Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512576
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral du 16 septembre 2025 refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français à un ressortissant marocain. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'ancienneté, de la stabilité et de la continuité de l'insertion professionnelle du requérant, ainsi que de sa présence régulière en France depuis plus de six ans. Le juge a appliqué les principes issus de l'accord franco-marocain de 1987 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers, rappelant que le pouvoir de régularisation du préfet doit s'exercer après un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé.
Avocat : SELARL MONCONDUIT
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303059
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune de Clam visant à annuler un arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Le juge a estimé que l'arrêté avait été signé par des autorités compétentes en vertu de délégations de signature, et que les moyens invoqués, notamment concernant la circulaire du 10 mai 2019, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code des assurances et du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature.
Avocat : SELAS D'AVOCATS ARCO-LEGAL
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400283
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Promoterre visant à annuler l'arrêté municipal refusant un permis d'aménager pour un lotissement. Le juge a estimé que le refus, fondé sur la méconnaissance des articles AU2 et AU3 du règlement du PLU de Semussac (notamment sur les règles de continuité des voiries et de leur largeur), était légal. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Avocat : LGP AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400650
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... au titre de la solidarité nationale pour l'amputation de sa main droite survenue lors d'une hospitalisation. La juridiction a jugé que les conséquences de l'acte médical (la pose d'un cathéter) n'étaient pas anormales au regard de l'état de santé critique du patient, qui présentait un tableau de choc septique sévère. La décision s'appuie sur les conditions posées par les articles L. 1142-1 et D. 1142-1 du code de la santé publique pour l'engagement de la solidarité nationale.
Avocat : SELAS JULIEN PLOUTON
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2402725
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral prolongeant une interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que la décision, fondée sur le maintien irrégulier de l'étranger et une menace à l'ordre public, était régulière en droit et suffisamment motivée. La solution s'appuie sur les articles L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403275
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour "talent-chercheur" et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était régulier, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que le préfet avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PELEKA
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300807
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Veolia Eau visant à annuler un titre de recettes de 269 784,61 euros émis par la communauté d’agglomération Grand Cognac au titre de pénalités contractuelles pour non-respect des volumes de pertes en eau. La juridiction a jugé que le titre de recettes était régulier en dépit de l'absence de signature manuscrite, considérant que la signature électronique répondait aux exigences légales, et a estimé que la société n'établissait pas le lien entre les manquements constatés et la crise sanitaire de la Covid-19 pour bénéficier d'une exonération. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SEATTLE AVOCAT
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301640
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de reconnaissance de sa maladie anxiodépressive comme imputable au service. Le tribunal a jugé que la décision de la communauté d'agglomération n'était entachée ni d'incompétence, ni d'insuffisance de motivation, ni d'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 relatives aux conditions d'imputabilité au service d'une invalidité temporaire.
Avocat : MENARD
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301910
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice moral lié à son placement en cellule disciplinaire, annulé pour vice de procédure. Le juge de plein contentieux a estimé que les irrégularités (composition irrégulière de la commission et défaut de communication d'une pièce) n'étaient pas de nature à engager la responsabilité de l'État, car les faits reprochés (violences sur un surveillant) étaient matériellement établis et auraient justifié la même sanction dans une procédure régulière. La décision s'appuie sur les articles R. 57-7-1 et R. 57-7-47 du code de procédure pénale, ainsi que sur la jurisprudence relative à la responsabilité pour faute procédurale.
Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302359
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'une enseignante-chercheuse demandant l'annulation du refus de l'université de Poitiers de reconnaître l'imputabilité au service de son accident de travail survenu le 20 octobre 2022. Le tribunal a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée et que les autres moyens soulevés (vice de procédure, erreur de droit) n'étaient pas fondés. La juridiction a appliqué les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à l'obligation de motivation des décisions individuelles défavorables.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403361
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral de novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté n'était pas entaché d'incompétence, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature, et a rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire pour défaut d'urgence. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : CABINET LARE YENDOUDANANIN
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403436
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté du 7 novembre 2024, estimant que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé et que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) méconnaissait l'examen de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403579
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la décision est suffisamment motivée, a été prise par une autorité compétente, et ne méconnaît pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal écarte ainsi tous les moyens soulevés par la requérante.
Avocat : ORMILLIEN
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403594
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé et que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était par conséquent illégale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403648
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour pour raison médicale et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a annulé la décision de la préfète des Deux-Sèvres, estimant que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire méconnaissaient l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), au regard de l'état de santé grave du requérant. Il a également jugé que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte des conséquences de l'éloignement sur sa vie privée et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BONNEAU
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500006
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, considérant que l'administration avait méconnu les exigences procédurales, notamment le droit d'être entendue, et n'avait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale de la requérante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BONNEAU
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500064
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 4 décembre 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la décision était suffisamment motivée, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a ainsi estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sollicitée sur le fondement de l'article L. 435-3 du CESEDA.
Avocat : CANADAS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500129
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête d'un ressortissant guinéen demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal estime que l'intéressé ne justifie pas, à la date de la décision, de liens personnels et familiaux en France suffisamment stables et anciens, ni d'une insertion sociale ou professionnelle effective. Il conclut que le refus de titre de séjour ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MENARD
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500497
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2024 lui retirant son titre de séjour saisonnier et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le retrait était légal, car le requérant, en sollicitant un changement de statut pour un titre de "travailleur salarié", avait cessé de remplir la condition de résidence habituelle hors de France exigée par l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant ainsi le retrait en application de l'article L. 432-5 du même code. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte a également été écarté.
Avocat : FEYDEAU
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603901
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour "vie privée et familiale" et d'injonction de réexamen. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a très probablement rejeté la demande de suspension, considérant que la convocation en préfecture pour une prise d'empreintes (intervenue après l'introduction de la requête) démontrait que l'administration instruisait la demande. Cette instruction en cours privait la requête de son objet et ne justifiait plus une mesure d'urgence, rendant la condition de l'article L. 521-1 du code de justice administrative non satisfaite. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension), et référence aux articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, l'article 8 de la CEDH et l'article 3-1 de la CIDE invoqués par la requérante.
Avocat : CLORIS