Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504500
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour un séjour régulier, notamment au regard de l'absence de menace pour l'ordre public et du non-respect des conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une violation du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant ont également été écartés.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306448
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de l'allocataire contestant une mise en demeure de remboursement de primes d'activité et des décisions de remise partielle de dette. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre la mise en demeure, celle-ci constituant un simple acte préparatoire, et a estimé infondées les demandes d'annulation des décisions de remise partielle, l'allocataire n'établissant pas que l'organisme avait méconnu ses obligations. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309123
Sujet principal : Demande de prise en compte d'enfants en résidence alternée pour le calcul de l'aide personnalisée au logement (APL) et de la prime d'activité. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (8ème chambre). Solution retenue : Le tribunal, statuant en plein contentieux, a annulé la décision de la caisse d'allocations familiales et a réformé la situation pour fixer lui-même les droits de la requérante. Il a ordonné la prise en compte de ses deux enfants à charge pour la détermination de ses droits à l'APL et à la prime d'activité sur la période litigieuse, dans la limite de la prescription biennale. Textes appliqués : Code de la sécurité sociale (notamment article L. 511-1) et Code de la construction et de l'habitation (notamment article L. 821-1), relatifs aux prestations familiales et aux aides au logement.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309172
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un agent territorial demandant l'annulation du refus de protection fonctionnelle et la réparation d'un préjudice pour harcèlement moral. La juridiction a jugé que la décision du maire était suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également estimé que les agissements allégués ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, au sens de l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique.
Avocat : ROUX & AZOUAOU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311915
Sujet principal : Recours d'une agente municipale contre la cessation de ses fonctions de régisseuse d'avances et demandes indemnitaires associées. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (5ème chambre). Solution retenue : Le tribunal a rejeté la requête de Mme B..., considérant que la décision de mettre fin à ses fonctions était légale et que les demandes indemnitaires n'étaient pas fondées. Textes appliqués : Code général des collectivités territoriales, code général de la fonction publique, code de justice administrative (notamment article L. 761-1), et divers décrets relatifs à la fonction publique.
Avocat : FGB AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313697
Le Tribunal Administratif de Melun, saisi par renvoi du tribunal judiciaire, a examiné une requête visant à contester plusieurs décisions d'une caisse d'allocations familiales relatives à des indus de prime d'activité et à une pénalité administrative. Le tribunal a relevé d'office son incompétence pour connaître de la contestation de la pénalité administrative, cette dernière relevant de la juridiction judiciaire en vertu de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il s'est déclaré incompétent pour statuer sur cette partie de la requête et a renvoyé l'affaire au tribunal judiciaire compétent.
Avocat : JACQUET VINCIANE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313811
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir une indemnisation de la commune de Fresnes pour rupture d'une promesse d'embauche. Le tribunal a jugé que les échanges de courriels constituaient bien une faute de la commune engageant sa responsabilité, mais a estimé que le préjudice financier allégué n'était pas établi. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code général de la fonction publique, tout en écartant les allégations de discrimination et de détournement de pouvoir faute d'éléments probants.
Avocat : BAZIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313853
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler les décisions implicites confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, ainsi qu'à obtenir réparation. La juridiction a jugé irrecevables plusieurs conclusions, notamment les demandes indemnitaires pour défaut de recours administratif préalable, et a estimé que les moyens soulevés contre la régularité et le bien-fondé de la décision de récupération d'indu n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Avocat : SELAS MIALET- AMEZIANE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401229
La décision concerne une demande en responsabilité de la commune de Meaux pour recrutement et non-renouvellement abusifs de contrats à durée déterminée. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de l'agent, estimant que la commune n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Les juges ont appliqué les dispositions du code général de la fonction publique, notamment la loi du 26 janvier 1984, pour constater la régularité des modalités de recrutement et de gestion contractuelle.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY - BF2A
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303689
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. F... visant à annuler la décision confirmant une sanction disciplinaire de quatorze jours de cellule. Le tribunal a jugé que les vices de procédure allégués, notamment concernant l'anonymat du rédacteur du compte-rendu d'incident et la simultanéité du rapport d'enquête et de la décision d'engagement des poursuites, n'étaient pas établis. La décision s'appuie principalement sur les articles R. 234-12 et suivants du code pénitentiaire et l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : AIT-TALEB
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400201
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu contestant une sanction disciplinaire de privation de cantine. Le tribunal a jugé que l'interception et l'enregistrement de sa conversation téléphonique par l'administration pénitentiaire étaient légaux, et que les propos tenus, insultants envers des agents, constituaient bien une faute disciplinaire au sens de l'article R. 232-4 du code pénitentiaire. La sanction n'a pas été considérée comme disproportionnée, et la responsabilité de l'État n'a pas été retenue.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403101
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du maire de dresser un procès-verbal pour infraction aux règles d'urbanisme. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, autorisés par une déclaration préalable, ne constituaient pas une construction nouvelle mais une rénovation, et qu'aucune infraction caractérisée n'était établie au sens des articles L. 480-1 et L. 480-4 du code de l'urbanisme. Par conséquent, l'obligation pour le maire de constater l'infraction et de transmettre le procès-verbal au procureur de la République n'était pas déclenchée.
