irrégulière et privée de la possibilité de travailler. La solution retenue se fonde sur l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, tiré du défaut de production de l'avis du collège des médecins de l'OFII, en méconnaissance des articles R. 425-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET MONTMARTRE

17 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318188

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Play Factory, qui contestait une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés au titre de 2017. La société demandait la décharge ou la réduction de cette imposition, liée à la réintégration d’une provision pour dépréciation de 645 000 euros sur un fonds de commerce. Le tribunal a estimé que la provision n’était pas justifiée, car la cession partielle des actifs en 2015 à perte ne démontrait pas une dépréciation probable et certaine du reste du fonds. La décision s’appuie sur les articles 39 et 209 du code général des impôts, ainsi que sur les règles comptables relatives aux provisions.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET SATIS AVOCATS (AARPI)

17 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325913

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné deux requêtes distinctes. La première, introduite par Mme B..., contestait une amende pour défaut de déclaration de comptes à l'étranger au titre des années 2016 et 2017, fondée sur l'article 1737 du code général des impôts. La seconde, déposée par M. et Mme B..., portait sur des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, résultant de l'application de l'article 123 bis du même code concernant une société basée à Hong Kong. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que le moyen tiré de l'inconstitutionnalité de l'article 1737 était inopérant et que l'administration avait correctement démontré l'existence d'un régime fiscal privilégié à Hong Kong ainsi que le bien-fondé des impositions et de la majoration pour manquement délibéré.

Avocat : CABINET TACHNOFF-TZAROWSKY (SELARL)

17 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402296

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la SAS Terra Nova et de M. et Mme Terrassoux. La société contestait des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés liés à des frais de réception et de location d'une villa, que l'administration avait requalifiés en charges non déductibles car non engagées dans l'intérêt direct de l'entreprise. Le tribunal a jugé que ces dépenses, notamment la location d'une villa à Ramatuelle, ne présentaient pas un caractère professionnel justifié et a confirmé leur réintégration dans les résultats imposables, en application de l'article 39 du code général des impôts. Par ailleurs, le tribunal a estimé que M. Terrassoux, en tant que principal actionnaire, avait appréhendé un revenu distribué correspondant à ces frais, justifiant ainsi les impositions supplémentaires sur le revenu et les pénalités pour manquement délibéré.

Avocat : CABINET DELPEYROUX & ASSOCIES (SCP)

17 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404599

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de la société luxembourgeoise Arcueil SCS, venant aux droits de la SAS Inopci 2, qui sollicitait la décharge de rappels de retenue à la source et des pénalités correspondantes pour les exercices 2017 à 2019. Le litige portait sur la qualification de la SAS Inopci 2 comme redevable de la retenue à la source sur des dividendes versés à son actionnaire luxembourgeois, l'administration fiscale ayant estimé que cette dernière n'était pas le bénéficiaire effectif des revenus. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par la société requérante, notamment ceux tirés de l'absence de caractère occulte des dividendes, de l'erreur de droit sur la notion de bénéficiaire effectif, et de l'absence d'obligation de reversement, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme l'application du 2 de l'article 119 bis du code général des impôts et de la convention fiscale franco-luxembourgeoise du 1er avril 1958.

Avocat : CABNET REED SMITH LLP (PUK)

17 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405318

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SAS FSA RE, qui contestait un redressement fiscal relatif à des provisions pour frais futurs constituées en 2001 et reconduites, au titre de l'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2019. La société invoquait le droit à l'oubli prévu à l'article 38 du code général des impôts pour corriger l'erreur affectant le bilan d'ouverture du premier exercice non prescrit. Le tribunal a jugé que les provisions en litige, qui n'avaient pas été remises en cause lors de contrôles antérieurs, ne pouvaient être regardées comme une erreur ou omission au sens de ces dispositions, et que la doctrine administrative invoquée ne permettait pas de remettre en cause leur caractère non déductible. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BAUTIAN

17 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413796

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2018, consécutives à la remise en cause d'un report d'imposition sur une plus-value d'apport de titres. La requérante soutenait que les apports en compte courant consentis par sa holding constituaient un réinvestissement éligible au sens de l'article 150-0 B ter du code général des impôts. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'administration avait correctement appliqué les textes et que les conditions de réinvestissement n'étaient pas remplies. La demande de décharge des impositions et des majorations a donc été rejetée.

Avocat : RELANGE

17 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418013

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour 2017. Ces impositions faisaient suite à la remise en cause par l'administration fiscale du report d'imposition d'une plus-value d'apport, au motif que la condition de réinvestissement dans une activité économique dans le délai de deux ans n'était pas remplie. Le tribunal a jugé que le réinvestissement par la société Laloe Cie dans la société Aloe Nou n'était pas établi, faute de justifier d'un investissement effectif dans une activité économique dans le délai imparti, et a donc validé les rectifications opérées sur le fondement de l'article 150-0 B ter du code général des impôts.

Avocat : CABINET ARSENE TAXAND (SELAS)

17 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422533

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 500 euros à Mme C... A... pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 27 juillet 2023, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État à compter du 27 janvier 2024 sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué son préjudice moral et les troubles dans ses conditions d'existence à 500 euros, tout en rejetant le surplus de ses demandes, notamment les frais d'avocat.

