Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405635

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'accord franco-algérien de 1968 était inopérant, car la demande initiale ne se fondait pas sur les stipulations pertinentes de cet accord. Il a également estimé que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle et familiale du requérant.

Avocat : OUEDRAOGO

19 mars 2026• 5ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405910

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-de-Marne. Le juge a considéré que l'administration avait légalement utilisé son pouvoir de classement sans suite, prévu à l'article 40 du décret du 30 décembre 1993, en raison du défaut de production dans les délais des pièces complémentaires demandées. Les arguments de la requérante, notamment sur la force majeure et la non-nécessité de la pièce, n'ont pas été retenus comme suffisants pour remettre en cause la régularité de la décision administrative.

Avocat : ACTIS AVOCATS

19 mars 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406538

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à son allocation pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII était en situation de compétence liée pour cesser le versement, car le droit de Mme B... de se maintenir sur le territoire français avait pris fin suite à une décision d'irrecevabilité de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). La solution est fondée sur les articles L. 551-13, L. 542-1, L. 542-2 et L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : THISSE

19 mars 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406666

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi de deux requêtes distinctes de M. C... concernant le refus d'un contrat jeune majeur et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation du refus de contrat jeune majeur, estimant que l'intéressé avait atteint l'âge de 21 ans au plus tard le 4 mars 2025, en se fondant sur une décision de la cour d'appel de Paris du 4 mars 2022 ayant prononcé la mainlevée de son placement. Concernant la demande de titre de séjour, la juridiction a jugé la requête irrecevable pour défaut de notification régulière de la décision préfectorale contestée.

Avocat : BERTAUX

19 mars 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409146

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte d'identité et de son passeport. Le juge a estimé que l'administration, en application des décrets n°55-1397 et n°2005-1726, disposait d'un doute suffisant sur l'identité du requérant pour justifier son refus, ce doute étant fondé sur une enquête antérieure ayant conclu à une usurpation d'identité. Le tribunal a également écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision attaquée.

Avocat : SELARL LEVY AVOCAT

19 mars 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410133

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... épouse C... visant à annuler la décision du préfet du Val-de-Marne classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que l'administration avait régulièrement notifié la mise en demeure de produire des pièces complémentaires via la plateforme dématérialisée, conformément aux articles 35 et 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et à l'arrêté du 3 février 2023. Le classement sans suite pour défaut de réponse dans le délai imparti est donc légal, l'absence de consultation de l'espace personnel ne constituant pas une circonstance imprévisible et indépendante de la volonté du demandeur.

Avocat : ACTIS AVOCATS

19 mars 2026• 8ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413982

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné un recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le tribunal a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne, estimant que l'administration n'avait pas démontré que le requérant n'avait pas répondu à la mise en demeure dans les délais. La solution s'appuie sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et les principes généraux du contrôle juridictionnel.

Avocat : GAFSIA

19 mars 2026• 8ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414904

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... F... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-de-Marne était compétent pour signer l'arrêté et que les griefs soulevés (défaut de motivation, méconnaissance des droits, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : ACTIS AVOCATS

19 mars 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415280

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne classant sans suite la demande de naturalisation de la requérante. Le tribunal a jugé que le classement était irrégulier car la mise en demeure de produire des pièces complémentaires, prévue à l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne fixait aucun délai pour y répondre, condition pourtant nécessaire à un tel classement. La décision est donc annulée pour inexacte application de la réglementation, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres conclusions.

Avocat : ACTIS AVOCATS

19 mars 2026• 8ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2416072

Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. B... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le préfet du Val-de-Marne a légalement pris cette décision, car le requérant n'a pas présenté, lors de son entretien d'assimilation, l'apostille originale de son acte de naissance qui avait été jointe à sa demande initiale, malgré une convocation l'y enjoignant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 41 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui autorise un tel classement en cas de défaut de production des originaux des pièces nécessaires.

