Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404733
Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur deux recours en excès de pouvoir visant un avertissement puis une exclusion d'une étudiante en formation paramédicale. Le tribunal a annulé l'avertissement du 22 février 2024 pour violation des droits de la défense, constatant que l'étudiante n'avait pas reçu communication préalable de son dossier, comme l'exige l'article 66 de l'arrêté du 21 avril 2007. Concernant l'exclusion de cinq ans prononcée le 11 avril 2024, le tribunal l'a également annulée, estimant que la sanction était disproportionnée au regard des faits reprochés à l'étudiante.
Avocat : SELARL EKIS AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500941
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné un recours pour excès de pouvoir contre la prolongation d'une suspension conservatoire d'une assistante sociale scolaire. La juridiction a annulé la décision de la rectrice de l'académie de Normandie du 3 septembre 2024, considérant que la prolongation de la suspension au-delà du délai de quatre mois n'était pas légalement justifiée en l'absence de poursuites pénales formelles contre l'agent. La solution s'appuie sur les articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique, qui encadrent strictement la durée et les conditions des suspensions conservatoires.
Avocat : BESTAUX BONVOISIN MATRAY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304144
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par plusieurs associations et un comité de pêche contre l'arrêté préfectoral autorisant un accès fluvial à Port 2000. La juridiction a jugé que les critiques relatives à l'enquête publique, à l'étude d'impact et à la séquence "éviter, réduire, compenser" n'étaient pas fondées. La décision s'appuie principalement sur le code de l'environnement et le code de justice administrative.
Avocat : LE BRIERO
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404334
**Sujet principal** : Recours en annulation de deux avertissements pédagogiques et d'une exclusion définitive d'une étudiante en soins infirmiers pour des actes incompatibles avec la sécurité des patients. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule les deux avertissements (16 février et 17 mai 2024) pour vice de procédure, car l'étudiante n'a pas reçu communication préalable de son dossier, la privant de son droit à la défense. Concernant l'exclusion définitive du 4 septembre 2024, la décision est également annulée car elle était fondée sur les deux avertissements précédemment annulés. **Textes appliqués** : L'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux (articles 16 et 18).
Avocat : LECELLIER THIERRY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2106154
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un gendarme demandant l'annulation d'une sanction disciplinaire (arrêt de dix jours). Le tribunal a estimé que la sanction, infligée pour un usage inapproprié de la force et une mise en danger lors d'une mission à Mayotte, était justifiée et proportionnée aux manquements constatés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la défense, notamment en matière de procédure disciplinaire et de déontologie militaire.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405760
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales pour recouvrer une aide personnalisée au logement (APL) indûment versée. Le juge a retenu que le recours contentieux était irrecevable, car le requérant n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de l'organisme payeur, comme l'exigent les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, le tribunal n'a pas eu à examiner le fond des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la prescription de la créance.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604478
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de communiquer une date de rendez-vous à un ressortissant algérien pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et que l'administration avait manqué à son obligation de traiter la demande dans un délai raisonnable. Il a également condamné l'État à verser une somme de 300 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : WALTHER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605874
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension du contrat de recrutement d'un graphiste par le Département de la Seine-Saint-Denis. Le juge a relevé que le contrat initial contesté par le préfet avait été retiré et remplacé par de nouveaux actes, rendant la requête sans objet. La procédure a donc été close sans examen des moyens soulevés sur le fond du droit de la fonction publique.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606433
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant italien. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de ses liens familiaux en France avec ses trois enfants français. La décision a été annulée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : CHEVALIER-KASPRZAK
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601066
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a assorti l'injonction faite à l'administration de délivrer un document provisoire de séjour et de réexaminer une demande de titre de séjour d'une astreinte de 200 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, permettant de modifier une mesure en présence d'un élément nouveau, en l'occurrence le défaut d'exécution.
Avocat : LUJIEN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601521
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction ordonnant au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer une requérante pour le dépôt de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation provisoire de travail. Considérant que le défaut d'exécution de la première ordonnance constituait un élément nouveau, le juge a modifié celle-ci en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour assortir l'injonction d'une astreinte de 300 euros par jour de retard. Il a également condamné l'État à verser 1 500 euros à la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : PIGOT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601949
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par l'administration. Le juge a assorti l'injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un document provisoire de séjour d'une astreinte de 150 euros par jour de retard, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à verser 1 800 euros à la requérante au titre des frais exposés dans le litige.
Avocat : CLORIS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602890
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant algérien visant à annuler un arrêté préfectoral de rejet de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire et interdiction de retour, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées, notamment au regard des critères de l'article L. 612-10 du CESEDA pour l'interdiction de retour, et que l'assignation à résidence était légalement fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du même code. Elle a également considéré que le préfet avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle du requérant.
Avocat : GRANDSIRE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602496
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la requête d'un agent demandant la suspension de plusieurs arrêtés le plaçant en congé de maladie ordinaire. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, jugés particulièrement confus, n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603603
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le recours, enregistré le 18 février 2016, était irrecevable pour avoir été introduit après l'expiration du délai de 48 heures prévu par l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, il n'a pas examiné le fond des moyens soulevés contre la décision préfectorale.
Avocat : NAMIGOHAR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603613
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers le Danemark au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire, la notification dans une langue comprise par l'intéressé et la motivation de la décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 572-1) et du règlement (UE) n°604/2013.
Avocat : VEILLAT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604062
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet du Val-d'Oise pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction concernant un titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait délivré l'attestation après l'introduction de la requête, rendant la demande sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer, en application des articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604068
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail à un ressortissant tunisien. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par l'expiration du titre de séjour et la suspension du contrat de travail, créant une situation de précarité. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estimant la mesure utile et ne faisant pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604112
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet du Val-d'Oise à délivrer une attestation de prolongation d'instruction de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la convocation de la requérante pour une prise d'empreintes, annoncée par l'administration, avait fait disparaître l'urgence et privé la demande de son objet. En conséquence, il s'est abstenu de statuer sur l'injonction mais a mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HARIR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604126
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par un étudiant étranger demandant l'injonction au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence de la situation, caractérisée par l'expiration de son attestation et la menace pour son emploi et ses études. Sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer cette attestation dans un délai de quinze jours.