Avocat : LEXCAP
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600857
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a fait droit à la demande d'expertise préalable formulée par un office public de l'habitat concernant des travaux de démolition. Le juge a ordonné une mission d'expertise afin de constater l'état des immeubles voisins avant le début des travaux, en application de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure préventive vise à établir un état des lieux initial pour faciliter la preuve d'éventuels dommages futurs imputables au chantier.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601308
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et enjoignant de quitter le territoire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, en raison de l'urgence de sa situation. La décision sur le fond de la demande de suspension (sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative) n'est pas encore rendue dans cet extrait. **Textes appliqués** : Article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : DERBALI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601353
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant les vérifications d'empreintes dans la base Eurodac et les conditions d'accueil en Croatie, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601354
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure de prise d'empreintes et aux prétendues défaillances systémiques en Croatie, n'étaient pas de nature à entacher la légalité de la décision préfectorale. La juridiction a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III).
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211716
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un litige contractuel entre la société Sarmates et la communauté de communes de Moret-Seine-et-Loing (CCMSL) concernant le solde d'un marché public de travaux. Le tribunal a rejeté la demande principale de la société fondée sur l'existence d'un décompte général définitif tacite, considérant que la CCMSL avait notifié un décompte général régulier dans les délais. Il a examiné au fond les pénalités de retard et autres retenues contestées par l'entreprise, en application des stipulations contractuelles et des principes du droit des marchés publics.
Avocat : CABINET FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-1904527
Le Tribunal administratif de Melun (8ème chambre) a été saisi par la société SEPUR pour contester l'application de pénalités et l'émission de titres exécutoires par le SIETOM 77 de la région de Tournan-en-Brie, dans le cadre d'un marché de collecte des ordures ménagères. Les parties ont conclu un protocole transactionnel pour mettre fin au litige et ont conjointement demandé son homologation sur le fondement de l'article L. 213-4 du code de justice administrative. Le tribunal a homologué cette transaction, mettant ainsi un terme aux procédures, après avoir constaté que l'objet en était licite, qu'elle résultait du consentement libre des parties et que les concessions étaient équilibrées.
Avocat : CABINET LHERITIER AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404075
Sujet principal : Recours contre le refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil de demandeurs d'asile par l'OFII. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (8ème chambre). Solution retenue : Le tribunal a jugé la requête recevable et a annulé la décision de l'OFII du 26 juillet 2022, en relevant notamment que l'office était en situation de compétence liée pour refuser le rétablissement, les requérants n'ayant plus la qualité de demandeurs d'asile à cette date. Textes appliqués : Articles L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (substitution de base légale), et R. 421-1 du code de justice administrative (délai de recours).
Avocat : FEVRIER
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405414
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir réparation pour un licenciement ou un non-renouvellement de contrat illégal de la part de la commune de Vitry-sur-Seine. La juridiction a estimé que la décision de non-renouvellement du contrat à durée déterminée, notifiée le 28 février 2024, était légale et ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. La solution s'appuie sur les dispositions statutaires de la fonction publique territoriale, notamment la loi du 26 janvier 1984.
Avocat : PEREZ ZARUR