Avocat : KWEMO

17 décembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423515

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à réparer le préjudice subi par M. B..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 4 février 2021, en raison de la carence fautive de l'administration à lui fournir une offre de logement dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice en tenant compte des conditions de logement inadaptées (loyer disproportionné et menace d'expulsion) et de la composition du foyer (couple avec deux enfants).

Avocat : QUIENE

17 décembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432999

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 900 euros à M. A... C..., reconnu prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation le 6 janvier 2022, en raison de l’absence d’offre de relogement dans le délai de six mois. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, causant des troubles dans les conditions d’existence et un préjudice moral. Le montant alloué inclut les intérêts à la date du jugement, mais les frais de justice ont été rejetés.

Avocat : KIWALLO

17 décembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519929

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C..., agent public, afin d'évaluer les préjudices résultant de deux maladies professionnelles reconnues imputables au service (capsulite de l'épaule). La rectrice de l'académie de Paris ne s'étant pas opposée à cette demande, le juge a considéré la mesure utile pour une future action en responsabilité, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expert désigné devra notamment décrire l'état de santé de la requérante, déterminer l'origine des dommages et chiffrer l'ensemble des préjudices selon la nomenclature Dintilhac.

Avocat : RENOULT

17 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521901

Le Tribunal Administratif de Paris a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., qui s'interroge sur les conditions de sa prise en charge à l'hôpital Saint-Louis en décembre 2021 pour une chirurgie réparatrice. La requérante invoque l'utilité de cette mesure dans la perspective d'une action en responsabilité. Le juge des référés a fait droit à la demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, désignant une experte en chirurgie plastique. Il a toutefois rejeté les conclusions de Mme B. tendant à autoriser l'expert à s'adjoindre un sapiteur et à déposer un pré-rapport, ces formalités n'étant pas imposées par la réglementation applicable devant le juge administratif.

Avocat : CABINET JASPER AVOCATS

17 décembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209394

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. et Mme A... qui demandaient la réduction de leurs cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017, suite à un contrôle fiscal de leur société. Les requérants contestaient la régularité de la procédure et le bien-fondé des rectifications, invoquant notamment un défaut de notification et un manquement au principe de loyauté. Le tribunal écarte ces moyens, jugeant que les contribuables avaient eu connaissance des impositions et que leurs allégations de pressions n'étaient pas étayées. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : ROCHE GUERIN AVOCATS

17 décembre 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204495

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant deux titres de perception émis le 4 mars 2022 pour un montant total de 18 098 euros au titre de la taxe d’aménagement. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable faute pour les requérants d’avoir présenté une réclamation préalable obligatoire auprès de l’administration, conformément aux articles L. 331-30 du code de l’urbanisme et R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Il a également écarté l’exception d’illégalité de la délibération du 29 novembre 2018 fixant le taux majoré de la taxe, au motif que les requérants n’avaient pas formé de réclamation préalable contre cette délibération. En conséquence, la demande de décharge ou de réduction de la taxe a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GANNAT

17 décembre 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204606

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la réduction de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017, consécutives à la vérification de comptabilité de la SAS Qualités Performances Services. Le tribunal a jugé que la variation positive du solde débiteur du compte courant d’associé en 2017 (6 421,37 euros) constituait un revenu distribué au sens de l’article 111 a) du code général des impôts, et que les moyens relatifs aux comptes 471 et 580, à la motivation des pénalités et aux autres chefs de rectification n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des conclusions des requérants, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET LAURANT ET MICHAUD

17 décembre 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409665

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l'État à indemniser Mme B..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par une décision de la commission de médiation du 26 février 2018, en raison de la carence fautive des services préfectoraux à assurer son relogement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et son fils, logés dans un logement temporaire inadapté. Le tribunal a accordé une somme de 6 000 euros en réparation des préjudices, couvrant la période de carence à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation.

Avocat : QUIENE

17 décembre 2025• 14ème chambre, DALO
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511933

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. C... afin d’obtenir l’exécution de la décision de la commission de médiation de l’Isère du 27 mars 2025 le reconnaissant comme prioritaire et devant être logé d’urgence. Le requérant soutenait que la proposition de logement reçue n’était pas adaptée au handicap de son fils. Le juge a fait droit à sa demande en ordonnant à la préfète de l’Isère de lui proposer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 200 euros par mois de retard, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : GAYET

17 décembre 2025• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511953

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 16 janvier 2025. La requérante contestait le refus d'un logement proposé le 19 août 2025, qu'elle estimait inadapté à son handicap et à son périmètre de marche limité. Le juge a fait droit à sa demande, considérant que le refus était fondé sur un motif impérieux lié à l'inaccessibilité du logement. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, il a enjoint à la préfète de l'Isère de lui proposer un logement adapté sous astreinte.

Avocat : PORET

17 décembre 2025• Juge unique 1
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522176

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par la commune de Guérande sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise pour examiner un immeuble situé 13 rue de Saillé, présentant un danger pour la sécurité publique. La commune invoquait des désordres persistants et le refus du propriétaire, M. C..., de réaliser les travaux de mise en sécurité nécessaires. Le juge des référés a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer les risques, et de proposer des mesures pour mettre fin au danger, y compris des mesures d'urgence. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 556-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative.

17 décembre 2025