Avocat : ACTIS AVOCATS

19 mars 2026• 8ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2500756

Sujet principal : Recours contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) d'une ressortissante ivoirienne. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (5ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et ne prononce pas l'annulation de l'arrêté préfectoral du 7 juin 2024. Les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale) sont écartés. Textes appliqués : Articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), dont l'application est examinée au regard des circonstances de l'espèce.

Avocat : BOULA

19 mars 2026• 5ème chambre
TA77Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503108

Le Tribunal Administratif de Melun statue sur la liquidation d'astreintes prononcées pour assurer l'exécution d'un jugement antérieur relatif à la situation de séjour d'un ressortissant étranger. Il prononce un non-lieu à liquider concernant la première astreinte, la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour étant intervenue dans les délais. En revanche, il liquide la seconde astreinte pour exécution tardive du réexamen prescrit, mais en modère le montant à 75 euros par jour, pour un total de 6 750 euros, en tenant compte des diligences de l'administration et du caractère favorable de la décision finale. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative.

Avocat : WALTHER

19 mars 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517862

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne classant sans suite la demande de naturalisation de la requérante. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en appliquant rétroactivement des décrets de 2020 et 2024 sur la légalisation des actes à une légalisation effectuée en 2019, ce qui constitue une méconnaissance du champ d'application temporel de la loi. La décision de classement sans suite est donc entachée d'illégalité.

Avocat : SALKAZANOV

19 mars 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602714

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus de renouvellement de carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, ayant déposé sa demande hors délai, ne pouvait bénéficier de la présomption d'urgence attachée à un refus de renouvellement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ACTIS AVOCATS

19 mars 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603443

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par un usager victime d'une chute sur la voie publique. Le juge a estimé que le demandeur ne rapportait pas la preuve suffisante d'un fait générateur probable engageant la responsabilité de la commune, rendant ainsi l'expertise inutile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, la demande de provision sur frais au titre de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.

Avocat : LAPLANTE

19 mars 2026
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303093

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'indemnisation de requérants pour préjudice lié à une contamination au Covid-19. Le tribunal a jugé que l'État n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité dans la gestion de la crise sanitaire, notamment concernant l'anticipation de l'épidémie, la communication ou la gestion des pénuries. La décision s'appuie sur les principes constitutionnels relatifs à la protection de la santé et les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : SELARL CELINE ASTOLFE

19 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302284

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d'une professeure des écoles visant à annuler le refus de lui accorder le maintien de la limite d'âge d'instituteur, qui aurait permis une retraite sans décote. La juridiction estime que l'obligation d'information invoquée (article L. 161-17 du code de la sécurité sociale) incombe aux organismes de retraite et non à l'employeur administratif, et que son éventuelle méconnaissance n'affecte pas la légalité des décisions contestées. Le rejet est fondé sur l'application des articles L. 556-1 et L. 556-6 du code général de la fonction publique concernant les limites d'âge.

19 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508373

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 juin 2025 rejetant sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision contestée était suffisamment motivée, au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle procédait d'un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Le tribunal a également considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la présence de M. A... constituait une menace pour l'ordre public.

Avocat : LEBOUL

19 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510200

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral de l'Essonne lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté, qui fondait la mesure sur l'absence de titre de séjour et d'entrée régulière, était suffisante et ne révélait pas de défaut d'examen individuel de sa situation. Elle a également jugé que le droit au maintien sur le territoire prévu à l'article L. 541-1 du CESEDA n'était plus applicable après le rejet définitif de sa demande d'asile.

Avocat : DOGAN

19 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512028

Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision de clôture du 29 septembre 2025 refusant le renouvellement de la carte de séjour de la requérante avec changement de statut de "jeune au pair" vers "étudiant". La juridiction a retenu un vice d'incompétence, la décision notifiée par téléservice ne permettant pas d'identifier son auteur, contrairement aux exigences des articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également jugé que le refus fondé sur l'absence d'un visa étudiant initial était une erreur de droit, au regard des articles L. 433-6 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'exigent pas une telle condition pour un changement de statut.

Avocat : FOTSO POUOKAM

19 mars 2026• 6ème chambre